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« LOI TRAVAILLE ! » - Émission des 8 mai & 14 mai + Émission impromptue !

mardi 11 décembre 2012

Nous ouvrières de la Sogantal de Nadejda Tilhou

Portugal, 1974. Peu de temps après le Coup d’Etat du 25 avril, 48 ouvrières de la Sogantal occupent leur usine, exigeant de meilleures conditions de travail. Leur patron, français, prend la fuite. Rapidement, la lutte de la Sogantal devient emblématique de la « période révolutionnaire » portugaise. Trente ans plus tard, c’est une histoire oubliée.

Portugal, 1974. Após o golpe de Estado do 25 de Abril, as 48 operárias da Sogantal ocupam as instalações da fábrica , exigindo melhores condições laborais. O patrão, de nacionalidade francesa, foge para o seu país. A luta da Sogantal torna-se rapidamente um emblema da revolução portuguesa. Trinta anos mais tarde, é uma história esquecida.

2008  Documentaire • 58 min • VOSTF
Musique : Joaquim d’Azurem
Image : Vianney Lambert
Son : Jérôme Ayasse

La domination policière de Mathieu Rigouste

La violence policière n’a rien d’accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. 
La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial : on verra dans ce livre qu’entre les brigades nord-africaines dans les bidonvilles de l’entre-deux-guerres et les brigades anti-criminalité (les BAC) dans les « cités » actuelles, une même mécanique se reproduit en se restructurant. 
Il s’agit toujours de maintenir l’ordre chez les colonisés de l’intérieur, de contenir les territoires du socio-apartheid. Le développement des armes « non létales » – Flash Ball, Taser... – propulse aussi une véritable industrie privée de la coercition.

Rigouste montre comment l’expansion du marché international de la violence encadre la diffusion des doctrines de la contre-insurrection et permet de les appliquer à l’intérieur des métropoles impériales.

Cette enquête, fondée sur l’observation des techniques et des pratiques d’encadrement et de ségrégation depuis ceux qui les subissent et les combattent, montre comment est assurée la domination policière des indésirables, des misérables et des insoumis en France.

Editions La Fabrique 208 pages - 15 euros

mardi 4 décembre 2012

Soirée Basse Intensité le 7 décembre 2012 à 21H sur Radio Vosstanie

Soirée Basse Intensité le 7 décembre 2012 à 21H sur Radio Vosstanie. Diffusion d'un choix d'émissions diffusées mensuellement sur Marseille pendant deux années [2007 - 2009]

http://basseintensite.internetdown.org/

Nous tenterons la webradio ouverte aux interventions vers 00h, ceci via Skype.
 


vendredi 30 novembre 2012

La Cécilia de Jean-Louis Comolli

A revoir en DVD...ou ailleurs

Une commune anarchiste au Brésil en 1890
« La Cécilia : à la fin du 19e siècle, des anarchistes italiens, dix hommes, une femme, libertaires, collectivistes, émigrent au Brésil pour y fonder une communauté sans chef, sans hiérarchie, sans patron, sans police, mais pas sans conflit, ni passion. 

 Cette utopie d’hier convoque quelques unes des questions brûlantes d’aujourd’hui : celle d’une organisation non répressive, celle de la circulation du savoir et du pouvoir, celle de la libération des femmes et de la lutte contre l’appareil familial. 

Les seuls rêves intéressants sont ceux qui mettent en crise le vieux monde et, en celui-là même qui rêve, le vieil homme. 

L’utilité des utopies se mesure aux résistances qu’elles rencontrent. »   Jean-Louis Comolli


Chez Doriane Film 105 minutes
  
En savoir + Colônia Cecília

mardi 27 novembre 2012

A propos de Radio Vosstanie...

- Nous finalisons en ce moment la possibilité pour de nombreux ami(es)/camarades d'intervenir en direct. Nous avons réglé les différents problèmes techniques (merci pour le retour).
- Les émissions seront disponibles en téléchargement sur Mediafire dans les prochains jours. Aux formats ogg et mp3 ceci avec bien d'autres sélections.
- Pour ceux qui souhaitent nous proposer des interventions, émissions, (ceci sans à priori de forme) n'hésitez pas à regarder quelques instants la rubrique NOS POSITIONS pour éviter les "incompréhensions".
- Notre objectif principal est de faire des émissions en direct ceci pour  fédérer une écoute commune.

jeudi 22 novembre 2012

Avant l'histoire, L'évolution des sociétés, de Lascaux à Carnac - Alain TESTART

Toujours stimulante et nécessaire pour travailler la question anthropologique, la lecture du dernier ouvrage d'Alain TESTART est conseillée...

Nous proposerons prochainement une note de lecture.

Présentation de l'éditeur

Il y a plusieurs dizaines de millénaires, l'homme se sépare de l'animal en enterrant ses congénères et en leur rendant des honneurs funèbres. Il couvre de fresques admirables les parois de Lascaux et de bien d'autres grottes. Puis il invente l'agriculture. Il érige menhirs et dolmens, dont les plus célèbres restent ceux de Carnac. Tout cela se passe avant la naissance des villes, l'édification des pyramides, l'invention de l'écriture. Autrement dit, avant l'histoire.

Dans ce même temps, l'homme invente aussi les premières formes de vie sociale. Comment se mettent en place ces premières sociétés? Comment évoluent-elles? Vaste sujet, à la lisière de l'anthropologie sociale et de l'archéologie préhistorique, qui met aux prises les thèses les plus opposées. Alain Testart, ethnologue réputé, notamment pour ses travaux sur les chasseurs-cueilleurs, s'est donné pour objectif de confronter les interprétations en présence Il était on ne peut mieux désigné pour reprendre à neuf la question de l'évolution des sociétés.

Il en résulte des critiques décapantes sur l'histoire de l'anthropologie sociale, une réflexion philosophique sur la notion même d'évolution dans les sciences sociales et des mises au point sur les questions de méthode et d'interprétation en archéologie. Surtout, jaillissent une série d'hypothèses nouvelles sur diverses périodes du paléolithique ou du néolithique, qu'il n'est plus question d'envisager depuis l'Europe et le Proche-Orient seuls, mais à partir du monde entier, d'où affluent désormais les données en nombre. 

560 pages. ISBN : 9782070131846 / 25€

mardi 20 novembre 2012

Positions pour la guerre de classe en cours

Re-diffusion en cours et ce soir à 21h 

Émission N° 2

Positions pour la guerre de classe en cours ...

