Diffusion de l'Emission : Pour une critique de l'idéologie Identitaire

Diffusion de l'Emission : Pour une critique de l'idéologie Identitaire
Diffusion de l'Emission : Pour une critique de l'idéologie Identitaire

mercredi 24 août 2016

Emissions : Pour une critique de l'idéologie IDENTITAIRE

Pour une critique de l'idéologie  
IDENTITAIRE 
Contre l'assignation, pour le dépassement et la totalité.


Émissions de la WEB RADIO VOSSTANIE

Proposition préliminaire:
Et si on dégageait les bourges, les profs de fac, les petits-bourgeois en premier ?


Émission du

* 18 Juin 2016  *

Le GARAP & VOSSTANIE Durée 7h10

 TELECHARGER





THÈMES DE L’ÉMISSION

Introduction (pour une approche de la question à travers la dialectique de la totalité) - Esquisse d'une définition de l'identité à l'aune de l'aliénation capitaliste - De l'identité à l'identitaire - phénomène identitaire et totalitarisme marchand - Identitarisme, dynamique de recomposition marchande à partir des insatisfactions/contradictions sécrétées par la séparation achevée - Le phénomène identitaire dans la crise capitaliste contemporaine (confrontation directe entre valorisation capitaliste et reproduction sociale ; politiques identitaires et culturalisation des questions politiques et sociales ; poids de la défaite du dernier assaut prolétarien ; fonction de la contre-révolution bureaucratique dans la résurgence identitaire ; réformisme et identité ; l'aménagement de la régression sociale) - Présentation de certaines idées-forces développées dans la "Lettre à Nour" - Sur le retour des questions nationale, ethnique, religieuse, à la lueur des vieux démons de l'anti-impérialisme - Quelques précisions sur la religion comme idéologie matérialisée/dynamique capitaliste de régression sociale - Nation opprimée, religion opprimée, de l'extrême droite à l'extrême-gauche - L'alliance trotskysme/islamisme, théorisée par Chris Harman - Le post-modernisme au service de l'idéologie identitaire - L'incompatibilité du combat communiste révolutionnaire avec toute appartenance identitaire : pour la promotion de tous les dépassements - Quelques exemples de collusion idéologique ouvrant sur des alliances politiques entre extrême-droite et extrême-gauche, en Europe et en France - La fabrication d'un identitarisme autour de la question palestinienne - Quelques pistes d'explication du phénomène djihadiste - Introduction et lecture du texte "Marche au pas !" - Présentation du Parti des Indigènes de la République - Déchiquetage de l'idéologie PIRiste à partir d'une critique acérée du livre "Les Blancs, les Juifs et nous" d'Houria Bouteldja - Le discours identitaire en général et la logomachie du PIR en particulier passés au crible des outils critiques façonnés par Wilhelm Reich - Frantz Fanon, pauvre fétiche identitaire - "Responsabilité collective", colonialisme et colonisation marchande - Le pli identitaire de l'économie transnationalisée : éléments de géopolitique - Trois cas d'école : Guy-Antoine Castex,Tareq Oubrou, Marwan Muhammad - L'Organisation de la Coopération Islamique dans le commerce international - La finance islamique dans la circulation capitaliste mondiale et plus particulièrement au sein des économies avancées - La marchandise identitaire transnationale - L'islamisme business de la Confrérie des frères musulmans : entre racolage contestataire et mode de gouvernance réactionnaire/ultralibérale - La déclinaison de la doctrine sociale de l'Eglise par les institutions européennes ou comment faciliter la prédation patronale - Politiques publiques identitaires : plusieurs exemples à l'échelle de la gouvernance territoriale - Quelle place occupée par le nationalisme dans la forme marchande identitaire ? - Quid de l'identité ethnique ? - Pourquoi le fascisme ne reviendra pas - Conclusion.


*

Émission du

-
* 25 Juin 2016 * 
Une discussion après des débats.
 Durée 4h03

THEMES DE LA DISCUSSION (PROCHAINEMENT)

TELECHARGER

*

Diffusion du  
  
* 2 Juillet 2016 *

Deux débats enregistrés à


LA BIBLIOTHEQUE ANARCHISTE 
LA DISCORDIA




Ni racisme, ni racialisme, ni races:
Sur la récupération du racisme par la gauche (et vice-versa).
 Débat du 25/11/2015 - 3h42 min
TELECHARGER



  Islamophobie
 Du racket conceptuel au racket politique.
Débat 26/01/2016 - 2h46 min

TELECHARGER  



Titres évoqués pendant les débats.

