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dimanche 30 octobre 2016

Déchiquetage de l'idéologie PIRiste à partir d'une critique du livre d'Houria Bouteldja

Déchiquetage de l'idéologie PIRiste  
à partir d'une critique acérée du livre 
"Les Blancs, les Juifs et nous" - d'Houria Bouteldja

Extrait des Émissions : 
A écouter et méditer avant de relayer et soutenir le PIR et ses affidés....

 
https://vosstanie.blogspot.fr/2016/07/emissions-pour-une-critique-de.html



Solidarité avec Mille Bâbords (Marseille) suite à une descente racialiste.

La « race » à coup de poing américain



NOTE VOSSTANIE


Nous avons toujours combattu les conceptions "ethniques" de la question sociale ceci de la Nouvelle Droite à la gauche républicaine (ou le voile et le drapeau tricole font bon ménage...)
Que celle-ci se nomme maintenant "race sociale" ou  s'invite de nouveau en légitimant la  "race" (voir le propos "notre race existe") ou le concept de "race" comme grille d'analyse et comme conception de la lutte "totale" contre ce monde n'est pas simplement insupportable c'est inacceptable. Comme cette pseudo neutralité qui renvoie dos à dos les "débats". Nous ne palabrerons pas avec les néo-racistes d'Alain de Benoist à Houria Bouteldja.

S'il y a bien "racisation" (comme ethnicisation) de la question sociale, les promoteurs de celle-ci le font avec des catégories (positives) et des pratiques les plus réactionnaires. Dont acte. Nous serons présents pour défendre nos camarades et compagnons. Contre toutes les "races", les "séparatismes" et les "entrepreneurs" souteneurs en éthno-différencialismes....nouvelle manière, et aux vielles méthodes et vieux concepts putrides du stalinisme.

 VOIR AUSSI

dimanche 18 septembre 2016

Emissions : Pour une critique de l'idéologie IDENTITAIRE

Pour une critique de l'idéologie  
IDENTITAIRE 
Contre l'assignation, pour le dépassement et la totalité.


Émissions de la WEB RADIO VOSSTANIE

Proposition préliminaire:
Et si on dégageait les bourges, les profs de fac, les petits-bourgeois en premier ?


Émission du

* 18 Juin 2016  *

Le GARAP & VOSSTANIE Durée 7h10

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THÈMES DE L’ÉMISSION

Introduction (pour une approche de la question à travers la dialectique de la totalité) - Esquisse d'une définition de l'identité à l'aune de l'aliénation capitaliste - De l'identité à l'identitaire - phénomène identitaire et totalitarisme marchand - Identitarisme, dynamique de recomposition marchande à partir des insatisfactions/contradictions sécrétées par la séparation achevée - Le phénomène identitaire dans la crise capitaliste contemporaine (confrontation directe entre valorisation capitaliste et reproduction sociale ; politiques identitaires et culturalisation des questions politiques et sociales ; poids de la défaite du dernier assaut prolétarien ; fonction de la contre-révolution bureaucratique dans la résurgence identitaire ; réformisme et identité ; l'aménagement de la régression sociale) - Présentation de certaines idées-forces développées dans la "Lettre à Nour" - Sur le retour des questions nationale, ethnique, religieuse, à la lueur des vieux démons de l'anti-impérialisme - Quelques précisions sur la religion comme idéologie matérialisée/dynamique capitaliste de régression sociale - Nation opprimée, religion opprimée, de l'extrême droite à l'extrême-gauche - L'alliance trotskysme/islamisme, théorisée par Chris Harman - Le post-modernisme au service de l'idéologie identitaire - L'incompatibilité du combat communiste révolutionnaire avec toute appartenance identitaire : pour la promotion de tous les dépassements - Quelques exemples de collusion idéologique ouvrant sur des alliances politiques entre extrême-droite et extrême-gauche, en Europe et en France - La fabrication d'un identitarisme autour de la question palestinienne - Quelques pistes d'explication du phénomène djihadiste - Introduction et lecture du texte "Marche au pas !" - Présentation du Parti des Indigènes de la République - Déchiquetage de l'idéologie PIRiste à partir d'une critique acérée du livre "Les Blancs, les Juifs et nous" d'Houria Bouteldja - Le discours identitaire en général et la logomachie du PIR en particulier passés au crible des outils critiques façonnés par Wilhelm Reich - Frantz Fanon, pauvre fétiche identitaire - "Responsabilité collective", colonialisme et colonisation marchande - Le pli identitaire de l'économie transnationalisée : éléments de géopolitique - Trois cas d'école : Guy-Antoine Castex,Tareq Oubrou, Marwan Muhammad - L'Organisation de la Coopération Islamique dans le commerce international - La finance islamique dans la circulation capitaliste mondiale et plus particulièrement au sein des économies avancées - La marchandise identitaire transnationale - L'islamisme business de la Confrérie des frères musulmans : entre racolage contestataire et mode de gouvernance réactionnaire/ultralibérale - La déclinaison de la doctrine sociale de l'Eglise par les institutions européennes ou comment faciliter la prédation patronale - Politiques publiques identitaires : plusieurs exemples à l'échelle de la gouvernance territoriale - Quelle place occupée par le nationalisme dans la forme marchande identitaire ? - Quid de l'identité ethnique ? - Pourquoi le fascisme ne reviendra pas - Conclusion.


