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« LOI TRAVAILLE ! » - Émission des 8 mai & 14 mai + Émission impromptue !

jeudi 20 septembre 2012

Black and red de Shawki Ahmed

 Les mouvements noirs et la gauche américaine 1850-2010

L’histoire des luttes de libération ­afro-américaine est bien souvent réduite, en France, à quelques personnages transformés en icônes. Quant à l’histoire de la gauche radicale de ce pays, elle est tout simplement ignorée. C’est à ce double déficit que s’efforce de répondre cet ouvrage, en évoquant les relations, souvent conflictuelles, entre les mouvements noirs et la gauche ­révolutionnaire aux États-Unis.

De l’esclavage à la Guerre civile de 1861-1865 et du mouvement pour les droits civiques des années 1960 à la contre-révolution sociale et raciale des années 1980 et 1990, Black and Red dresse un panorama des luttes noires et révolutionnaires qui n’ont cessé, depuis plus d’un siècle, de secouer la ­superpuissance.


Malcolm X, Martin Luther King, Marcus Garvey, Stokely Carmichael, W. E. B. Du Bois y côtoient John Brown, les mineurs de l’Alabama, les travailleurs noirs de Detroit mais aussi le FBI, le Ku Klux Klan, les milices patronales et toutes les forces qui n’ont eu de cesse d’écraser les mouvements ­sociaux.


Introduction
chapitre 1.  l’esclavage aux états-unis
chapitre 2.  l’abolitionnisme
chapitre 3.  la guerre civile
chapitre 4.  reconstruction et populisme
chapitre 5.  conciliation, racisme et résistance
chapitre 6.  l’ascension de marcus garvey
chapitre 7.  socialistes, communistes et trotskistes
chapitre 8.  les racines du mouvement pour les droits civiques
chapitre 9.  la politique de malcolm x
chapitre 10.  black power
chapitre 11.  les black panthers et le drum
chapitre 12.  faire de la race un enjeu politique central3
conclusion
bibliographie
index
index des organisations

Ed. Syllepse 260 pages / 15€

jeudi 13 septembre 2012

Rosa Luxemburg de John Peter Nettl (A paraître)

Présentation de L'éditeur.
Par les différentes facettes de sa personnalité, énergique et sensible, penseur et femme d’action, plus encore peut-être par son rôle d’opposante à ceux qu’elle tenait pour responsables du ralliement en 1914 des socialistes à l’Union sacrée, par son assassinat enfin, précurseur des massacres à venir, Rosa Luxemburg a suscité au cours des dernières dizaines d’années nombre d’interprétations et de créations. Pourtant, il reste difficile de trouver en français une biographie qui rende compte non seulement de son existence, mais du contexte où elle s’est déroulée et de la signification des orientations politiques qu’elle a défendues, souvent déformées pour servir telle ou telle cause sans rapport avec les conditions dans lesquelles elle les a élaborées.
 
Il y a 40 ans que François Maspero a publié l’édition française du Rosa Luxemburg de John Peter Nettl. Dès sa parution en anglais en 1966, ce livre de plus de 900 pages s’est imposé comme une référence : il s’agissait en effet de la première biographie systématique consacrée à Rosa Luxemburg, fondée sur la recherche et l’utilisation du plus grand nombre de sources possibles. Le seul recensement des publications où l’on retrouve ses écrits et ses discours y occupe une cinquantaine de pages.

Editions SpartacusEn 1968, peu de temps avant sa mort accidentelle, John Peter Nettl a terminé une version abrégée de son livre pour le rendre accessible à un plus large public ; elle fut publiée l’année suivante en anglais et en allemand. Depuis, bien des livres ont été consacrés à Rosa Luxemburg ; pourtant, son ouvrage, y compris dans sa version abrégée qui, comme on le voit, reste substantielle, conserve un intérêt tout particulier car il rend compte des débats et des combats qui ont accompagné la naissance et la croissance des organisations de masse du mouvement ouvrier socialiste, contribuant ainsi à notre compréhension des succès relatifs et des défaites effroyables que celui-ci a connus au cours du XXe siècle.