Arabs Without God Atheism and freedom of belief in the Middle East
Hérétiques / Jocelyne Laâbi 
 L'Épître du pardon / Abul ʿAla Al-Maʿarri




Autour des textes

L’extrême-gauche-de-la-saloperie

MARCHE AU PAS ! (Collectif Identité j't'emmerde)
 

Nique la « race » !
Ou comment éclatent les frontières entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche du pouvoir

Lettre ouverte à ceux qui pensent que participer à la Marche-de-la-dignité-contre-le-racisme-avec-le-soutien-d’Angela-Davis n’est pas un problème 


  Tiens, ça glisse…par les Hiboux nyctalopes et le GLOCK
 

Lettre à Nour
Considérations sur le sous-fascisme et son époque


Sur l’idéologie anti-islamophobe

 Pour couper court aux bruits de couloirs (Réaction à la manière dont a failli ne pas se dérouler le débat du 14 juin au Rémouleur)


Remerciements: au GARAP, à la Discordia, aux groupes et individus présents aux débats, présents pour les sons enregistrés, aux anonymes qui ont relayé les émissions et les annonces d'émissions.

Considérations diverses sur une fracture impossible à négocier

Considérations diverses sur une fracture 
impossible à négocier *


Parfois il y a des analyses qui sortent des chapeaux. Des toutes faites. Des pratiques, des qui se croient efficaces parce qu’elles se terminent par le mot classe. La frontière est ténue entre le sociologisme misérabiliste qui donne une explication pour toute les conneries que nous pourrions débiter sous prétexte qu’on est d’extraction prolétaire, et le déterminisme mécaniste pacificateur qui côtoie bien trop souvent une vision du monde apologétique.

La bêtise traverse les classes. On l’oublie trop souvent pour se le cacher et s’éviter de trop réfléchir. Cela s’excuse quelques fois, mais à trop persister il faut trouver cela suspect et même dangereux pour sa santé mentale.

Ainsi un point de vue de classe n’est pas un point de vue moral. La conscience de classe n’est pas plus une prise de conscience indignée le soir chez soi face au dernier film de Ken Loach (nous y reviendrons dans une prochaine émission) et qui ressemble étrangement à un prurit politique qui se soigne toujours ces dernières années avec des mêmes potions à base de rebellitude stationnaire en .fr

*

“La lutte c’est classe” l’autocollant sur le poteau électrique au jeu de mot à priori sympathique semble dévitalisé par sa propre esthétique. Le mot classe est comme invisibilisé par le mot lutte qui lui même n’a plus d’importance….tout semble comme vidé par l'agencement des formes et des couleurs. Cette “affaire” de stickers est tout simplement classieussieuse.

Il y a toujours quelque moyen de ne plus parler de classe, plus particulièrement des prolétaires: en faire des tas sur la classe sans préciser fondamentalement laquelle, les enjeux, ou ne point en parler du tout.

Il est aussi possible de noyer les choses sous une certaine scientificité phénoménologisante comme forme d’invisibilisation c’est à dire par la neutralité axiologique. Toujours en s’étalant le moins possible sur le lieu d'où l’on parle (sa position sociale), et quelques fois en disant ou en en faisant trop pour éviter de creuser les dossiers qui fâchent.

Les sujets qui fâchent il y en a décidément trop ces derniers temps et au fur et à mesure que les années passent les aspérités politiques s’accumulent et deviennent trop rugueuses pour être lissées par les fameuses luttes qui n’en finissent jamais de converger.

Rien de véritablement nouveau paraît-il et c’est bien possible, mais l’impression de saturation est à son comble ces dernières années (en ce qui nous concerne). Les nouvelles problématiques du gauchisme stalinisé, tiersmondisé, croisent bien trop à notre goût certaines thématiques convivialistes et straight edge.

Il s’agit selon notre interprétation d’une énième défense de “L'Être” censé combattre “l’avoir”, l’utilitarisme, le “matérialisme”, l’inauthentique, et de déplacer tout paradigme de lutte frontale de classe contre le capital vers une pratique morale ; celle de l’individu vertueux, collaborant à l’aménagement de certains espaces “libérés” de l’argent. Cultivant bien sûr son spécialisme de ce qui l’opprime plus spécifiquement, ou qu’il pense être l’agent premier ou le mèchanè (2) du monde bien trop “moderne” pour lui.