Thème de l'émission 

Bibliographie de base et de combat 
QUE LIRE ?
Mise au point
Quelques nouveautés à lire ou à éviter...
Des sites à visiter ?
Les débats du moment
...
ECOUTER RADIO VOSSTANIE.ORG

mardi 13 novembre 2012

Énigmes et complots de Luc Boltanski

Une enquête à propos d'enquêtes

Pourquoi, au tournant des XIXe et XXe siècles, observe-t-on tour à tour : le développement du roman policier, dont le coeur est l'enquête, et du roman d'espionnage, qui a pour sujet le complot ; l'invention, par la psychiatrie, de la paranoïa, dont l'un des symptômes principaux est la tendance à entreprendre des enquêtes interminables, prolongées jusqu'au délire ; l'orientation nouvelle de la science politique qui, se saisissant de la problématique de la paranoïa, la déplace du plan psychique sur le plan social et prend pour objet l'explication des événements historiques par les " théories du complot " ; la sociologie, enfin, qui se dote de formes spécifiques de causalité - dites sociales -, pour détermine les entités, individuelles ou collectives, auxquelles peuvent être attribués les événements qui ponctuent la vie des personnes, celle des groupes, ou encore le cours de l'histoire ? 

La raison en est la conjoncture nouvelle que créent de profonds changements dans la façon dont est instaurée la réalité sociale. C'est à l'Etat-nation, tel qu'il se développe à la fin du XIX° siècle, que l'on doit le projet d'organiser et d'unifier la réalité pour une population et sur un territoire. 

Mais ce projet, proprement démiurgique, se heurte à une pluralité d'obstacles parmi lesquels le développement du capitalisme, qui se joue des frontières nationales, occupe une place centrale. Ainsi la figure du complot focalise des soupçons qui concernent l'exercice du pouvoir : où se trouve réellement le pouvoir et qui le détient, en réalité ? 

Les autorités étatiques, qui sont censées en assumer la charge, ou d'autres instances, agissant dans l'ombre, banquiers, anarchistes, sociétés secrètes, classe dominante, etc. ? Ainsi s'échafaudent des ontologies politiques qui tablent sur une réalité doublement distribuée : à une réalité officielle, mais de surface et sans doute illusoire, s'oppose une réalité profonde, cachée, menaçante, officieuse, mais bien plus réelle. Roman policier et roman d'espionnage, paranoïa et sociologie - inventions à peu près concomitantes - sont solidaires d'une façon nouvelle de problématiser la réalité et de travailler les contradictions qui l'habitent. Les aventures du conflit entre ces deux réalités - réalité de surface contre réalité réelle- constitue le fil directeur de l'ouvrage. 

Gallimard  Collection : NRF Essais 480 pages 23,90€

Vamos la falar a sério por Jorge Valadas

O humor é sempre uma maneira de arejar o espirito critico.
Sobretudo quando este se fecha em quartos bolorentos e de ar viciado
Uma amiga envia-me esta novidade, que circula, suponho eu, nas redes sociais…


Não se esqueça. Entra em vigor no final do ano.
Para começar o Governo terá de imprimir 9 milhões… depois se verá…
O Governo já criou um novo cartão, não sei se conhecem, aí vai ….

Diz que dá acesso a vários serviços de luxo…
·       Dormida em albergues;
·       Pagamento das taxas de saúde em suaves prestações mensais;
·       Roupa e alimentação no banco alimentar;
·       Isenção de impostos que não existam;
·       Momentos de convívio e lazer nos jardins públicos;
·       Entre outros…

Esta certo até certo ponto, porque há aqui uma simplificaçao abusiva. 
Uma questao de numeros. Nove milões é capaz de ser um exagero.  Um exagero que exprime uma questão politica. Porque neste jardim (queimado, abandonado, cimentado e seco) à beira mar plantado, há apesar de tudo uns bons milhares que não vão ter direito a cartão. Estou a pensar na burguesia portuguesa, velhos e novos ricos, mafias financeiras, especulativas e outras, castas e classes politicas, militares, burocracias improdutivas que vão sugando o  eterno « bom povo portugês ».
Onde eu quero chegar é à ideia da Rosa, uma velha amiga nossa, que dizia há uns anos já : «O inimigo esta entre nós ». É salutar lembrá-lo nestes dias em que sobe das ruas e praças o barulho dos gritos contra aquela triste senhora alemâ vestida de pijama (Made in China, by the way) que vem visitar o seu filho adoptivo Gaspalazar e comparsas.  

Mas que parvoíce ! A importância espetacular que se dá a esta mulher é descabida. Há um espetaculo, montado e alimentado pelos senhores locais do poder, que permite desviar a cólera popular. Os eternos culpados do estrangeiro ! E é uma bênção para os outros tristes da historia, os paralíticos da politica moderna, a tal esquerda cujo último comércio possível é a venda dos valores do nacionalismo e do patriotismo saloio.  Como diziam os indignados espanhóis: « A esquerda é ao fundo do corredor, à direita ». Não deixa de ser interessante sublinhar que, em Portugal, estes valores são veiculados antes de mais por certa gente de esquerda. O que, por si só, é uma excelente razão par não se ser de esquerda — que é uma variante da direita e viceversa!

Como tem sido sublinhado neste blog pelo Miguel Serras Pereira e pelos comentários do João Bernardo, entre outros, há que recusar, romper com, ultrapassar toda a reflexão contaminada por semelhantes valores. Esse espírito crítico, que nos permite continuar vivos e perceber de onde vimos e para onde nos levam, exige essa atitude.   

Para o chamado cidadão médio, esta orientaçao nacionalista parece o caminho mais facil de sair do túnel do empobrecimento onde o fecharam. Erro grave. Por um lado, porque esta ideia, como muitas outras, já nao se adapta à situação presente. O país já não existe, não tem economia viavel, foi destruído e pilhado pelos grandes grupos capitalistas europeus com a cumplicidade bem remunerada da classe capitalista local. Que foi de férias para as offshore, para o Brasil e para Africa. Um nacionalismo sem economia e de campos de golf é a mesma coisa que uma emigração que não encontra trabalho. Mais uma dessas ideias velhas que estão nas prateleiras e em que o cidadão pega, pensando que é eficaz quando a verdade é que é inutil. Mas também — e é aqui que a coisa é mais grave e compromete os que a defendem — este regresso à dita « soberania nacional » implicará necessariamente, não só mais miséria, mas também o regresso do autoritarismo por parte do poder politico. Um novo totalitarismo é o preço da mísera « independência nacional ». Fico à espera da prova do contrario.

E se, em alternativa, optássemos por propostas que desenvolvam a autonomia, a criatividade e a solidariedade dos que sofrem e são vítimas desta situaçao ? Que criem laços de  internacionalismo, entre as sociedades europeias. Como fazem os que lutam  aí mesmo ao lado, em Córdova, em Sevilha, em Mérida, em Vigo. Acompanhadas por uma discussão aberta sobre as condições criadas pelo sistema : quem emprestou, a quem emprestou, para onde foram os fundos financeiros, qual é o peso dos juros já pagos,  entre muitas outras questões. Que permitam desmistificar  o fetiche da « Dívida », revelar a seu conteúdo de classe, perceber o que se passa. Enfim voltar a ver tudo isto como o problema de um sistema, uma organização social, que têm nome — o capitalismo. E que deixem os moralismos dos malandros dos maus políticos (como se houvesse bons) para as homilias da Páscoa. Discursos repetitivos que se estão a tornar monótonos e ridículos.
Os outros, os que insistem em chorar por pátrias, bandeiras e independências, que deixem de ler blogs e de perder tempo em manifestações, que se alistem na Guarda Republicana e nas Forças Armadas prontos para defender a pátria do BCP e do Millennium. Durante os primeiros mese serão pagos, depois já não garanto nada…

mercredi 7 novembre 2012

Qu'est-ce que l'armée industrielle de réserve du capital ?

