...VOSSTANIE...

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jeudi 20 avril 2017

Point de vue image de classe (17) - Le vote donc je fuis….je bois donc je nuis.

Point de vue image de classe (17)

Le vote donc je fuis….
je bois donc je nuis.




On ne peut pas douter un seul instant que toutes les vitrines ou s’étalent les marchandises, devront un jour être définitivement brisées. Il en va de même de toutes les vitrines politiques et du racket “citoyen”.

Mais pourquoi est-ce que je trouve la “propagande” anti-électorale aussi épuisante ces derniers temps ? Peut-être parce qu’elle s’invite trop régulièrement comme ses marronniers journalistiques ou ces slogans usés que l’on ressort à dates fixes.

Il est probable que ce qui me fatigue le plus touche à cette injonction à la “révolte” quasi obligatoire. Comme ce slogan vague et presque “libéral” du “prendre ses affaires en main”. Vous reprendrez bien un peu d'insurrection obligatoire ? ou un peu de "contrôle" de "Ta" vie.

Qu’est-ce que cette “propagande” peut bien avoir à dire à l’électeur qui pense qu’être “révolutionnaire” c’est le smic à 1700 euros net ?

A moins que celle-ci ne s’adresse déjà à des convaincus ?

Quant à ceux qui ne le sont pas, ou qui n’imaginent pas même une seconde être concernés par tant d'efforts déployés par les petits bras militants, n'y a t-il pas quelque chose de désespérant ?

Peut-être que le comble est atteint dans cette fameuse antienne du "2ème tour social" qui est devenu ces dernières semaines, et comme par magie électorale (ou opération du Saint Volontarisme) le premier !  Est-il censé légitimer la suite des événements ou les clones et les clowns rivalisent dans le ridicule et le monstrueux ?

Entre des injonctions typique du coaching en "révolution", les appels au changement pour ....bien plus tard, mais qu'on gueule fort ou encore les jérémiades misérabilo-trotskistes mon non-choix est fait:

Je prépare ma bouteille, et ma destination vers des terrains, disons, moins vaseux.

Boire pour oublier ? 

Il s'agit simplement de rejoindre les ami(e)s ! 

On adore regarder les tronches se déconfire et la samba des votes "sans illusions". Il est toujours bon de savoir qui sont les idiots utiles du moment ou de sonder qui bosse pour qui en dernière instance.

L'hydre capitaliste à des têtes improbables.

En couper une ne servirait à rien, et comme nous n'avons pas beaucoup d'imagination il nous restera nos bouteilles....

(on sait jamais) 

et un peu de ce chiffon noir
qu'on aime pas trop agiter
qu'on ira prendre à ceux 
qui adorent le faire flotter
pour nous inviter sans surprise 
A brader !
le peu de ce qu'il nous reste
dans cette triste supérette
qu'on irait bien 
cramer !



mercredi 19 avril 2017

Mudar de Vida, José Mário Branco, Vida e Obra (Disponible en DVD)


Mudar de Vida
José Mário Branco, Vida e Obra


 
Desde o Estado Novo aos dias de hoje a voz de José Mário Branco e sua obra resistem. Amado por uns e temido por outros, as suas canções escritas há mais de 40 anos não perderam a actualidade. Ouça-se o protesto levado ao extremos no tema F.M.I., escrito em 79, canção maldita para os portugueses (proibida de ser emitida nas rádios por ordem expressa do autor). Seguindo os passos de Zeca Afonso, faz deste movimento de protesto um dos marcos mais importantes na arte e cultural do século XX, quer pela sua acção quer pelo seu efeito. Um documentário sobre o cantautor portuense que desde os anos 60 tem contribuído para a reinvenção da música portuguesa.

 
Réalisateurs Pedro Fidalgo et Nelson Guerreiro

avec José Mário Branco
Sérgio Godinho
Camané

Durée 116 Minutes. 

DVD - Sous-titrés : Portugais, Anglais, Français, Espagnol 

Année 2014

 Editeur Alambique

jeudi 6 avril 2017

"Distancier" Brecht ! (A propos de L'exception et la règle de Bertolt Brecht par la Compagnie Jolie Môme.)

"Distancier" Brecht ! 

A propos de L'exception et la règle de Bertolt Brecht par la Compagnie Jolie Môme.


On apprécie la compagnie Jolie Môme. On aime forcément se pointer dans cet espace un peu rouge un peu noir, même si on a toujours du mal en affreux sectaires que nous sommes à y voir la presse des staliniens manqués trôner sur le présentoir de l'entrée. Les "temps sont difficiles" chantait Léo "Rien n'a changé, on tourne en rond"...