Ce refus de la “modernité” est bien trop souvent une simple caricature en négatif d’une “post-modernité”. Elle apporte néanmoins, et on le constate aussi sociologiquement, une réponse sociale intégratrice pour ces “acteurs”.

Mais la chaloupe des mono-maniaques et des névrosés en politique semble bien pleine et son symptôme le plus saillant est bien celui de l’explication monocausale d’un monde en mutation et bien trop souvent incompréhensible (?).

Il ne s’agit pas de se situer par rapport à des positions prises séparément car c’est en s'agençant, le plus souvent, en s’accumulant ou en s’exposant, que se catalyse une véritable conception du monde plutôt incroyable.

Si on ne peut pas tenir compte de ce que disent les autocollants sur eux –mêmes, il en va de même avec les étiquettes de libertaires, anarchistes, ou de toutes les variétés de marxistes critiques de chairs ou pas, qui se collent si aisément sur le dernier réverbère marqué par de vieilles urines spiritualistes. (1) Une victoire du “paraître”?

Ce qu’ils disent, ce qui se diffuse jusque dans les luttes et la réflexion politique, est bien le fruit pourri de la décomposition du stalinisme et de la gauche “morale” ou de ses avatars. Dont les enfants honteusement coupables ont été fortement imprégnés des fables du démocratisme, et de l’esprit religieux sécularisé.

L’abandon de la problématique de classe en lutte (et pas comme concept sociologique) n’est pas étrangère à l’affaire comme une certaine conception de la politique politicienne structurée par les compromissions et ses mensonges, les échecs, les désillusions des combats collectifs, la fatigue et la répression, mais aussi bien sûr la logique du pouvoir... même symbolique. Que l’on chasse par la porte grande ouverte de l’hypocrisie pour qu’il revienne finalement par la fenêtre.

On ne fait plus que pragmatiser sa participation et qu’intersectionnaliser les problèmes pour ne plus rien souhaiter d’impossible, d'improbable.

Le dépassement n’est plus la ligne d’horizon. Les projets bien souvent haineux consistent à sur-personnifier les problèmes ou à politiser les malaises.

Et quand certains semblent rechercher une articulation à des déterminations de tous ordres (et pas d’autres étrangement...) en feignant la totalité (fausse totalité), ils débouchent finalement sur la désarticulation.

L’intersectionnalité par exemple, n’a pour le moment produit aucune ligne “politique intersectionnelle” ou un “coeur” de rencontre des “oppressions” si ce n’est de la pondération plate et de la fragmentation concurrentielle. Il n’y a qu’à constater le nombre de chapelles et le genre de métaphysique éthologique où l’on excelle à buscar la quinta pata al gato. (2)

On est toujours en retard d’une “oppression” à articuler ou à empiler. Les “luttes” ne seront pas les lieux du dépassement tant qu’une perspective révolutionnaire globale ne sera pas dégagée des vieilles cagettes conceptuelles, ou tant que les acteurs des luttes sociales n'imposeront pas leurs véritables besoins ; c’est-à-dire ceux dictés par les nécessités.

Le coeur du monde marchand : la marchandise et sa reproduction, ne semble d’ailleurs jamais véritablement intéresser les possibilistes du benchmarking politique.

Quand cette question est véritablement prise au sérieux -cela n'excède jamais quelques instants- cela se fait toujours au détriment de la question de classe qui semble finalement toujours relativisée par rapport à d’autres dans cette recherche de mesure-radicale dévitalisante.

Pourquoi ?

Parce-que cette la question de classe est bien sûr essentielle dans le débat, et parce qu’elle concerne ceux qui produisent et monopolisent le débat par leur position à l’intérieur d’une société...de classes.

Parce que le propre d’une classe ascendante (et en puissance) consciente de ses intérêts et de la reproduction/promotion d’elle-même, et dont l’optique n’est que de reproduire le réel existant, a toujours tendance à métonymiser (4) sa propre problématique ; c’est-à-dire ses intérêts. Stratégiquement ou inconsciemment.

Au fond, l’enjeu véritable est de lobbyiser le plus possible la question sociale afin de territorialiser les enjeux sur des thématiques ethno-culturalistes (5) et esthétiques qui sont et restent les plus digestes pour la valeur, et réciproquement. Dont les enjeux restent très forts symboliquement.