*

Émission du

-
* 25 Juin 2016 * 
Une discussion après des débats.
 Durée 4h03

THEMES DE LA DISCUSSION (PROCHAINEMENT)

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*

Diffusion du  
  
* 2 Juillet 2016 *

Deux débats enregistrés à


LA BIBLIOTHEQUE ANARCHISTE 
LA DISCORDIA




Ni racisme, ni racialisme, ni races:
Sur la récupération du racisme par la gauche (et vice-versa).
 Débat du 25/11/2015 - 3h42 min
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  Islamophobie
 Du racket conceptuel au racket politique.
Débat 26/01/2016 - 2h46 min

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Titres évoqués pendant les débats.

Arabs Without God Atheism and freedom of belief in the Middle East
Hérétiques / Jocelyne Laâbi 
 L'Épître du pardon / Abul ʿAla Al-Maʿarri




Autour des textes

L’extrême-gauche-de-la-saloperie

MARCHE AU PAS ! (Collectif Identité j't'emmerde)
 

Nique la « race » !
Ou comment éclatent les frontières entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche du pouvoir

Lettre ouverte à ceux qui pensent que participer à la Marche-de-la-dignité-contre-le-racisme-avec-le-soutien-d’Angela-Davis n’est pas un problème 


  Tiens, ça glisse…par les Hiboux nyctalopes et le GLOCK
 

Lettre à Nour
Considérations sur le sous-fascisme et son époque


Sur l’idéologie anti-islamophobe

 Pour couper court aux bruits de couloirs (Réaction à la manière dont a failli ne pas se dérouler le débat du 14 juin au Rémouleur)


Remerciements: au GARAP, à la Discordia, aux groupes et individus présents aux débats, présents pour les sons enregistrés, aux anonymes qui ont relayé les émissions et les annonces d'émissions.

dimanche 1 novembre 2015

MARCHE AU PAS ! (Collectif Identité j't'emmerde)

MARCHE AU PAS !

A priori, condamner une « marche de la dignité et contre le racisme », c’est être du côté des indignes et des racistes. C’est un peu comme approuver la faim dans le monde, l’injustice, la guerre, les crimes policiers… Cette manifestation n’est pourtant qu’une grosse arnaque qu’il faut dénoncer. Afin de s’en rendre compte, il est d’abord indispensable de refuser de céder à l’émotion ou au chantage de faire le jeu du racisme d’Etat. Il s’agit ensuite de se pencher sur les registres idéologiques, les pratiques et les visées politiques des organisations et personnalités signataires de l’événement (idiots utiles mis à part). Le constat est alors sans appel : ceux qui nous haranguent ici sont des charognards identitaires, des coteries politicardes, des businessmen, des valets arrogants de la domination de classe. Dans les traces des liquidateurs de la lutte du prolétariat, ces avides candidats à l’encadrement du troupeau nous appellent à marcher au pas d’un capitalisme revigoré grâce à l’instauration d’un multiculturalisme auxiliaire du déchainement marchand. Voyons ça de plus près…


Une marche dans les pas des saboteurs de la lutte des classes

Les prolétaires les plus pauvres d’origine immigrée subissent des discriminations de toutes sortes, à l’embauche, au logement, de même qu’un surplus de violence policière débouchant régulièrement sur l’assassinat. Beaucoup habitent dans des zones urbaines de relégation que l’Etat désigne sous l’insipide formule de « quartiers ». Une oppression spécifique à l’encontre d’une combinaison entre origine géographique et classe sociale est ainsi bel et bien à l’œuvre, il serait stupide ou franchement réactionnaire de le nier. Les partisans de la « marche » considèrent que ce particularisme n’est qu’une forme de continuation du système colonial, qu’il faut supprimer par un combat « décolonial ». 