Dès les années 1930, mais surtout à partir de 1946, René Lefeuvre, le fondateur des Cahiers Spartacus, a tenu à faire connaître et à tenir disponibles, contre vents et marées, les principaux textes de Rosa Luxemburg. Notre catalogue n’a cessé de s’enrichir de textes écrits par Rosa Luxemburg ou se rapportant à elle. Il manquait cependant une biographie permettant de les relier entre eux, un rôle que le livre de John Peter Nettl nous semble remplir parfaitement.



Rosa Luxemburg a appartenu à une époque où la révolution socialiste, à la fois désirable et inéluctable, semblait à portée de la main, et, comme d’autres fortes personnalités de l’époque, au caractère souvent solitaire, elle a consacré son existence à l’avènement d’un pouvoir collectif, d’une société où « le libre développement de chacun sera la condition du libre développement de tous ». De cette existence, de cette réflexion tournée vers l’action on ne tirera pas de recettes ; mais John Peter Nettl, en combinant récit et analyse, fournit d’amples matériaux à tous ceux qui pensent que des échecs mêmes du mouvement socialiste des leçons sont à tirer pour œuvrer à cet avènement.

A paraitre le 1/10/2012  ISBN : 2-902963-64-5 568 pages / 28.00 euros Editions Spartacus

jeudi 6 septembre 2012

Va-t-il encore falloir attendre ? (Tract du 1er Mai 2009)

Va-t-il encore falloir attendre ?


« Le communiste, quant à lui, ne se demande pas si son action est « indispensable » ou « inutile ». Il ne peut plus vivre dans la société actuelle, comprend qu'une solution individuelle ne serait qu'illusion »

La théorie révolutionnaire séparée prouve sans cesse ses limites dans l'action ou praxis que certains considèrent comme «l'ordalie» du fameux mouvement réel. Or la réponse du réel est implacable.

Celle-ci est simplement irrecevable parce que cette merde fait système. Il est plus opératoire de pratiquer la charité, car la résonance et le retour est immédiat, mais aussi parce qu'elle s'inscrit dans la logique d'une réponse intégrable.

Entre confusions et flou volontairement entretenus, la théorie idéologisée fait écho à des tentatives publicitaires et folkloriques des milieux militants, ainsi:

L'activité « pratique théorique » militante s'affirme d'années en années comme une somme d'hagiographies ou l'onomastique communiste, anarchiste flirte avec la philologie marxienne et la scolastique libertaire.

En ces temps, elle se fait d'ailleurs plus littéraire qu'historienne. On y romantise l'histoire de ses échecs en quadrichromie.

Ce « maitronisme » s'affirme d'ailleurs comme un moment important des activités des « révolutionnaires ». Les théoriciens du communisme s'amusent à exhumer d'improbables fragments d'une littérature désuète déjà subvertie par le capital. Ces nouveaux gnostiques, quelques fois archéologues cherchent dans la théorie le salut d'une vie aliénée et démontre par là leur extériorité au prolétariat.

Le comble de la saloperie est bien quand !

Les enfants de la bourgeoisie, les profs, les universitaires appointés au CNRS, théorisent sempiternellement la dernière parousie. Ceci à la seule fin de s'en faire les prophètes, plus certainement les experts.

Quand la dernière solution à la mode proposée, et prônée, n'est autre que d'être un animateur à mégaphone, un boutiquier alternatif équitable ou un épicier radicalement bio et autogéré;

Quand la frugalité, l'éloge de la « simplicité volontaire » et les traités « Maussiens » sur le renoncement au quantitatif s'affichent dans de nombreuses librairies radicales, c'est que la soumission à l'ordre dominant s'annonce des plus fantastique.

L'éloge du qualitatif dans la société capitaliste n'est ni plus ni moins que le retour de l'Homo - œconomicus qui revient par la fenêtre !