“L’entreprise” militante spécialisée comme moyen et fin est la conséquence de la séparation imposée par le capital qui assigne aussi son ordre aux pratiques dans un cadre préétabli. Ceci au-delà de l’éclatement accéléré des champs de connaissances (6).

Comme l'écrivait Paul Mattick, « il y aura antithèse entre l'organisation et la spontanéité tant que se perpétueront et la société de classe, et les tentatives de l'abattre »

Cela questionne indéniablement une théorie de la connaissance dans une optique révolutionnaire, plus particulièrement dans la relation à l’Objet (comme compréhension du réel et possibilité de le changer) et, bien sûr, au(x) Sujet(s) c’est à dire les acteurs agissant(s) dans un monde de déterminations.

Il nous semble que le propre des structures partisanes soit d’organiser des formes d’oubli par la ritualisation, la cohésion et, d’une certaine manière, sa propre intégration au tout social. Dont elles tirent leurs cohérences et leurs raisons d’être.

Occuper, actionner les bras et gérer les rages. Dealer politiquement jusqu’à l’étourdissement les frustrations du moment ou celles de l'éternelle attente c’est, n’en doutons pas, leur fonction principale.

Mais pouvons nous ne pas ne pas réagir contre les coups qui nous sont portés quotidiennement ?

Pour cela, nous comptons sur le travail du négatif ; c’est-à-dire le dépassement. Pas seulement au sens hégélien mais aussi au niveau de ce que nous ne voulons pas et plus. Mais tout cela n’est pas possible sans une perspective la plus claire possible.

Le problème c’est que ce que nous voulons pas et plus s'immisce par capillarité, suivisme, bêtise, copinages, twittages, attaques ad-hominen, inculture politique, stratégisme à douze bandes, et peurs diverses comme celles de perdre son bizness de militant spécialiste reconnu, ou pas, dans les sphères libertaires et anti-autoritaires au sens large.

Ainsi : L’anarcho-bourdieusien-pédagogue pleurnicheur, décroissant fétichiste coupable et volontaire conférencier moraliste qui disserte sur A. de Benoist et M.Onfray, bobo anti-tech qui défend la famille bio et la position du missionnaire équitable, qui se découvre racialiste (c’est vrai quoi les “races existent” les “races-sociales” aussi….) et théo-compatible (qui ne lit plus Bakounine), radicalement anti-fa pour le NPA au 1er tour et Juppé au second, anti-islamophobe obsédé par le“sionisme”, sans maître (sauf les spécialistes de la question) ni Dieu dont il faut quand même débattre avec le PIR. Anti-sexiste mais copain avec avec Houria B. Communiste-libertaire lecteur (trice aussi) complaisant du nationaliste Michéa. Anti-impérialiste ultra-gauche défenseur du CNR et éternel pourfendeur du “libéralisme libertaire”, féministe queer libertaire-Friotiste au CNRS pour le voile syndical et l’ouverture des maisons virilistes et closes avec l’argent que l’on taxera au 1%, de l’Oligarchie, supporter….de Varoufakis #nuitdeboutiste Autonome pour la semaine des 32h , Appelliste qui bat sa coulpe d’occidental suprématiste décadent à la foultitude d’ego- tweets et bourré de Like-ami(es), défenseur de “la terre mère” zapatiste et du droit des peuples à se faire exploiter par leur propre bourgeoisie “ethniquement dominante”, dans les communes épicières autogérées par des “blancs privilégiés” et inspirées par la doxa du Bookchin du PKK et la drogue c’est pas bien…sauf les chemtrails qui disparaissent à cause du complot de la valeur et des racailles de banlieue qui ne lisent pas la langue de la révolution dans le texte (l’allemand!) sur les estrades des amphis peuplés de docteurs en luxembourgisme Débord-ants d’érotisme révolutionnaire narcissique pour les résistants décolonialistes du Hamas spectateur des Fakirs-studies coiffés d’un bonnet rouge de l’iRA véritable ami de l'insurrection qui feint la promotion des syndicats de la police des comportements de la main-d’oeuvres des pièces choisies par la Fabrique de la bêtise Échappée d’un Lieu Dit Lordon obéissant au CCIF pendant l'État d’Urgence etc....

