Diffusion: LA LUTTE DES CLASSES PENDANT LA LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (1ere partie 1789)

Diffusion: LA LUTTE DES CLASSES PENDANT LA LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (1ere partie 1789)
Diffusion: LA LUTTE DES CLASSES PENDANT LA LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (1ere partie 1789)

dimanche 22 novembre 2009

Selection de textes

Vous trouverez dans cette rubrique une sélection de textes qui peuvent permettre le débat.


LA RECUPERATION EN FRANCE DEPUIS 1968 par Jaime SEMPRUN
S'il est une lecture plus propre à persuader de l'inéluctable effondrement de cette société que celle des très nombreux ouvrages en exposant les diverses tares, c'est bien celle de ceux, plus nombreux encore, qui s'avisent d'y proposer quelque remède. Ma supériorité évidente, dont le lecteur appréciera bien vite tous les avantages, est de ne présenter aucune solution


Les limites de l'intégration par Paul MATTICK (1969)
Assurément, Marcuse ne se livre pas à une description réaliste des conditions existantes; il cherche plutôt à dégager les tendances qu'on peut observer au sein de ces conditions. C'est parce que les virtualités du système actuel prennent corps sans rencontrer d'oppo­sition qu'on semble devoir aboutir à une société totalitaire complètement intégrée. Pour mettre obstacle à ce mouvement, il faudrait que les classes opprimées « se libèrent à la fois d'elles-mêmes et de leurs maîtres ». Transcender des conditions établies, voilà qui présuppose une transcendance au sein de ces conditions : tour de force que la société unidimensionnelle interdit à l'homme unidimen­sionnel. Et Marcuse de conclure en ces termes : « La théorie critique de la société ne possède pas de concepts qui permettent de franchir l'écart entre le présent et le futur; elle ne fait pas de promesses; elle n'a pas réussi; elle est restée négative ». Autrement dit, la théorie critique — ou marxisme — ne mérite plus guère qu'un coup de chapeau en passant.

La mystification démocratique - Jacques CAMATTE (REVUE INVARIANCE N° 6 - 1969)  L’as­saut du proléta­ri­at aux ci­ta­del­les du ca­pi­tal ne pour­ra se faire avec une quel­con­que chan­ce de succès qu’à la con­di­ti­on que le mou­ve­ment révo­lu­ti­onn­ai­re proléta­ri­en en fi­nis­se, une fois pour tou­tes, avec la démocra­tie. Cel­le-​ci est le der­nier re­fu­ge de tous les re­nie­ments, de tou­tes les tra­hi­sons, parce qu’elle est le pre­mier es­poir de ceux qui cro­i­ent as­sai­nir, re­vi­go­rer le mou­ve­ment ac­tu­el pour­ri jusqu’en ses fon­de­ments.


Contre le mythe autogestionnaire par des prolétaires 
Ce texte est une tentative d’élaborer une critique de cette perspective largement répandue aujourd’hui dans les milieux militants qui se revendiquent, du moins formellement, de la nécessité de changer radicalement le monde. Outre le mensonge de leur discours, leur pratique montre clairement leur réel positionnement dans la guerre de classe. A travers l’analyse des exemples-phares autogestionnaires que sont l’Espagne en 1936, l’atelier Lip à Besançon en 1973 et l’Argentine depuis décembre 2001, notre volonté est de montrer en quoi la perspective de gestion des processus productifs et d’échange est un arrêt du processus révolutionnaire, un renforcement de l’ordre établi qui renvoie le prolétariat à la seule place que lui laisse le capital, celle de producteur de valeur quitte à lui laisser le rôle de gestionnaire pendant un temps ! Les expériences alter éco sympa en pleine paix sociale n’ont rien de contradictoire, elles sont des entreprises capitalistes sans ambiguïté. Ce qui nous questionne, c’est l’antagonisme qui traverse tout mouvement de classe dans sa dynamique combative, vivante et donc profondément contradictoire. Ces luttes sont l’expression d’une classe qui vit et combat contre la dictature de l’économie, et ont pu servir de vague sur laquelle ont surfé avec prestige les plus fieffés sociaux-démocrates, nous vendant leur soupe pour alimenter nos propres faiblesses et contradictions. Leur activité contre-révolutionnaire consiste précisément en cela.

Contre le racket abertzale ou les Insolences anti-patriotiques d'un métèque par Gaizki-Ikasi Maketo

Réflexions sur le travail théorique GLAT - Lutte de Classe - Mars 1978
Nous sommes au regret d’informer les collectionneurs de publications révolutionnaires que le présent numéro de Lutte de Classe est le dernier qu’ils recevront. Pour ceux qu’elle pourrait intéresser, l’analyse qui a conduit à cette décision est résumée ci-dessous.

La lutte de classe en Ulster de J.-Yves BÉRIOU
Les récents événements d'Irlande du Nord viennent par eux-mêmes, sans fard, de démontrer à quel point tous les mensonges sont solidaires. Les avatars de la pensée pourrissante moderne s'étalent sans fausse honte aux yeux de « l'opinion publique ›. La barbarie de l'armée d'occupation anglaise est dénoncée au profit de la barbarie de l'I.R.A. et de sa terreur exercée sur le dos du prolétariat. Dans la même sainte alliance, se trouvent réunis maoïstes, chrétiens de gauche, trotskistes, staliniens, anarchistes, socialistes, maspérisés de toutes sortes, « matérialisés pour une intervention », gaullistes, nationalistes, royalistes, « Ordre Nouveau », etc. A qui mieux mieux, ça grouille, ça parle, ça pue, et ça rote. Ça s'appelle l'extrême gauche, la gauche, la droite et aussi l'extrême droite. Bref, les Racketts.


"Bien que dans "Le Militantisme..." nous parlions d'action et d'organisation, il nous a été reproché de prêcher la démission et la passivité comme mode de salut. En variante, l'on nous a ac­cusé d'être en contradiction avec nous même et d'être les plus hypocrites des militants puisque nous critiquions le militantisme tout en continuant à agir.Nous n'avons pas fait la critique de l'action mais de la passivité.Ce n'est pas nous ce sont les militants qui ont proclamé leur activité distincte, complémentaire et supérieur à celle qui serait spontanément inorganisée de la classe. Ils l'ont appelé "militantisme". Nous n'avons fait que dire que l'activité prolé­tarienne spontanée, même si elle s'exprime encore bien timidement, est DEJA communiste et que, au contraire le militantisme ne l'est pas. C'est du délire que de prétendre contre nous, avoir le monopole de l'action et donc de se substituer totalement à la classe. Se poser la question « que faire? », courir après l'action, c'est montrer que l'on est séparé du mouvement communiste. Le communiste, même s'il a une stratégie consciente ou s'il s'occupe de théorie; ne sépare pas son activité des motivations, de la situation qui le pousse à agir. Le militantisme, du point de vue du commu­nisme, c'est à dire aussi du point de vue des besoins du militant ce n'est pas l'action, c'est s'agiter pour ne pas changer. Autant que les militants proprement dit, la brochure a dérangé cette couche de sympathisants qui baigne dans l'idéologie militante sans vouloir en payer le prix. On s'enrage d'autant plus de voir le militantisme mis en cause que l'on se sent coupable de ne pas militer."