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jeudi 13 septembre 2018

Note sur la sortie de : Le Modernisme réactionnaire de Jeffrey HERF

Note sur la sortie de:
Le Modernisme réactionnaire de Jeffrey HERF






Un ouvrage fondamental pour comprendre le nazisme, mais pas que. Ce que ne souligne guère la présentation de l'ouvrage car il s'agit également d'un outil d'analyse pour appréhender ce que peut-être le post-fascisme, ses nouvelles formes.

Que les éditions L'Echapée soient à l'origine de la traduction/édition de cet ouvrage publié en 1984 peut sembler bien paradoxal. Mais l'activité d’édition n'est pas qu'une affaire de conviction "idéologique".

On lit donc en quatrième de couverture "la modernité n’est pas un phénomène monolithique, qu’il faudrait accepter ou rejeter en bloc" voila un bien étrange propos des aficionados de Jean-Claude Michéa ("l'anarchiste Tory") ou des anciens éditeurs de Pièces et Main d'Oeuvre (PMO) et de toute une littérature anti-tech (pour ne pas dire technophobe) ou décroissantiste.

On trouvera également dans cet ouvrage de quoi remettre à sa place la critique faite en son temps par certains théoriciens de École de Francfort (Adorno et Horkheimer) de l'Aufklärung et du fascisme. 


Il s'agit donc de combattre activement la destruction de la raison qui a nourrie une certaine ontologie pessimiste qui sous nos contrées va du Guy Debord tendance finissante et élitiste à L'Encyclopédie des nuisances, jusqu'au courants radicaux-écolos se revendiquant de la mystique agriculture biodynamique (Voir Rudolf Steiner).

Rappelons également que le sous-titre de l'ouvrage en anglais est Technology, Culture and Politics in Weimar and the Third Reich, les éditions L'Echapée auront préféré Haine de la raison et culte de la technologie aux sources du nazisme...On reste un peu interloqué.



Présentation des éditeurs

"Le nazisme est trop souvent présenté comme un mouvement profondément antimoderne, obsédé par un passé mythique et exaltant la communauté du sang et de la tradition culturelle. Dans ce livre, qui a fait date par son approche radicalement nouvelle, Jeffrey Herf montre au contraire qu’il a voué un culte délirant à la technologie la plus avancée.

Pour ce faire, le grand historien américain s’est livré à une enquête approfondie sur les origines idéologiques du IIIe Reich, mettant en lumière une nébuleuse originale d’intellectuels, dont plusieurs ont marqué l’histoire des idées, comme Oswald Spengler, Ernst Jünger, Werner Sombart ou Carl Schmitt. Le point commun de ces « modernistes réactionnaires » est d’avoir fusionné certaines dimensions de la société industrielle – son mode de production et sa technologie, la rationalité instrumentale –, avec la culture du nationalisme allemand, caractérisée par sa haine de la raison et de la démocratie.

Les conclusions qui se dégagent de cette passionnante enquête, qui a renouvelé l’interprétation du phénomène nazi, et jusqu’ici étonnamment restée inédite en français, sont les suivantes : d’une part, la modernité n’est pas un phénomène monolithique, qu’il faudrait accepter ou rejeter en bloc ; d’autre part, l’adhésion à la modernité technique n’est pas en soi un gage d’émancipation
."

Éditions l'Echapée - 320p. - Traduit de l'anglais par Frédéric Joly

On pourra également écouter de manière complémentaire