Portrait type ou caricature outrancière ? Nous n’avions jamais constaté autant de purée dans les casseroles froides du milieu dit “radical -GO” !

Serions-nous sectaires ? Qu’on nous évite le speech sur : La vérité, la pureté, le révolutionnarisme ou de la radicalité. En revanche nous sommes tout à fait prêts à parler de cohérence.

Si à quelques-uns nous conseillons d’aller planter des patates, pour d’autres cette ligne de fracture nous paraît suffisamment profonde pour qu’elle fasse rupture avec ceux qui se sentent concernés.


Pour une perspective révolutionnaire communiste.


NOTE


* Nous ne nous cachons pas derrière différents pseudos, des faux comptes/profils et ne publions rien anonymement nous assumons nos positions politiques publiquement. Nous n'avons rien à perdre ni respectabilité ni boutique à faire tourner.

(1) Ce qui ne nous empêche pas d’avoir de l’esprit ! ou de défendre une certaine spiritualité entendue comme recherche de la vie bonne.
(2 ) La mèchanè était une grue utilisée dans le théâtre grec antique, en particulier aux Ve siècle av. J.-C. et IVe siècle av. J.-C.
(3) Chercher la cinquième patte au chat
(4) Néologisme : prendre une parti pour le tout.
(5) La question du racisme est une question trop sérieuse pour la laisser uniquement sous le champs terminologique dit éthno-culturel. Elle mériterait en soi un développement qui n’est pas l’objet du texte. Elle semble instrumentalisée toujours par les mêmes courants tiers-mondistes et la bourgeoisie nationaliste de gauche. Une analyse intéressante https://botapol.blogspot.fr/2016/07/racisme-et-alienation-joseph-gabel.html
(6) A partir de la Renaissance.



"Il faut former une classe avec des chaînes radicales, une classe de la société bourgeoise qui ne soit pas une classe de la société bourgeoise, une classe qui soit la dissolution de toutes les classes, une sphère qui ait un caractère universel par ses souffrances universelles et ne revendique pas de droit particulier, parce qu'on ne lui a pas fait de tort particulier, mais un tort en soi, une sphère qui ne puisse plus s'en rapporter à un titre historique, mais simplement au titre humain, une sphère qui ne soit pas en une opposition particulière avec les conséquences, mais en une opposition générale avec toutes les suppositions du système politique [...], une sphère enfin qui ne puisse s'émanciper, sans s'émanciper de toutes les autres sphères de la société et sans, par conséquent, les émanciper toutes, qui soit, en un mot, la perte complète de l'homme, et ne puisse donc se reconquérir elle-même que par le regain complet de l'homme. La décomposition de la société en tant que classe particulière, c'est le prolétariat."

Karl MARX - Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel / Introduction.

vendredi 19 août 2016

Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ? (A paraître)

Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ?
1985
  A paraître.



En version PDF + brochure après corrections, notes.

La publication sera complétée par deux textes. Un texte de commentaire critique ou nous soulignerons les lignes de forces mais aussi ce qui pose un véritable débat, une discussion. La brochure sera complétée par un texte concernant la  grève de l'ABC au Brésil en 1979 sous un angle particulier.


Suivra une émission de débat sur Web Radio Vosstanie 
à propos de la publication.


O que é Autonomia Operária - Lúcia Bruno. Editora Brasiliense - 1986 . 91p.


 Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ?
Qu'il est possible de traduire: Ce qu'est l'autonomie ouvrière. 


Autonomie et socialisme (10 et fin)

AUTONOMIE ET SOCIALISME
  Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ? (1985)


L’autonomie ouvrière signifie, surtout, création. Création de nouvelles relations sociales qui permettent l'unité des travailleurs dans la lutte contre le système capitaliste de production et de la vie.

Il ne s’agit pas seulement d'une stratégie de simple refus du travail, de l'apologie du loisir. Il s'agit d'instituer de nouvelles formes de travail, de réinventer l'utilisation de l'espace et du temps, de créer une nouvelle technologie qui permet au travail de devenir non une condamnation, mais une source de créativité.

La classe ouvrière est le sujet de la transformation sociale, dans la mesure ou sa pratique anticapitaliste est créatrice d’institutions * qui tendent à se réaliser dans de nouvelles formes économiques.
 