1) Leur diagnostic est pourtant faux : Durant les 50 ans qui nous séparent des derniers accès à l’indépendance des anciennes colonies, les capitalistes ont opéré un écrasement des salaires (directs et indirects) à l’échelle mondiale. Les travailleurs ex-colonisés ont représenté une main d’œuvre peu formée et bon marché. Leur émigration en France a donc eu lieu dans le cadre général d’un rapport salarial défavorable au prolétariat, ce qui a permis au patronat de maintenir la situation de ces exploités, de leurs familles, dans le cœur du processus de dégradation généralisée des conditions de vie. Substituer à cette analyse celle du « racisme d’Etat », c’est occulter la responsabilité des capitalistes en déplaçant le problème sur le terrain inoffensif de la morale. 2) Leur remède est empoisonné : plaquer le colonialisme sur la situation actuelle des prolétaires des quartiers conduit les « décolonialistes » à ériger les mouvements de libération nationale en modèles. Ils se gardent bien d’expliquer pourquoi ces forces politiques, dès leur victoire, ont toutes instauré des dictatures, et qui plus est très complaisantes avec l’ancien colon. Plusieurs de ces régimes se sont instaurés sur les charniers des prolétaires révolutionnaires qui s’activaient à transformer la lutte anticoloniale en révolution sociale, notamment au Vietnam ou en Algérie. Ce mensonge qu’avancent le PIR et autres autodésignés « indigènes » permet d’épargner la bourgeoisie en vantant une alliance avec elle, par l’intermédiaire de ses représentants « non blancs ». C’est aussi un point de connivence avec les survivances des bureaucraties staliniennes que sont le PCF et autre NPA. Ce n’est pas le seul.

Une marche au pas identitaire.

Les organisateurs de cette manifestation ne s’arrêtent pas à des analyses erronées et de fausses solutions. Ils participent activement à répandre la lèpre identitaire parmi les prolétaires, ce qui arrange la bourgeoisie dont l’une des stratégies permanente consiste à diviser les exploités pour mieux les soumettre. Bouteldja se satisfait publiquement que plus personne ne parlerait de classe sociale dans les « quartiers ». Une telle affirmation en dit long sur la caution que cette hipster homophobe, racialiste et intégriste religieuse porte à l’ordre en place. C’est aussi là le but non déclaré de la nébuleuse identitaire dont elle fait partie : chasser la conscience de classe pour mieux fabriquer une identité religieuse, raciale, culturelle, sur laquelle les filiales françaises de l’organisation d’extrême-droite la Confrérie des Frères musulmans (CMF, UOIF, et dont l’une des stars est Tariq Ramadan) ainsi que toute une petite bourgeoisie électoraliste et pro Union européenne comptent capitaliser. L’identité est dès lors une véritable geôle que vise à régenter de nouveaux interlocuteurs de l’Etat. Ce système fonctionne déjà aux USA ; d’où la présence à cette manifestation de différents universitaires américains, émissaires d’un modèle multiculturaliste. Le schéma de récupération des luttes qui se dessine est alors le suivant : faire des oppressions spécifiques des foyers d’affirmation communautaristes, dont la gestion est économiquement rentable (l’essor du marché de l’identité religieuse et culturelle en est la traduction) et pourvoyeuse de pacification sociale (des habitants qu’on invite à se percevoir avant tout en tant que membre d’une communauté d’identité, en quête d’intégration à la bonne marche capitaliste). Tout cela est curieusement conforme aux préconisations de la Commission européenne en matière de rapport des institutions avec les religions mais aussi de « gouvernance » à partir des principes de subsidiarité et de « démocratie participative ». Peu importe qu’au passage des discours et des organisations d’extrême-droite soient de la partie.


Une marche au pas capitaliste.

En 2012, EELV, le PCF ainsi que le NPA ont tous appelé à voter pour François Hollande alors que n’importe qui pouvait facilement savoir qu’il appliquerait à l’identique le programme d’un Sarkozy vainqueur, c'est-à-dire une politique de guerre impitoyable contre les prolétaires. Ce sont ces partis politiques ou certains de leurs membres de gauche, ainsi que des directions syndicales leur étant affiliées, telles que SUD, qui appellent à défiler le 31 octobre avec les racialistes du PIR et les intégristes religieux (dont certains sont habillés en rappeurs). Hormis le soutien électoral qu’ils ont apporté au PS au second tour des élections présidentielles, ces formations politiques appliquent sans vergogne l’austérité (autre mot pour la régression sociale) dans les collectivités territoriales qu’elles gèrent, tout en feignant de la pourfendre. Avec un zèle à faire pâlir la droite et l’extrême-droite, elles mettent également en œuvre les grands projets de rénovation urbaine et institutionnelle, comme la métropole du Grand Paris, dont commencent déjà à pâtir les populations pauvres et les agents publics. Comme par hasard, beaucoup de leaders de collectifs (comme les « collectifs citoyens ») présents à la manifestation ont joué de leur appartenance au quartier, pour tenter de contrer le fort abstentionnisme qui y prévaut et faire voter au final les habitants en faveur des partis qui aujourd’hui les dépouillent.


Cette « marche » n’est qu’une écœurante démonstration de mise au pas du prolétariat. Ce sera sans nous.


Collectif Identité j't'emmerde