Depuis quelques temps circulent des interprétations xénophobes et racistes (1) de la notion d'armée de réserve du capital. La Nouvelle droite et leurs amis ou d'étranges boutiquiers analphabètes, déguisés pour certains en poujado-sous-pro-situ font dire à Marx ce qu'il n'a jamais pu dire et pour cause ! Les prolétaires n'ont pas de patrie. Nous invitons les crétins du moment et les Clausewitz des bacs à sable à se procurer de toute urgence le livre I du capital. Ceci pour qu'ils puissent constater que toutes leurs affabulations névrotiques  ne s'y trouvent pas.

Le communisme c'est la destruction des fausses communautés ! Qu'elles soient structurées par L'Etat et le capitalisme, ses marchandises ou la couleur de la peau, les religions et les drapeaux mais aussi ce que certains nomment frontières.

Nous ne concevons pas la destruction des unes sans les autres, au risque de retrouver ce que nous combattons et voulons détruire.

Pour lutter contre la bêtise il reste peut-être encore l'étude ? (avant de passer aux coups !) voila pourquoi nous invitons à la lecture du Capital pour déconstruire cette "lecture" :



Le Capital

Livre I
Section VII : Accumulation du Capital
Chapitre XXV : Loi générale de l'accumulation capitaliste

III . Production croissante d'une surpopulation relative ou d'une armée industrielle de réserve
  

 Extrait 

"Aussi, quand les travailleurs commencent à s'apercevoir que leur fonction d'instruments de mise en valeur du capital devient plus précaire, à mesure que leur travail et la richesse de leurs maîtres augmentent; dès qu'ils découvrent que l'intensité de la concurrence qu'ils se font les uns aux autres dépend entièrement de la pression exercée par les surnuméraires; dès qu'afin d'affaiblir l'effet funeste de cette loi « naturelle » de l'accumulation capitaliste ils s'unissent pour organiser l'entente et l'action commune entre les occupés et les non-occupés "

 consulter aussi

La surpopulation relative chez Marx par Alain Bihr 

 

Ces documents seront le meilleur argumentaire contre ceux qu'ils veulent opposer les prolétaires entre eux. Qu'ils soient blancs ou noirs, "français" ou "immigrés".

 

NOTE 

(1) La "thèse" ethno-différentialiste s'articule autour d'un mythique prolétariat européen dont on essentialise la combativité comme  originelle, ceci en dehors de toute historicité, rapports de forces, dynamiques possibles ou simples replis. C'est à dire que ce prolétariat "blanc"et européen issu d'un improbable âge d'or communiste primitif hypostasié, serait "plus" combatif (euphémisme pour dire supérieur) que celui du "sud" c'est à dire noir ou arabe. Les flux migratoires seraient la source de l'effondrement des luttes sociales en Europe !
Bien sûr l'argumentaire "anti-immigrationniste" (il n'y a d'ailleurs pas à être pour ou contre l'immigration comme fait historique) développé à coup de métaphores heiddegero-biologisantes (naturalisées) et sous couvert d'une pseudo critique radicale de la marchandise (l'Etre des "blancs" rebelles versus l'Avoir des "indigènes", main d'oeuvre servile ontologiquement, avide d'accumulation, manipulés par le Mamon-Capital), cache mal le caractère psychopathologique (recherche de la pureté identitaire et des racines) de ce type de délire qui suinte la xénophobie. En fait il s'agit d'une "vision" pathétiquement sous-Huntingtonnienne franco-centrée et grossière ainsi que d'une adaptation "debordisée" de la Volksgemeinschaft.
Ceci ne résiste pas cinq minutes à l'analyse et à l'étude sérieuse des flux migratoires aux niveaux intra-continentaux ou au niveau mondial. (voir l'Asie avec la Chine, les transferts de populations a l’intérieur de Afrique). Précisons d'ailleurs qu'a l'échelle de l'Europe les flux sont plus importants aux niveaux intra-communautaires qu'aux niveaux inter-continentaux. Nous avons peu de place ici pour traiter des causes multifactorielles des migrations (politiques, environnementales, économiques et donc liées). Pas plus à démontrer les balivernes de cette anthropologie frelatée pour psychotique. Cela importe peu, puisque l'offensive idéologique et clownesque,
ne consiste qu'à restaurer sous vocable néo-völkisch, les mythes du Sol Invictus et du pseudo "miracle grec", encore enseignés hélas ! rue Victor Cousin...

Rions un peu, pastiche: Ainsi "Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production de conneries s'annoncent comme une immense accumulation de spectacles de la bêtise concentrée de l'être-pour-la-saloperie. Tout ce qui était directement vécu sottement s'est éloigné dans une représentation de la saloperie ignorante  " 

dimanche 4 novembre 2012

Conférence publique en présence de Loren Goldner


Des travailleurs, chômeurs, étudiants organisent une conférence publique en présence de:
  
Loren Goldner


Activiste internationaliste américain
théoricien révolutionnaire,
après plusieurs conférences en Europe,

présentera son analyse de la crise capitaliste
  
Le mardi 6 novembre 2012 à 19h30, 
au Centre International de Culture Populaire 

(21 ter, rue Voltaire, Paris 11ème, métro Nation ou Rue des Boulets),

(Entrée libre) 


 par
                                                      
     Les Amis De Loren Goldner
Groupe d’Action Pour la Recomposition de l’Autonomie Prolétarienne 







+ +


Pour en savoir plus 
  

http://mondialisme.org/spip.php?article1375

 http://home.earthlink.net/~lrgoldner/

jeudi 25 octobre 2012

Faut-il aller voir KHAOS le film de Ana Dumitrescu ?

Emission de Radio Vosstanie.org

du  25 octobre 2012 à 21h 

Rediffusion le soir à 21h

Faut-il aller voir KHAOS le film de Ana Dumitrescu ?



ECOUTER RADIO VOSSTANIE.ORG

lundi 8 octobre 2012

Revue INCENDO, Sur le rapport entre genres & classes

Nous aimons bien le hors-serie de la revue Incendo. Pédagogique sans être chiant. Précis et sans langage abscons.  Cette petite revue d'une grande qualité esthétique se révélé être une véritable invitation à la lecture. A notre avis il s'agit plus d'une expérience pratique et théorique de mise au point pour ses rédacteurs. Ceci parce que nous avons surtout l'impression de lire un concentré des dernières synthèses sociologiques du moment. Peut-être est-ce à nous de faire une autre ou une nouvelle synthèse ? Voila donc un bel outil utile.


jeudi 4 octobre 2012

Xénophobie business de Claire RODIER

À quoi servent les contrôles migratoires ?