On s'est donc rendu à la Belle Étoile à Saint de Denis pour y voir l'Exception et la règle (Die Ausnahme und die Regel) de Bertolt Brecht écrite en 1929/1930. Une pièce dite "didactique" qui s’inscrit parfaitement dans la démarche de la troupe, c’est dire d’un théâtre d’agit-prop.

Brecht intrigue. Peut-être parce que nous n'avons pas été au cœur d'un monde où celui-ci était présent, pesant jusqu'à l’écœurement, et ou les canons brechtiens devaient être respectés religieusement sous la houlette de Hélène Weigel.

Brecht l’exilé, ami de Karl Korsch et de bien d'autres nous est fort sympathique sur certains points, mais bien désespérant pendant les événements du 17 juin 1953 à Berlin par exemple (1). Un Brecht trop "sale" d'être devenu un Stal.

Nous ne sommes pas étrangers à l’univers, au propos Brechtien et la curiosité nous pique chaque fois que l’on s’attaque aux textes marqués au fer “rouge” par l’histoire. S’invite alors la question qui nous traverse régulièrement - Qu’est-il possible d’entendre de ses prises de position esthético-politiques actuellement ? Ne sont-elles devenues que des recettes pour publicitaires ? ou des subterfuges mous pour des militants volontairement chiants de l’amertume ?

C’est le risque du “didactisme” autre mot finalement pour le “pédagogisme” en politique de virer à la leçon et aux exercices, et donc aux rabâchages peut-être même à l’interro par le M. Le professeur-docteur dont on se passe aisément. Il est très difficile d’éviter de tomber dans le piège du “spectateur” consommateur…

L'époque produit bien certainement ses formes de passivités, Brecht en était conscient. (1). La cie Jolie Môme est bien sûr au fait des écueils, et on imagine que l’approche ou le parti pris de la mise en scène défendue par la compagnie œuvre encore une fois à casser cette l’approche purement passive.

Nous ne dévoilerons pas la prise de risque "esthétique" plutôt bien vue ! Qui s’attelle à “distancier” la pièce de Brecht elle-même, et à briser ce qu’il y a de plus plombant dans ce didactisme. Qui selon les moments de sa propre vie ou de son histoire reste audible ou carrément assommant.

“Brechtiser” Brecht en quelque sorte jusqu’à là commedia dell'arte…!

On défendra jusqu'à l’option du jeu sur la verticalité comme dénonciation de la domination de classe …Tout autant la circularité "cirquesque" comme métaphore de ce que l'on voudra (2). Mais la compagnie grâce à la répartition des rôles pousse le propos jusqu’à la critique des rapports sociaux de sexe. Celui-ci prend toute sa dimension à la fin de la représentation.

Ceci toujours en prenant bien soin (grâce à Brecht) de s’éviter de trop personnaliser les rapports sociaux ou de trop lisser les responsabilités des "acteurs de la marchandise". Point de moraline donc ou de solutions toutes faites dans cette “farce” ?

Car on se demande finalement, si à trop “muppetifier” la démarche, la substance du propos, ne parait pas trop écrasée ? voir minimisée par toute l’attention et l'effort demandé au spectateur ? déjà mobilisé par cette “transparence” scénographique ? A trop vouloir “distancier” ne met-on pas trop de distance ?

Si le “qui parle” et par quel “biais” nous paraît réussi, il nous semble que le “de quoi parle t-on au juste” ne nous semble plus très évident.

A défaut de s’être profondément emmerdés nous aurons assisté à une belle performance. Ya du taf comme disait l’autre.

Mais qui de nos jours peut bien décrypter cette approche ? Non pas que le propos soit inaccessible mais parce que le parterre est composé de gens déjà convaincus et c’est peut-être la, que le théâtre “militant” loupe son “objet”. L’a t-il déjà rencontré reste un vaste sujet peut-être déjà tranché par la sociologie et les comportements des consommateurs de culture même radicale, qui viennent pêcher des représentations d’eux-mêmes et conforter des conceptions du monde.

Au delà du débat fond / forme dont l’équilibre reste aussi dense que précaire, il n’en reste pas moins que demeure une question qui nous semble importante. Le théâtre est-il là que pour nous réconforter ? (3) c’est fort possible ! Cela peut paraître désespérant pour certains, pas pour nous….En évitant de se faire chier (c’est évident) mais en faisant tourner quelques neurones on contresigne !


Notes

(2) De la circulation du capital à l'esclavage salarié....  
(3) Ou nous conforter. 

mercredi 5 avril 2017

« LOI TRAVAILLE ! » - Prochaine Émission de Radio Vosstanie !



« LOI  TRAVAILLE ! » : 

Chronique d’une offensive antisociale annoncée.

Prochaine très longue émission de Radio Vosstanie !

Avec le GARAP, Zones subversives 

et différentes interventions de Dieppe, Marseille, Paris.




Le 8 mai à 14h.


Plan de l'émission - liens et textes

A suivre....