Le socialisme existe comme possibilité et résultat de la contradiction définit par la pratique prolétaire. Il existe concrètement comme embryon, chaque fois que les formes indépendantes de lutte se développent et pendant qu’elles se développent. C’est le point à travers lequel s'articulent deux réalités contradictoires dans un perpétuel mouvement : le capitalisme et le socialisme. Cette articulation configure un moment d'extrême tension entre le passé et le futur.

La lutte autonome du prolétariat, c’est le futur qui intervient dans le présent, qui le nie comme la seule solution possible.

Le socialisme, c’est le pouvoir de tous les travailleurs, la gestion de la production et de la vie sociale par l'ensemble organisé des producteurs. C’est la subordination de l'économie à l'activité et au repos des travailleurs au lieu de la subordination de l'activité et de la vie à l'économie. Il ne se développe pas aux grandes dates officielles, mais tous les jours au fur et à mesure que les travailleurs auto - organisent leurs luttes, leurs temps libres, leurs activités quotidiennes à travers la coopération égalitaire.

Le socialisme implique l'appropriation des moyens de production et la gestion du processus de travail par les producteurs eux-mêmes.

Dans sa forme immédiate, cette appropriation consiste dans le contrôle des moyens de production par l'ensemble des travailleurs d'une entreprise.

Cette appropriation collective doit être comprise à un niveau institué* et jamais personnelle. Ce qui veut dire que le collectif demeure indépendamment de l'entrée ou de la sortie des travailleurs considérés dans son individualité. Par l'union de toutes les commissions d'usine se réalise l'appropriation totale des moyens de production.

Le socialisme, dans cette perspective, c’est le pouvoir des producteurs sociaux organisés directement au niveau des entreprises.

Les occupations d'usine, de terres, l'autogestion de la production, des quartiers, des écoles, des organisations de consommation et de loisir portent en elles le contenu de la société futur - la société autogérée et auto - instituée.

C’est cela le socialisme de notre époque et non la nationalisation des moyens de production, la centralisation des décisions dans l'appareil d'État, l'homogénéisation des individualités, qui exigeant comme voies institutionnelles de réalisation, l'État, le parti, l'armée et le syndicat bureaucratique.

Le passage du monde de production capitaliste vers le socialisme passe par la généralisation de ces relations sociales nouvelles et des organisations autonomes qui vont transformer et déstructurer toutes les institutions capitalistes.

Il ne s'agit pas de la prise du pouvoir par l'avant-garde organisée, mais de la transformation des relations de lutte dans de nouvelles relations de production. Ce qui veut dire que la classe ouvrière est sa propre avant-garde. Il n’y a que le prolétariat qui peut se dépasser lui-même comme classe.

Jusqu'à aujourd'hui, si cette possibilité a existé, elle n'a jamais dépassé les premiers stades et n’a pu se développer au maximum, que dans des formes embryonnaires de courte durée. La non-unification des luttes et la non-expansion au-delà des frontières nationales, comme l'inertie du système technologique hérité ont déterminé la soumission de ces expériences à la structure capitaliste, qui les a détruites.

Néanmoins, il ne sert à rien de critiquer la classe ouvrière sur le fait que ses luttes finissent par être intégrées par le capitalisme ou réorientées vers le capitalisme d'État. Ces critiques ne mènent à rien. L'internationalisation de la révolution ne dépend pas du souhait individuel des travailleurs. Elle dépend de conditions objectives, de crises simultanées du système capitaliste hautement intégré, de la possibilité d’unifier les divers fronts de lutte, de s'attaquer au marché mondial capitaliste.

Comme vous avez dû vous en apercevoir, je privilégie la pratique dans la production comme étant la pratique fondamentale des individus dans la société. De cela, il n’en découle pas une vision économiciste de la réalité.

Je crois seulement que, tant que la survie humaine sera une question de nécessité et non de facilité, la pratique dans la production est fondamentale et basique pour la réalisation des autres pratiques qui ne relèvent pas de la survie immédiate.

Si la pratique dans la production est basique, la classe ouvrière est la seule capable de briser l’épine dorsale du capitalisme, en créant les conditions de transformation des autres institutions (école, famille, etc.). Il faut savoir qu’il ne s’agit que de conditions. La réalisation de la transformation dépend dont la lutte sera freinée dans ces autres champs et dans la possibilité de les articuler avec la lutte dans la production.