La surveillance des frontières s'est muée ces dernières années en un business hautement profitable. Les sociétés privées de sécurité autant que celles de l'industrie de l'armement en savent quelque chose : depuis le milieu des années 1990, elles ont trouvé dans ce nouveau « créneau » des opportunités inespérées. La plus grosse entreprise de sécurité, G4S (dont une partie de l'activité est consacrée à la « gestion » de l'immigration), emploie aujourd'hui près de 650 000 salariés, ce qui en fait le deuxième plus grand employeur privé du monde. Jamais, en effet, les politiques sécuritaires n'ont aussi fructueusement dopé le marché. FRONTEX, l'agence européenne des frontières mise en place par l'UE, est emblématique de ce boom - politiquement rentable et financièrement profitable, bien au-delà des pays du Nord.

La Libye, avec comme sans Kadhafi, a su habilement tirer profit de la manne des migrants, ces derniers faisant l'objet d'infinis marchandages avec les capitales européennes. En Israël comme aux États-Unis, la construction de centres de détention pour étrangers et de murs, censés rendre étanches les frontières, se révèle un pactole pour l'économie locale. C'est aussi une façon efficace de conforter les angoisses et de nourrir les fantasmes xénophobes qui font le miel de certains politiciens.
Du Sénégal à la frontière mexicaine, de Kiev à Paris ou Tel-Aviv, les rouages invisibles de cette nouvelle ruée vers l'or sont, pour la première fois, mis en lumière et analysés dans ce livre.

Editions de la Découverte 200p. 16€

TABLE

Introduction Plus les frontières s'estompent, plus elles sont surveillées
Plus il y a de contrôles, plus il faut contrôler
Des histoires de gros sous et de pouvoir

1. Le grand marché de la sécurité G4S, les mercenaires de la sécurité migratoire
Mort par asphyxie - Mercenarisation des missions de sécurité - Pas de petits profits - Dilution des responsabilités Le marché européen de la sécurité frontalière
La sécurité, un « bien commun » de l'Europe - La surveillance des frontières, un gâteau à partager - SIVE, le précurseur - L'aubaine de l'élargissement - Technologie : toujours plus, toujours mieux, toujours plus cher
Le bon filon de la détention des étrangers
Rhétorique de la peur - L'industrie carcérale, des prisons aux centres de détention pour migrants - Enfermer le plus longtemps possible - Alliances fructueuses - Un modèle à géométrie variable  

2. L'exploitation de la peur
Derrière les murs
À la frontière gréco-turque - Autour de Ceuta et Melilla - Entre l'Inde et le Bangladesh - Le long du désert du Néguev - Parler du mur - « Wall of shame » : le mur Mexique/États-Unis - La menace de mur
Désigner l'ennemi
Le « discours de Grenoble » : amalgames et approximations - L'impossible bilan d'un démantèlement très médiatique - Fausses expulsions et probables retours - Hypocrisie sans frontières - Après les Roms, les Tunisiens - Querelle d'opérette franco-italienne Le terroriste étranger est derrière la porte
Le tournant du 11 Septembre - Les experts sont formels - Immigration et terrorisme : une association non démontrée, mais utile - Un amalgame potentiellement explosif

3. Petits arrangement entre voisin Marchandages au sud et à l'est de l'Europe
Le Maroc, « bon élève de l'Europe » - Maghreb-Europe : des intérêts bien partagés - La carotte des accords de réadmission - À l'est, une diplomatie sur mesure Le « plan africain » de l'Espagne
Sénégalais à tout prix - Du - Plan Africa... - ... au Plan REVA - Bilan fantôme - Les migrants, floués des deux côtés - Éléphant blanc Libye : l'instrumentalisation des contrôles, avant comme après Kadhafi
Les migrants, une ressource nationale - Pétrole, gaz et uranium contre migrants et infirmières bulgares 91
Échanges de bons procédés - Nouveau régime, mêmes marchandages


4. Des instruments emblématiques de la marchandisation des contrôles
Frontex, une agence multifonctions
Un « bras armé» visible, sinon efficace - Une diplomatie peu regardante - Une courroie de transmission bien utile - Drones : les contrôles migratoires au service de l'industrie guerrière
Le business des camps
Enfermer longtemps, enfermer beaucoup : une tendance générale - Les camps d'étrangers, ça rapporte - Des camps pour rassurer - Des camps pour avertir - Des camps comme outil de négociation - Enfermer ailleurs : dans la logique de l'externalisation des contrôles
 Conclusion : l'autre coût des contrôles.



"En quoi le discours alarmiste sur les migrations est-il utile pour les Etats ?

On est ici dans la logique bien connue du bouc émissaire : dans le contexte de crise économique et sociétale, la manipulation de l’incertitude et de la peur permet aux gouvernants, incapables d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés par leurs électeurs, d’asseoir leur autorité en désignant des coupables."  «Des frontières qui servent à générer des profits financiers et idéologiques  »  

Réponse de  Claire RODIER dans liberation le 1/12/2012

mercredi 3 octobre 2012

Positions pour la guerre de classe en cours...

Rediffusion

Jeudi 4 octobre à 21H

Radio Vosstanie

THEME DE LA PREMIERE EMISSION

PRESENTATION

Positions pour la guerre de classe en cours...

ECOUTER

Radio Vosstanie !
ECOUTER

Pour écouter il faut copier le lien ci-dessous dans votre lecteur pour une lecture en streaming.
ou bien cliquer sur le lien écouter pour lire directement sur votre lecteur habituel.

http://78.129.232.162:22352/listen.pls


jeudi 20 septembre 2012

Black and red de Shawki Ahmed

 Les mouvements noirs et la gauche américaine 1850-2010

L’histoire des luttes de libération ­afro-américaine est bien souvent réduite, en France, à quelques personnages transformés en icônes. Quant à l’histoire de la gauche radicale de ce pays, elle est tout simplement ignorée. C’est à ce double déficit que s’efforce de répondre cet ouvrage, en évoquant les relations, souvent conflictuelles, entre les mouvements noirs et la gauche ­révolutionnaire aux États-Unis.

De l’esclavage à la Guerre civile de 1861-1865 et du mouvement pour les droits civiques des années 1960 à la contre-révolution sociale et raciale des années 1980 et 1990, Black and Red dresse un panorama des luttes noires et révolutionnaires qui n’ont cessé, depuis plus d’un siècle, de secouer la ­superpuissance.


Malcolm X, Martin Luther King, Marcus Garvey, Stokely Carmichael, W. E. B. Du Bois y côtoient John Brown, les mineurs de l’Alabama, les travailleurs noirs de Detroit mais aussi le FBI, le Ku Klux Klan, les milices patronales et toutes les forces qui n’ont eu de cesse d’écraser les mouvements ­sociaux.


