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Todos os editoriais do Jornal COMBATE - (Janeiro 2020) Vosstanie Editions

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jeudi 12 décembre 2019

AUTONOMIE OUVRIÈRE & SYNDICAT

AUTONOMIE OUVRIÈRE
SYNDICAT
Le syndicat, tel que nous le connaissons aujourd'hui, n’est plus l'organisation des travailleurs en lutte contre l'exploitation. Dans le monde contemporain, il est devenu la grande institution de l’encadrement des travailleurs dans la dynamique du capitalisme.

Il s’agit d’une fonction structurelle qui ne peut être confondue avec le fait que certaines directions syndicales soient plus ou moins combatives, ou plus ou moins pelegas [1].

Quand le capitalisme est entré dans sa phase monopoliste, la planification de l'économie est devenue une exigence pratique.

Les capitalistes ont créé leurs organes de planification des aspects de la production et de la circulation des produits. Vint ensuite la nécessité de planifier la répartition de la main-d’œuvre, et son niveau de salaire. Ces organismes sont les syndicats d'aujourd'hui.

Le syndicat est souvent compris comme l'organisation des travailleurs pour la défense de leurs salaires. Alors que les classes capitalistes cherchent à augmenter le taux d'exploitation des travailleurs, les syndicats cherchent souvent à le réduire avec des augmentations de salaire.

Lorsque cela se produit, nous pouvons dire qu’en terme de plus-value absolue (augmentation des heures de travail, réduction des salaires) le syndicat est en train de défendre les travailleurs.

Mais en termes de plus-value relative (modernisation des machines, augmentation de l'intensité du travail), les syndicats finissent toujours par céder aux intérêts du capital. Si la reproduction du capital est basée sur l'augmentation permanente de la productivité, sur le passage constant de la plus-value absolue vers la plus-value relative, nous avons que les buts ultimes des syndicats coïncident avec ceux du capitalisme.

Note

[1] Vient de Pelego : Le terme a été popularisé dans les années 1930 au Brésil . Dirigeant syndical - corporatiste proche du gouvernement Getúlio Vargas - est passé dans le langage courant comme traître et allié du gouvernement et des patrons. Un « jaune ».

EXTRAIT DE 
QU'EST-CE QUE 
L'AUTONOMIE OUVRIÈRE ?
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lundi 9 décembre 2019

[Vosstanie Éditions - Janeiro 2019] TODOS os editoriais do Jornal COMBATE

TODOS os editoriais do jornal COMBATE 
(1974-1978)

Colectivo COMBATE, Vosstanie Éditions, Janeiro 2019.
Prefácio do fundadores do jornal, Manifesto inaugural,
Apresentação : Colectivo do COMBATE - 4 de Abril de 1975, 
47 editoriais,  índices de nomes e assuntos.
14*21 brochado, 288 págs. 
15 Euros


Trabalhamos também numa reprodução 
completa de todos os números num livro de capa dura. 550 págs.
 Para reservar exemplares (Tiragem limitada) contacte-nos através do e-mail.


dimanche 8 décembre 2019

On ne va pas (se) mentir - A propos d’une grève

On ne va pas (se) mentir
À propos d’une grève


“Les années passaient. L’aller et retour des saisons emportait la vie brève des animaux, et le temps vint où les jours d’avant le Soulèvement ne leur dirent plus rien. Seuls la jument Douce, le vieil âne atrabilaire Benjamin, le corbeau apprivoisé Moïse et certains cochons se souvenaient encore”.
George Orwell, La Ferme des animaux.


En fonction de nos situations, on fera grève ou pas.

...On sera sincère, cela ne sera pas pour défendre la retraite, car on n'est même pas sûr d’arriver jusqu’à cet Eldorado.

Avoir quelque chose pour survivre “dignement” comme on dit chez les curés, on n’y compte pas.

Mais comment peut-on imaginer ne vivre qu’à moitié ?

Si on s’y pointe, si on en est, c’est parce qu'on en a marre de se lever, de répéter les mêmes choses chaque matin.

De faire les mêmes longs trajets inutiles, d’avoir des rapports de merde avec des collègues, des clients, des “gens”, et finalement avec nos ami(es), nos amours.

D’être soumis aux cadences du boulot, aux injonctions des petits chefs, des patrons, à la logique mortifère de l'accumulation des “richesses” et la tristesse des lieux fonctionnels et communs.

Quand chaque matin, la lumière de l’aube pointe à l’horizon, on se demande comment il peut être simplement concevable d’envisager, au-delà de la nécessité et du rapport de force, c’est-à-dire du “salaire” de continuer à aller hanter le grand dépotoir, mouroir du capital ?

Comment se fait-il que nous en soyons à vouloir, ou à désirer à être invités à négocier sur la longueur d’une laisse déjà si courte ?

À passer la majorité de notre existence à suffoquer dans les couloirs noirs de la marchandise ? De se plier à ce dressage quotidien, de le proposer comme modèle aménageable, de le souhaiter comme perspective ?

Comment se fait-il que perdre sa vie à la gagner comme on disait il fut un temps qui paraît bien lointain, ne soit plus LA question.

Ce monde se rêve en bio, en vert et en frontières bordées de cadavres. Il ne songe qu'à approfondir la supercherie de l’aliénation démocratique.

Nous ne voulons plus de gouvernements et d'États, pas plus de cette gouvernance des prothèses qui permet aux nouvelles hiérarchies tribales ou néo féodales d'imposer un calendrier de la peur comme consolation des “petits”.

En conséquence on nous ne verra pas derrière les partis, les syndicats ou même à côté d’autres pantins du capital : les pleurnicheurs gauchistes.

Car il n'y aura jamais rien "d’équitable" à se vendre. C’est de cela dont il est toujours  question.

Car le temps payé ne revient plus...

Vosstanie le 29/11/2019