Nous savons que les relations de domination ne sont pas seulement fortes dans l'usine, mais dans toutes les institutions sociales existantes. En outre, de la manière dont le capitalisme s'est développé, il a déterminé une diversification à l'intérieur de la classe ouvrière. Aujourd'hui, elle se compose de noires, de blancs, de femmes, d’homosexuels, jusqu’aux indiens qui se voient contraints de vendre leur force de travail comme salariés ruraux.

Toutes ces différences ont été utilisées pour la diviser. Néanmoins, toutes les personnes sont différentes et la conscience de la différence, c’est l'acceptation de la liberté, ou l'égalité, c’est la liberté d'être différent.

Les mouvements sociaux de femmes, d'homosexuels, de noirs, etc... montrent la pluralité de visages de l’opprimé, qui ne se réduit pas à la figure de l'ouvrier industriel.

Il Apparaît donc la nécessité d'articuler les luttes dans la production avec les luttes contre les discriminations ethniques, sexuelles, etc., c'est donc dans ce processus que la classe prolétarienne dépasse ses divisions internes, en s'unifiant.

S'il est important de combattre l'État et l'exploitation du travail, il est tout aussi indispensable de lutter pour des relations égalitaires et libérées entre êtres humains qui préfigurent une société fondée sur la solidarité tant au niveau de l'action comme au niveau de la sensibilité.

Dans le monde actuel il n'existe plus de place pour ceux qui dans la solitude de leurs cabinets se proclament l'avant-garde du mouvement ouvrier ou encore pour ceux qui proclament sa fin. Ces derniers sont d'ailleurs les plus en vogue de nos jours.

Ce ne sera pas dans les universités ou dans les centres recherche en sciences sociales que la révolution trouvera son point de départ ou sa négation. C’est dans le mouvement réel et c’est vers lui que nous devons nous tourner.

Il n’y a que le développement des luttes ouvrières qui pourra nous dire si le socialisme est une utopie possible.

Utopie où se trouve associé le passé qui ne se nie pas, mais se combat comme destin et l'avenir qui s’accepte principalement comme perspective.


N.d.T

* Littéralement faute de mieux.



Autonomie et socialisme

-

TÉLÉCHARGER LA BROCHURE

La totalité de la brochure va être reprise pour corrections - ajouts - notes.

Nous introduirons la brochure en la contextualisant avec deux textes et ferons toutes nos réflexions / critiques de cet ouvrage.



Vosstanie propose une traduction "maison" et adaptée d'un ouvrage de Lúcia Barreto Bruno édité en 1985 au Brésil. Elle sera le support d'une émission de la Web Radio Vosstanie et d'un débat sur la question posée. Il va de soi que nous ne sommes pas en accord avec certains propos, approches du livre (ambiguës sur la question de la "gestion" et "d'auto-gestion" ou de qui a à "gérer" etc...) qui a donc 30 ans. Ils posent néanmoins en creux de nombreuses questions, critiques (à faire), de manière très stimulante, dans un débat complexe. Il s'agit donc d'un écrit qui nous permettra de dégager pas mal de perspectives.


O que é Autonomia Operária - Lúcia Bruno. Editora Brasiliense - 1986 . 91p.


Suivra une émission de la Web Radio Vosstanie pour un :
Débat critique / réflexions sur le texte.
et la publication de la brochure.

dimanche 31 juillet 2016

Ce n'est même pas un assez bon bouc émissaire pour moi - Mr Robot : eps2.1_k3rnel-pan1c.ksd

Elliot,

voudrais-tu te confier à nous ?

Pas question.
Mon système est en pause.

Dieu peut t'aider.

C'est ce que fait Dieu ?

Il aide ?

J'aimerais savoir.

Pourquoi Dieu n'a pas aidé
mon ami innocent, mort sans raison,

alors que le coupable est en liberté ?

Bon, d'accord.

Laissons l'exception de côté.

Et les innombrables guerres
menées en son nom ?

Bon, d'accord.

Laissons de côté les meurtres gratuits, d'accord ?

Si on parlait plutôt du sexisme, du racisme, de cette soupe de phobies

dans laquelle on patauge par Sa faute ?

Je ne parle pas que de Jésus.

Je parle de toutes les religions institutionnalisées.

Des groupes fermés créés afin de gérer le pouvoir.

Un dealer qui rend ses clients accros à l'espoir...

Des fidèles qui ne sont que des addicts

qui veulent leur dose de conneries pour maintenir leur taux d'ignorance.