Introduction
chapitre 1.  l’esclavage aux états-unis
chapitre 2.  l’abolitionnisme
chapitre 3.  la guerre civile
chapitre 4.  reconstruction et populisme
chapitre 5.  conciliation, racisme et résistance
chapitre 6.  l’ascension de marcus garvey
chapitre 7.  socialistes, communistes et trotskistes
chapitre 8.  les racines du mouvement pour les droits civiques
chapitre 9.  la politique de malcolm x
chapitre 10.  black power
chapitre 11.  les black panthers et le drum
chapitre 12.  faire de la race un enjeu politique central3
conclusion
bibliographie
index
index des organisations

Ed. Syllepse 260 pages / 15€

jeudi 13 septembre 2012

Rosa Luxemburg de John Peter Nettl (A paraître)

Présentation de L'éditeur.
Par les différentes facettes de sa personnalité, énergique et sensible, penseur et femme d’action, plus encore peut-être par son rôle d’opposante à ceux qu’elle tenait pour responsables du ralliement en 1914 des socialistes à l’Union sacrée, par son assassinat enfin, précurseur des massacres à venir, Rosa Luxemburg a suscité au cours des dernières dizaines d’années nombre d’interprétations et de créations. Pourtant, il reste difficile de trouver en français une biographie qui rende compte non seulement de son existence, mais du contexte où elle s’est déroulée et de la signification des orientations politiques qu’elle a défendues, souvent déformées pour servir telle ou telle cause sans rapport avec les conditions dans lesquelles elle les a élaborées.
 
Il y a 40 ans que François Maspero a publié l’édition française du Rosa Luxemburg de John Peter Nettl. Dès sa parution en anglais en 1966, ce livre de plus de 900 pages s’est imposé comme une référence : il s’agissait en effet de la première biographie systématique consacrée à Rosa Luxemburg, fondée sur la recherche et l’utilisation du plus grand nombre de sources possibles. Le seul recensement des publications où l’on retrouve ses écrits et ses discours y occupe une cinquantaine de pages.

Editions SpartacusEn 1968, peu de temps avant sa mort accidentelle, John Peter Nettl a terminé une version abrégée de son livre pour le rendre accessible à un plus large public ; elle fut publiée l’année suivante en anglais et en allemand. Depuis, bien des livres ont été consacrés à Rosa Luxemburg ; pourtant, son ouvrage, y compris dans sa version abrégée qui, comme on le voit, reste substantielle, conserve un intérêt tout particulier car il rend compte des débats et des combats qui ont accompagné la naissance et la croissance des organisations de masse du mouvement ouvrier socialiste, contribuant ainsi à notre compréhension des succès relatifs et des défaites effroyables que celui-ci a connus au cours du XXe siècle.

Dès les années 1930, mais surtout à partir de 1946, René Lefeuvre, le fondateur des Cahiers Spartacus, a tenu à faire connaître et à tenir disponibles, contre vents et marées, les principaux textes de Rosa Luxemburg. Notre catalogue n’a cessé de s’enrichir de textes écrits par Rosa Luxemburg ou se rapportant à elle. Il manquait cependant une biographie permettant de les relier entre eux, un rôle que le livre de John Peter Nettl nous semble remplir parfaitement.



Rosa Luxemburg a appartenu à une époque où la révolution socialiste, à la fois désirable et inéluctable, semblait à portée de la main, et, comme d’autres fortes personnalités de l’époque, au caractère souvent solitaire, elle a consacré son existence à l’avènement d’un pouvoir collectif, d’une société où « le libre développement de chacun sera la condition du libre développement de tous ». De cette existence, de cette réflexion tournée vers l’action on ne tirera pas de recettes ; mais John Peter Nettl, en combinant récit et analyse, fournit d’amples matériaux à tous ceux qui pensent que des échecs mêmes du mouvement socialiste des leçons sont à tirer pour œuvrer à cet avènement.

A paraitre le 1/10/2012  ISBN : 2-902963-64-5 568 pages / 28.00 euros Editions Spartacus

jeudi 6 septembre 2012

Va-t-il encore falloir attendre ? (Tract du 1er Mai 2009)

Va-t-il encore falloir attendre ?


« Le communiste, quant à lui, ne se demande pas si son action est « indispensable » ou « inutile ». Il ne peut plus vivre dans la société actuelle, comprend qu'une solution individuelle ne serait qu'illusion »

La théorie révolutionnaire séparée prouve sans cesse ses limites dans l'action ou praxis que certains considèrent comme «l'ordalie» du fameux mouvement réel. Or la réponse du réel est implacable.

Celle-ci est simplement irrecevable parce que cette merde fait système. Il est plus opératoire de pratiquer la charité, car la résonance et le retour est immédiat, mais aussi parce qu'elle s'inscrit dans la logique d'une réponse intégrable.

Entre confusions et flou volontairement entretenus, la théorie idéologisée fait écho à des tentatives publicitaires et folkloriques des milieux militants, ainsi:

L'activité « pratique théorique » militante s'affirme d'années en années comme une somme d'hagiographies ou l'onomastique communiste, anarchiste flirte avec la philologie marxienne et la scolastique libertaire.

En ces temps, elle se fait d'ailleurs plus littéraire qu'historienne. On y romantise l'histoire de ses échecs en quadrichromie.

Ce « maitronisme » s'affirme d'ailleurs comme un moment important des activités des « révolutionnaires ». Les théoriciens du communisme s'amusent à exhumer d'improbables fragments d'une littérature désuète déjà subvertie par le capital. Ces nouveaux gnostiques, quelques fois archéologues cherchent dans la théorie le salut d'une vie aliénée et démontre par là leur extériorité au prolétariat.

Le comble de la saloperie est bien quand !

Les enfants de la bourgeoisie, les profs, les universitaires appointés au CNRS, théorisent sempiternellement la dernière parousie. Ceci à la seule fin de s'en faire les prophètes, plus certainement les experts.

Quand la dernière solution à la mode proposée, et prônée, n'est autre que d'être un animateur à mégaphone, un boutiquier alternatif équitable ou un épicier radicalement bio et autogéré;

Quand la frugalité, l'éloge de la « simplicité volontaire » et les traités « Maussiens » sur le renoncement au quantitatif s'affichent dans de nombreuses librairies radicales, c'est que la soumission à l'ordre dominant s'annonce des plus fantastique.

L'éloge du qualitatif dans la société capitaliste n'est ni plus ni moins que le retour de l'Homo - œconomicus qui revient par la fenêtre !

L'audience des discours, leurs diffusions, n'est pas sans nous faire penser que le prochain « serrage de ceinture » sera pour le prolétariat ! Qui, c'est bien connu, ne s'achète que des écrans plasma avec ses 900 euros. Il n'y a qu'un pas pour penser que l'idéologie qui vient est toujours l'idéologie de la classe ascendante, c'est à dire celle qui annonce la prochaine offensive contre les exploités.

