Vous trouverez dans cette rubrique une sélection de textes qui peuvent permettre le débat.
La mystification démocratique - Jacques CAMATTE (REVUE INVARIANCE N° 6 - 1969) L’assaut du prolétariat aux citadelles du capital ne pourra se faire avec une quelconque chance de succès qu’à la condition que le mouvement révolutionnaire prolétarien en finisse, une fois pour toutes, avec la démocratie. Celle-ci est le dernier refuge de tous les reniements, de toutes les trahisons, parce qu’elle est le premier espoir de ceux qui croient assainir, revigorer le mouvement actuel pourri jusqu’en ses fondements.
QUAND MEURENT LES INSURRECTIONS - Gilles Dauvé
La mystification démocratique - Jacques CAMATTE (REVUE INVARIANCE N° 6 - 1969) L’assaut du prolétariat aux citadelles du capital ne pourra se faire avec une quelconque chance de succès qu’à la condition que le mouvement révolutionnaire prolétarien en finisse, une fois pour toutes, avec la démocratie. Celle-ci est le dernier refuge de tous les reniements, de toutes les trahisons, parce qu’elle est le premier espoir de ceux qui croient assainir, revigorer le mouvement actuel pourri jusqu’en ses fondements.
QUAND MEURENT LES INSURRECTIONS - Gilles Dauvé
Quand tout un chacun participera à la production de son existence, les capacités de pression et d'oppression dont dispose aujourd'hui l'Etat deviendront inopérantes. C'est parce que la société salariale nous prive des moyens de vivre, de produire, de communiquer, allant jusqu'à envahir l'espace autrefois privé, à nous livrer elle-même nos émotions, que son Etat est tout-puissant. La meilleure garantie contre la réapparition d'une nouvelle structure de pouvoir au-dessus de nous, c'est l'appropriation la plus profonde des conditions d'existence, à tous les niveaux.
Contre le mythe autogestionnaire par des prolétaires
Contre le mythe autogestionnaire par des prolétaires
Ce texte est une tentative d’élaborer une critique de cette perspective largement répandue aujourd’hui dans les milieux militants qui se revendiquent, du moins formellement, de la nécessité de changer radicalement le monde. Outre le mensonge de leur discours, leur pratique montre clairement leur réel positionnement dans la guerre de classe. A travers l’analyse des exemples-phares autogestionnaires que sont l’Espagne en 1936, l’atelier Lip à Besançon en 1973 et l’Argentine depuis décembre 2001, notre volonté est de montrer en quoi la perspective de gestion des processus productifs et d’échange est un arrêt du processus révolutionnaire, un renforcement de l’ordre établi qui renvoie le prolétariat à la seule place que lui laisse le capital, celle de producteur de valeur quitte à lui laisser le rôle de gestionnaire pendant un temps ! Les expériences alter éco sympa en pleine paix sociale n’ont rien de contradictoire, elles sont des entreprises capitalistes sans ambiguïté. Ce qui nous questionne, c’est l’antagonisme qui traverse tout mouvement de classe dans sa dynamique combative, vivante et donc profondément contradictoire. Ces luttes sont l’expression d’une classe qui vit et combat contre la dictature de l’économie, et ont pu servir de vague sur laquelle ont surfé avec prestige les plus fieffés sociaux-démocrates, nous vendant leur soupe pour alimenter nos propres faiblesses et contradictions. Leur activité contre-révolutionnaire consiste précisément en cela.