Les addicts ont peur de la vérité : il n'y a pas d'ordre.

Il n'y a pas de pouvoir.

Toutes ces religions ne sont que des vers qui gangrènent notre esprit

dans le but de nous diviser.
Ainsi, il est plus facile d'être gouverné

par les charlatans qui veulent nous diriger.

Nous ne sommes que des groupies

fans de leur franchise de science-fiction mal écrite.

Si je ne dois pas écouter mon ami imaginaire, pourquoi devrais-je écouter le vôtre ?

Les gens pensent atteindre le bonheur grâce à la religion...

mais c'est ce qui fait de vous ses esclaves.

Je ne suis pas assez fou pour croire en cette distorsion de la réalité.

J'emmerde Dieu.

Ce n'est même pas un assez bon bouc émissaire pour moi.



Elliot Alderson : Mr. ROBOT  
Saison 2   Episode eps2.1_k3rnel-pan1c.ksd  
44:52 minutes.

Le texte version US


-

Autour du cinéma populaire, des blockbusters, des séries et du cinéma dit militant et politique.


lundi 18 juillet 2016

Les flots humains n'ont que faire de vos digues...

Les flots humains n'ont que faire de vos digues...


"Les flots humains n'ont que faire de vos digues ; laissez passer les libres marées : chaque jour ne les ramènent-elles pas à leur niveau ?"

Joseph Déjacque (1857)




On pourrait se désespérer à nos époques d'être qualifiés ou même insultés par des "libertaires" de "néo-marxistes" et par des "marxistes" d'anarchistes. Ce n'est pas le cas, voila plutôt une chose salutaire !

On préférera toujours que l'on se questionne à notre propos plutôt que l'on nous colle une étiquette définitive. Il est toujours profitable que les rudiments de verbiage militant passent pour de l'ânonnage suranné. (1)

Peut-être pouvait-on naïvement penser que les références poussiéreuses allaient faire un peu de place aux interrogations qu'on ne finit jamais de numériser pour mieux enterrer les débats et les rencontres sous des tonnes de PDF.

Nous le répétons donc sans problème, nous n'aurons jamais pour ambition de marxiser l'anarchisme ou d'anarchiser le marxisme, certains s'en occupent déjà pour mieux recycler les vieux habits politicards aux couleurs délavées du folklore militant.

Renforcer le jeux des identités politiques réifiées et obsolètes c'est toujours le sport favoris de ceux qui ne se trouvent pas sur le terrain de la rencontre et de l'échange ou de la création.

Nous ne céderons jamais sur nos horizons. Dans l'univers de la pose, du buzz et du click auto-satisfait seules les positions et les pratiques tranches sur les discours circulaires.

Pour ceux qui se poserait des questions sur notre rapport à l'Anarchisme nous répondons que l'on préférera toujours :

Joseph Dejacque, Georges Darien, Octave Mirbeau, Mecislas Golberg, Zo d'Axa, Albert Libertad à Trotsky, Sartre ou Guevara !

Toujours :

Eugène Varlin, Pelloutier, Pouget, Élisée Reclus, Errico Malatesta, Nestor Makhno, Camillo Berneri, Emma Goldman, Victor Serge, André Prudhommeaux à Lénine, Althusser ou Chavez !

Nous préférerons toujours la révolte bien comprise à bêtise "scientifique". En dernière instance nous tranchons toujours pour la bienveillance des pratiques et la générosité des idées.

Nous qui venons de l'anarchisme ! Nous nous trouvons toujours du coté de ceux qui veulent foutre en l'air et sans attendre le capitalisme et L’État, les nations et les frontières, les hiérarchies, les aliénations, les partis et les syndicats, ceux qui parlent à notre place, les parlements et les religions ainsi que toutes les formes d'assignations identitaires. (2)

Nous ne nions pas la place des individus pas plus celles des rapports sociaux de classes et c'est en tant que prolétaires organisés que nous invitons aux luttes, combats, révoltes, rencontres qui participent concrètement de la disparition de ces catégories du capital, c'est-à-dire pour le COMMUNISME.

Nous n'aurons jamais peur, honte de crier avec nos ami(es), camarades, compagnes et compagnons 
VIVE L'ANARCHIE !
 

(1) Pour nous, mais pour les "militants" de chapelles, bandes, et partis également.
(2) Politiques comprises.