Une gestion plus locale du vieux monde ou une redistribution plus équitable des miettes, n'y changera rien, la rupture ne s'affirmera pas dans l'éloge des nouvelles féodalités affinitaires et auto-organisées où les nouvelles chefferies informelles côtoient la gestion joyeuse de la pénurie de ceux qui ont été élevés dans l'opulence, et qui font du cénobitisme culpalisant un chemin vers la destruction automatique des communautés factices du capital.

Le projet communiste dans son moment d'élaboration s'affirme négativement, en opposition à ce qu'il ne veut pas, et s'articule à la nécessité d'en finir immédiatement. Mais ceci toujours par rapport à des besoins très pratiques, peut-être trop pragmatiques, n'en déplaise aux « communisateurs » ces nouveaux réformistes qui sont à la théorie ce que Garcimore est à la prestigitation.

Quand le théoricisme ou la théorie idéologisée rencontre la pensée magique de la révolution c'est que de nouveaux totems sont prêts à s'ériger !

Voilà pourquoi !

Si le prolétariat est contraint historiquement d'assumer la tâche de détruire le capitalisme ou de disparaître, il aura obligatoirement à faire face au Droit et à l'Etat, à sa police et à ses armées, à son idéologie et à ceux qui la produise, ceci d'une manière INDUSTRIELLE !

Les capitalistes nous laisseront-ils vraiment « communiser » par l'opération du saint-esprit ? Ils n'ont que foutre des néo-mormons de l'auto-réduction. L'atomisation Tarnac-ienne permet toutes les brutalités. A nous d'en tirer les leçons.

Entre répression et salariat, chômage et précarité, animalisation et crainte de sa propre mort à petit feu, la peur de perdre le peu qui n'est rien est déjà toute une politique, voire un dispositif.

Il faut bien avouer que le l'absence de programme du et vers le communisme, celui qui doit se distinguer de cette « alternative » qui consiste à reformer l'irréformable, à surenchérir démagogiquement sur des mots d'ordre radicalement catégoriels et utopico-keynesien, d'un service public plus public ou d'une « équité » plus égalitaire, ne facilite pas les choses.

Peut-être est-il plus bandant de rêver éternellement, en secret, de rouler en Maserati ou de gagner au Loto dans un monde où l'Entrepreneur est un modèle où chacun à sa chance sur le papier, plutôt que d'entrevoir un improbable communisme militarisé pour le bien de tous, psalmodié par des fils et des filles à papa, ou des « ultra-gauche » salonards qui scandent des formules magiques et des incantations tirées des saintes écritures pro-situs ou néo-staliniennes.

Redéfinir la lutte et le programme de la révolution pour le communisme est plus que jamais une affaire d'organisation ceci pour sa capacité d'offensive et de résistance face à la contre-révolution qui EST.

Nous sommes conscients, comme l'écrivait Paul Mattick, « qu'il y aura antithèse entre l'organisation et la spontanéité tant que se perpétueront et la société de classes et les tentatives de l'abattre » mais nous sommes aussi persuadés que nous ne pouvons pas ne pas réagir puissamment contre les coups qui nous sont portés quotidiennement.

Voilà pourquoi nous choisissons d'assumer, ceci sans avant-gardisme ou quelques prétentions à l'éclairage de consciences embrumées, la construction d'une organisation anti-hierarchique et classiste qui aura pour fonction de définir les taches pratiques du communisme et les moyens d'y parvenir, ceci dans la tradition de la gauche communiste et du communisme de conseils.


Pour suivre l'élaboration de nos positions et de notre activité.


vosstanie[ at ] gmail.com

Tract distribué le 1 mai 2009

vendredi 31 août 2012

Contre le racket abertzale par Gaizki-Ikasi Maketo

Contre le racket abertzale ou les Insolences anti-patriotiques d'un métèque 

par Gaizki-Ikasi Maketo


 Contre le racket abertzale par Gaizki-Ikasi Maketo

Nous mettons en ligne l'ouvrage épuisé de  Gaizki-Ikasi Maketo édité en 1981 
aux éditions Distance au format de fichier PDF. ICI pour visionner ou télécharger


Bien sûr il sera très utile par analogie, de transposer cette critique à toutes les formes de nationalismes, éthnismes, luttes de libérations nationale portées par la droite ou la gauche et l'extrême gauche du capital ainsi que l'anarchisme patriotard.

Merci à John 

lundi 27 août 2012

Bôtanica Política

Ouverture du site Bôtanica Política ou cette camarade se propose d'indiquer des pistes de lectures pour le débat ou les commentaires seront possibles.

 Bôtanica Política

Premier titre proposé : 

L’ETHNICISATION DE LA FRANCE de Jean-Loup Amselle

vendredi 17 août 2012

# # Genre et rapports sociaux de sexe # #

Nous ajoutons à notre bibliographie de base et de combat l'ouvrage de Roland Pfefferkorn.

Le mouvement des femmes a été à l'origine d'une effervescence théorique qui s'est traduite par la production d'un corpus de concepts extrêmement riche. Par exemple ceux de patriarcat, de mode de production domestique, de travail domestique, de travail productif et reproductif et de division sexuelle du travail, sans compter ceux de sexe social, sexage ou classe de sexe. Par ailleurs, les concepts de genre et de rapports sociaux de sexe se sont inscrits durablement dans le paysage. De nombreuses théoriciennes qui se reconnaissent dans le courant matérialiste cherchent à penser lest rapports entre les sexes en privilégiant leurs fondements matériels, notamment économiques, sociopolitiques, voire physiques sans négliger pour autant les dimensions symboliques. La manière dont la séparation et la hiérarchisation entre hommes et femmes sont produites se trouve au coeur de leurs réflexions. Ces élaborations ont permis de rompre avec l'idéologie de la complémentarité "naturelle" des sexes, de penser les rapports antagoniques entre le groupe des hommes et celui des femmes dans le but de les transformer. C'est à la présentation de ce corpus de concepts qu'est consacré le présent volume. 

L'objectif est de rendre compte de la diversité, de la richesse et des limites des analyses produites ainsi que de rappeler quelques-uns des débats, controverses et divergences qui ont traversé le mouvement des femmes.

Roland Pfefferkorn Genre et rapports sociaux de sexe Ed. Page Deux 140 pages.


lundi 13 août 2012

Free jazz Black Power

Black Power : le pouvoir pour les Noirs – c’était le mot d’ordre lancé par les plus radicaux des militants noirs aux U.S.A. après l’assassinat de Malcolm X (1965). 

Free Jazz : jazz libre – mot d’ordre aussi à sa façon, à la fois esthétique et politique, tel que depuis 1960 change le rapport au jazz des meilleurs musiciens afro-américains comme de nombreux jazzmen européens.
La montée du free jazz, les résistances qu’il rencontre, les crises qu’il ouvre, rendent possible l’analyse des conditions historiques, sociales, économiques du développement de la musique jazz sous et contre ce qu’il faut bien nommer sa colonisation par les valeurs culturelles occidentales. Le livre de Philippe Carles et Jean-Louis Comolli reconsidère l’histoire du jazz dans son articulation avec l’histoire et les luttes des Noirs américains. En tentant la critique des normes culturelles à travers lesquelles le jazz a été produit et compris, il dégage les enjeux idéologiques, voire politiques, de toute esthétique musicale. 