L'audience des discours, leurs diffusions, n'est pas sans nous faire penser que le prochain « serrage de ceinture » sera pour le prolétariat ! Qui, c'est bien connu, ne s'achète que des écrans plasma avec ses 900 euros. Il n'y a qu'un pas pour penser que l'idéologie qui vient est toujours l'idéologie de la classe ascendante, c'est à dire celle qui annonce la prochaine offensive contre les exploités.

Une gestion plus locale du vieux monde ou une redistribution plus équitable des miettes, n'y changera rien, la rupture ne s'affirmera pas dans l'éloge des nouvelles féodalités affinitaires et auto-organisées où les nouvelles chefferies informelles côtoient la gestion joyeuse de la pénurie de ceux qui ont été élevés dans l'opulence, et qui font du cénobitisme culpalisant un chemin vers la destruction automatique des communautés factices du capital.

Le projet communiste dans son moment d'élaboration s'affirme négativement, en opposition à ce qu'il ne veut pas, et s'articule à la nécessité d'en finir immédiatement. Mais ceci toujours par rapport à des besoins très pratiques, peut-être trop pragmatiques, n'en déplaise aux « communisateurs » ces nouveaux réformistes qui sont à la théorie ce que Garcimore est à la prestigitation.

Quand le théoricisme ou la théorie idéologisée rencontre la pensée magique de la révolution c'est que de nouveaux totems sont prêts à s'ériger !

Voilà pourquoi !

Si le prolétariat est contraint historiquement d'assumer la tâche de détruire le capitalisme ou de disparaître, il aura obligatoirement à faire face au Droit et à l'Etat, à sa police et à ses armées, à son idéologie et à ceux qui la produise, ceci d'une manière INDUSTRIELLE !

Les capitalistes nous laisseront-ils vraiment « communiser » par l'opération du saint-esprit ? Ils n'ont que foutre des néo-mormons de l'auto-réduction. L'atomisation Tarnac-ienne permet toutes les brutalités. A nous d'en tirer les leçons.

Entre répression et salariat, chômage et précarité, animalisation et crainte de sa propre mort à petit feu, la peur de perdre le peu qui n'est rien est déjà toute une politique, voire un dispositif.

Il faut bien avouer que le l'absence de programme du et vers le communisme, celui qui doit se distinguer de cette « alternative » qui consiste à reformer l'irréformable, à surenchérir démagogiquement sur des mots d'ordre radicalement catégoriels et utopico-keynesien, d'un service public plus public ou d'une « équité » plus égalitaire, ne facilite pas les choses.

Peut-être est-il plus bandant de rêver éternellement, en secret, de rouler en Maserati ou de gagner au Loto dans un monde où l'Entrepreneur est un modèle où chacun à sa chance sur le papier, plutôt que d'entrevoir un improbable communisme militarisé pour le bien de tous, psalmodié par des fils et des filles à papa, ou des « ultra-gauche » salonards qui scandent des formules magiques et des incantations tirées des saintes écritures pro-situs ou néo-staliniennes.

Redéfinir la lutte et le programme de la révolution pour le communisme est plus que jamais une affaire d'organisation ceci pour sa capacité d'offensive et de résistance face à la contre-révolution qui EST.

Nous sommes conscients, comme l'écrivait Paul Mattick, « qu'il y aura antithèse entre l'organisation et la spontanéité tant que se perpétueront et la société de classes et les tentatives de l'abattre » mais nous sommes aussi persuadés que nous ne pouvons pas ne pas réagir puissamment contre les coups qui nous sont portés quotidiennement.

Voilà pourquoi nous choisissons d'assumer, ceci sans avant-gardisme ou quelques prétentions à l'éclairage de consciences embrumées, la construction d'une organisation anti-hierarchique et classiste qui aura pour fonction de définir les taches pratiques du communisme et les moyens d'y parvenir, ceci dans la tradition de la gauche communiste et du communisme de conseils.


Pour suivre l'élaboration de nos positions et de notre activité.


vosstanie[ at ] gmail.com

Tract distribué le 1 mai 2009