 De Philippe Carles / Jean-Louis Comolli
Editions Folio Gallimard 438p.

dimanche 12 août 2012

NADA !


Le  terrorisme gauchiste et le terrorisme étatique, quoique leurs mobiles soient incomparables, sont les deux mâchoires du même piège à cons…

vendredi 10 août 2012

Les fondements de l’économie capitaliste

Nous ajoutons à notre bibliographie de base et de combat l'ouvrage de Jacques GOUVERNEUR: Les fondements de l’économie capitaliste. Les raisons de ce choix se trouvent dans la présentation de l'éditeur. De plus il répond à notre volonté de formation militante.

Il est en téléchargement libre ici au format PDF ou en diffusion sur le site du Collectif Smolny ou sur i6doc.com


Présentation de l’éditeur :

Fruit d’une expérience d’enseignement académique et de divulgation extra-universitaire, l’ouvrage expose l’approche économique marxiste en combinant rigueur et simplicité. Il montre la pertinence de cette approche pour analyser de manière cohérente les tendances profondes du capitalisme actuel : extension de la sphère marchande, mondialisation de l’économie, concentration du pouvoir économique, course à la compétitivité, invasion de la publicité, développement des inégalités, persistance de la crise et du chômage, dégradation de l’environnement, etc.

Comparée à la deuxième édition de 1995, la présente édition comporte une innovation pédagogique majeure. Chaque chapitre est en effet suivi d’un résumé, ainsi que d’une gamme d’exercices « théoriques » et « pratiques » : les premiers permettent de vérifier la compréhension de la matière, les seconds permettent de faire le lien entre la théorie et les réalités concrètes accessibles au lecteur, quels que soient les pays et l’époque où celui-ci se situe.

En raison de ses qualités pédagogiques remarquables, le livre constitue un manuel de premier choix pour les étudiants, pour les enseignants et formateurs, ainsi que pour tout profane intéressé par le sujet. EN même temps, le livre adopte (et justifie en annexes) plusieurs positions théoriques originales qui retiendront l’attention des spécialistes.

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Le livre constitue une introduction à l'analyse économique marxiste du système capitaliste.
Les six premiers chapitres étudient la structure de l'économie dans une perspective essentiellement statique. Ces chapitres analysent successivement: 1. le fondement des biens et services (le travail, en combinaison avec la nature); 2. le fondement des revenus (la valeur, c'est-à-dire le travail consacré à la production de marchandises); 3. le fondement des profits (la survaleur, la plus-value); 4. les rapports économiques fondamentaux (taux de plus-value, composition du capital, taux de profit); 5. la concurrence pour la répartition de la plus-value entre entreprises et entre branches; 6. les rapports entre le secteur capitaliste et les secteurs non capitalistes.
Les trois derniers chapitres adoptent un point de vue essentiellement dynamique et analysent divers aspects de la croissance. Le chapitre 7 considère successivement le développement de la mécanisation, la contradiction entre la socialisation de la production et la concentration du capital, l'expansion du travail salarié et de la production marchande, les coûts humains et écologiques de la croissance. Le chapitre 8 envisage les conflits autour du taux de plus-value ; il montre comment les progrès de la productivité générale permettent en théorie de concilier l'augmentation des profits avec la hausse des salaires et des dépenses publiques. Le chapitre 9 étudie le problème des crises ; il montre comment les rapports de force, combinés avec l'évolution de la productivité générale, ont en réalité permis ou empêché une telle conciliation dans les pays avancés après la deuxième guerre mondiale.
La conclusion déborde du cadre économique des analyses antérieures pour signaler divers éléments (juridiques, politiques, répressifs et idéologiques) qui contribuent conjointement à la reproduction du capitalisme.


Sommaire
(EXTRAITS)

CHAP. I : LE FONDEMENT DES BIENS ET SERVICES : LE TRAVAIL
  1. Les aspects matériels communs à tout travail
  2. Les aspects sociaux différenciés du travail
CHAP. II : LE FONDEMENT DES PRIX ET DES REVENUS : LA VALEUR
  1. Le concept de marchandise
  2. La face cachée de la marchandise : la valeur
  3. L'expression visible de la valeur : le prix
  4. Le fondement des revenus : la valeur nouvelle
CHAP. III : LE FONDEMENT DU PROFIT ET DE L' ACCUMULATION : LA SURVALEUR
  1. La source du profit : le surtravail
  2. L'utilisation du profit : l'accumulation
CHAP. IV : LES RAPPORTS ECONOMIQUES FONDAMENTAUX
  1. Présentation des trois rapports
  2. Analyse des influences jouant sur les trois rapports
CHAP. V : LA CONCURRENCE POUR LE PARTAGE DE LA PLUS-VALUE
  1. La répartition de la plus-value globale
  2. Les rapports entre entreprises rentables et non rentables
CHAP. VI : CAPITALISME ET PRODUCTIONS NON CAPITALISTES
  1. Capitalisme et entreprises indépendantes
  2. Capitalisme et entreprises publiques
  3. Capitalisme et secteur institutionnel
  4. Capitalisme et sphère non professionnelle
  5. Travail et revenus dans l'ensemble de la société
CHAP. VII : TENDANCES ET CONTRADICTIONS FONDAMENTALES DE LA CROISSANCE
  1. Le développement de la mécanisation
  2. La contradiction croissante entre socialisation de la production et concentration du capital
  3. L'extension de la production, du salariat et des marchés
  4. La contradiction entre la recherche du profit privé et la satisfaction des besoins sociaux
CHAP. VIII : CONFLITS ET CONCILIATIONS AUTOUR DU TAUX DE PLUS-VALUE
  1. Les procédés pour accroître le taux de plus-value
  2. Les conciliations entre accumulation, consommation salariale et dépenses publiques
  3. Les effets de l'internationalisation du capital productif
CHAP. IX : CROISSANCE ET CRISES
  1. La croissance avant la Deuxième Guerre
  2. La croissance de 1945 à 1974
  3. La crise structurelle depuis 1975
CONCLUSION : LA REPRODUCTION DU CAPITALISME
ANNEXES THEORIQUES
  1. Positions théoriques adoptées dans le livre
  2. Brève comparaison avec la comptabilité nationale
  3. L' équivalent monétaire des valeurs (E)
  4. La productivité du travail
  5. L'explication des salaires et des différences de salaires
  6. La production de valeur et de plus-value en termes qualitatifs : la question du travail productif
  7. La production de valeur et de plus-value en termes quantitatifs : la question du travail plus productif, plus intensif, plus qualifié
  8. Remarques complémentaires sur les rapports économiques fondamentaux
  9. Une " loi de la baisse tendancielle du taux de profit "?
  10. La répartition de la plus-value entre branches inégalement mécanisées: la loi de la " péréquation du taux de profit "
  11. Les schémas de reproduction
  12. La problématique des classes sociales
LEXIQUE
REPONSES AUX QUESTIONS

jeudi 2 août 2012

Résistances au travail

"Si adhésion il y avait, s'il n'y avait que la servitude volontaire, pourquoi faudrait-il des chefs, des brigadiers, des managers, des contremaîtres et surtout déployer autant d'efforts en faveur d'une activité de travail malgré tout jamais assez performante, soutenue et efficace" p.11
 

Présentation de l'éditeur

Rares sont les romans, même de science fiction, fondés sur l’invraisemblance. Il en est de même avec les enquêtes en sciences sociales. Il existe néanmoins des vraisemblances négligées. Les résistances au travail en font partie.
Le management contemporain a beau exalter l’individu, il exige encore et toujours une subordination à sa logique. Il n’est pas aisé d’y échapper.

Pourtant, aujourd’hui comme hier, la subjectivité rebelle se fraie un chemin. La logique de valorisation a supplanté le despotisme de la fabrique. Mais peu de salariés sont dupes. On peut céder sans consentir et faire le minimum tout en respectant les apparences.

Les résistances au travail se situent dans les interstices de la domination. Elles reconstruisent des espaces d’autonomie qui échappent en partie à la domination. Elles anticipent et nourrissent l’action collective.

Ce livre expose et analyse ces pratiques non conformes qui resurgissent toujours. La relation salariale est ainsi faite ; n’en déplaise à ceux qui pensent avoir gagné la partie grâce à la précarisation et au chômage ; n’en déplaise aussi à ceux qui, par leurs analyses compassionnelles sur la souffrance au travail, négligent les capacités de résistance des collectifs.

Table des matières

Avant-propos, Stephen Bouquin
Les résistances au travail se sont raréfiées…
Les résistances sont présentes mais sont rarement reconnues…
Un champ d’analyse élargi
Première partie. Perspectives théoriques
Chapitre 1. Les résistances au travail entre domination et consentement,
Stephen Bouquin
Subjectivités en souffrance ?
La souffrance et le déni éludent les résistances
Dominations sans partage ?
Une question de définition
Consentement et servitude volontaire
Le travail dans une cage d’acier ?
Hétéronomie et travail vivant
Marx et la subsomption du travail
Une dialectique subsomption/résistance
Paroles critiques
Pour conclure provisoirement
Chapitre 2. Le mythe de la « fin du collectivisme ». La montée de l’individualisme et la mort du travailleur collectif dans la sociologie du travail britannique
Paul Stewart
Approches pour comprendre le travail, le conflit et le rapport individualisme-collectivisme
Souffrance individuelle et exploitation capitaliste
La vision « pessimiste » ou quand les travailleurs rigolent de tout
Ce que nous savons sur l’état actuel des formes traditionnelles de collectivisme au Royaume-Uni
Comment définir le collectivisme ?
Collectivisme et travailleur collectif
Conclusions
Deuxième partie. Perspectives historiques
Chapitre 3. Les sublimes, figures de l’autonomie ouvrière,
Bruno Scacciatelli
Les formes principales d’organisation de la production
La qualification
Le genre du travail
Les pratiques et les représentations des sublimes
Chapitre 4. Grains de sable dans le système de domination temporel et spatial de l’industrie textile de la première moitié du 20e siècle, Mélanie Roussel
Saint-Frères, un modèle de domination paternaliste
Se mobiliser sur la scène publique
Luttes clandestines, luttes de l’intime
Conclusion
Chapitre 5. Le rapport au travail : entre implication et résistance. L’exemple de l’usine Chausson à Creil (1950-1996),  Pascal Depoorter
La question de la reconnaissance
La question de la reconnaissance dans le travail : le cas des ouvriers de métier
La résistance à la déqualification
Les fresques : l’expression d’une dignité ouvrière
Conclusion
Troisième partie. Réalités contemporaines
Chapitre 6. Démantèlement de l’autonomie responsable et repositionnement des salariés dans l’industrie nucléaire. Des enjeux renouvelés et des articulations inédites, José Calderón
Un modèle ambivalent fondé sur l’autonomie responsable des ouvriers statutaires
Nouveau modèle, nouveaux enjeux, nouvelles pratiques
Contre la dissolution des collectifs de travail, une reconstruction du sens accordé à l’action : un enjeu éthique et politique
Conclusion
Annexe 1. Méthodologie de l’enquête
Annexe 2. Réorganisation du service de la conduite et transformation des rôles professionnels
Chapitre 7. Le collectif résistant. Analyse d’une pratique syndicale dans un atelier,
Louis-Marie Barnier
La coopération, cadre collectif du travail
Le collectif porteur de la norme
Confrontations autour de l’organisation du travail
Le syndicat vecteur de résistances professionnelles
Conclusion
Chapitre 8. Ajustements et oppositions masquées parmi les intérimaires,
Isabelle Farcy
Le travail intérimaire et son poids sur le marché de l’emploi
Une condition laborieuse incertaine
L’autonomie via le marché
L’intérim comme zone permanente de transit
Stratégies de fuite
Face au travail réel : ennui, danger et faible reconnaissance
Microstratégies de résistances
Des rapports interindividuels entre conflits et solidarités
Des similitudes avec d’autres terrains
Se syndiquer ?
Un recours aux prud’hommes
Chapitre 9. Résistances au travail et rapports sociaux (de sexe): le cas de femmes de chambre et de veilleurs de nuit du secteur hôtelier,
Emmanuelle Lada
Les cadres de l’analyse
Les enjeux convergents des résistances informelles
Les enjeux divergents des résistances informelles
De l’informel au formel, du contournement au conflit ouvert
Conclusion
Annexe. Terrain d’enquête et méthodologie
Chapitre 10. Des fêlures du quotidien. Les voies de la résistance au sein de la famille Faye ,
Thomas Rothé
La famille Faye: hommes et femmes « mode d’emploi »
Les hommes: une dette insolvable
La femme comme «soutien de famille» ?
Conclusions
Chapitre 11. Le sabotage en entreprise, une manifestation du rejet de l’ordre établi,
Djordje Kuzmanovic
Retour sur la notion de sabotage
Le sabotage, une constante dans l’histoire longue
Typologie des formes du sabotage
Un objet sociologique difficile à appréhender
Quelques exemples
Pour une théorie générale du sabotage
Épilogue
Chapitre 12. Résistances au travail, action collective et émancipation,
Stephen Bouquin
Luttes indignes ?
Du grain à moudre pour le management ?
Le syndicalisme mal à l’aise
Subordination et exploitation
Marx et les marxismes face au travail
Faire le tri dans l’héritage
Les résistances aux transformations
Une critique du travail comme abstraction sociale
Une nouvelle période

Coordinateur:  Stephen Bouquin / Editions Syllepse 2008 250p. ISBN : 978-2-84950-17-64