mercredi 24 juin 2020

#1 Quand on refuse la lutte des classes - LETTRE CIRCULAIRE



MARX ET ENGELS À AUGUST BEBEL, WILHELM LIEBKNECHT, WILHELM BRACKE ET ALII À LEIPZIG
(LETTRE CIRCULAIRE)
(BROUILLON)
Londres, 17-18 septembre 1879.

In Friedrich Engels et Karl Marx
Correspondance, Tome 13 – 1875-1880, Éditions Sociales 2020. p.357



lundi 22 juin 2020

A paraître : Le vent en poupe – Henry Chazé / Henri Simon : Correspondances Tome 2

Le vent en poupe

Henry Chazé / Henri Simon : Correspondances Tome 2

Correspondance 2 – 1963-1968

Les années ICO

La correspondance échangée par Henri Simon et Henry Chazé de 1955 à 1984 accompagnait, dans un premier volume, ces deux militants d’un « communisme antiparti », une forme politique originale qu’on a pu appeler aussi « communisme de conseils ». Une génération les sépare. Henry Chazé, né en 1904, vit à partir des années cinquante près de Grasse, survivant avec sa compagne grâce à un petit élevage de poulets et quelques oliviers. Mais les années

soixante que couvre ce deuxième volume vont être plus agitées. Tout près, à Cannes, de jeunes communistes du parti « officiel » en sont exclus et rencontrent avec intérêt le vieux libertaire – mais bientôt ils monteront à Paris pour fonder le parti trotskyste qui deviendra la LCR. La France ne dort pas : de grandes grèves l’agitent en 1963. Chazé reprend contact avec d’anciens militants d’avant guerre : Schönberg qui a émigré au Pérou, Lanneret en Californie, Chirik au Venezuela, Lain Diez de son pays natal le Chili, donnent des nouvelles du monde. En entretenant ces liens Chazé cherche une pensée ouverte, non dogmatique, « synthèse » de l’anarchisme et du communisme. Henri Simon, qui travaille toujours à Paris tout en animant la revue et le groupe Informations Correspondance Ouvrières (ICO), noue des liens d’amitié avec les anarchistes de Noir et Rouge. Il rencontre la fille de Schönberg, qui a épousé le physicien Daniel Saint-James, proche du futur prix Nobel de physique Pierre-Gilles de Gennes, mais aussi du groupe communiste de conseils dont ils font partie et dont plusieurs membres participent, autour de Maximilien Rubel, à l’édition des Œuvres de Marx dans la « Bibliothèque de la Pléiade ».

Les enfants Simon grandissent et commencent à s’intéresser aux activités politiques. Le nombre des abonnés d’ICO s’accroît, et ce groupe attire de plus jeunes adhérents, qui perturbent un peu les certitudes des plus anciens. Dans le premier volume de cette correspondance qui embrasse vie quotidienne et préoccupations politiques, on protestait contre la guerre d’Algérie. Ici on s’agite, dans les universités dont les effectifs explosent, mais pas seulement, contre la guerre au Vietnam.

On s’approche de Mai 68.

Éditions ACRATIE 400 pages (16 X 24) – 25 euros

Cet ouvrage fait suite à

«Vous faites l’histoire !» – Henry Chazé / Henri Simon - Correspondance 1 1955-1962 De SouB à ICO

lundi 15 juin 2020

L'introduction du concept de praxis, chez Marx - Matériaux pour une émission (28)

L'introduction du concept de praxis, chez Marx

Matériaux pour une émission (28)

La praxis est bien le concept par quoi Marx pense l'être de l'homme, mais elle ne saurait être alors une formule plus raffinée pour dire l'existence humaine. Ce qui, à cet égard, risque d'égarer, c'est que l'on a tendance, sous l'influence de préjugés métaphysiques mal critiqués, à concevoir la praxis en termes d'activité intentionnelle émanant de la subjectivité consciente de soi; elle devient alors une catégorie anthropologique, empruntée à l'ancienne métaphysique du « sujet » qui définissait l'homme par la conscience de soi, la représentation et le vouloir, même si maintenant le maniement de notions plus sophistiquées, telles que l' « intentionnalité », la négativité du cogito préréflexif, et autres, donne l'illusion d'une transformation capitale. Quand cessera-t-on de confondre Marx et Feuerbach ?

En réalité, l'introduction du concept de praxis, chez Marx, fait exploser toute cette métaphysique de la subjectivité. Elle oblige à fonder le sens sur des processus qui s'exercent en deçà de la représentation, des visées intentionnelles, et des projets néantisants, bref en deçà des opérations de la conscience de soi. Justement parce que la praxis ne s'identifie pas à l'intentionnalité de l'existence humaine, il faut dire de la praxis qu'elle produit l'homme autant qu'elle est le mode de l'autoproduction de l'homme lui-même. De sorte que la praxis est moins ce que fait l'homme et le comment de ce faire, que ce qui fait l'homme se faisant. La praxis est l'être en tant qu'il produit l'homme producteur.

Les déficiences des commentaires éthico-anthropologiques - ou existentialistes – devaient inévitablement susciter la riposte des doctrinaires de la scientificité, pressés, eux, d'expulser du marxisme, à la faveur d'une critique de l'humanisme moralisant, la problématique de l'homme. Or celle-ci, loin d'être éliminée par la critique de l'idéalisme humaniste, est tout à l'inverse relancée grâce à cette critique, qui a donc ici valeur de catharsis spéculative. Que la praxis pointe vers cette expérience originaire où l'être se manifeste comme vie et production, cela n'empêche pas que le phénomène de la production reste indissociable, chez Marx, de l'appropriation par l'homme de sa vérité dans la prise de conscience de ses projets révolutionnaires. Appropriation qui suppose que l'homme soit autre chose que l'un des effets d'une combinatoire de structures! Aussi la même pensée qui, chez Marx, conduit à définir l'être comme vie, comme praxis, devient exhortation adressée aux hommes pour qu'ils règlent sur la conscience la praxis qui ordonnera le monde désaliéné : « Le communisme, explique Marx, se distingue de tous les mouvements qui l'ont précédé jusqu'ici en ce qu'il bouleverse la base de tous les rapports de production et d'échange antérieurs et que, pour la première fois, il traite consciencieusement (mit Bewusstsein) toutes les conditions préalables comme des créations des hommes qui nous ont précédés jusqu'ici, qu'il dépouille celles-ci de leur caractère naturel et les soumet à la puissance des individus unis » (Idéologie allemande). Le but n'est donc nullement de disqualifier la revendication valorielle impliquée dans la réflexion sur la destination de l'homme en tant qu'il est engagé dans la praxis sociale; il s'agit au contraire de comprendre que l'homme est en train de s'inventer dans l'historicité de la praxis où il se dépasse, en opposition avec tout a priorisme essentialiste et toute normativité moralisante.


In Jean Granier, Penser la praxis, Paris, PUF, « Philosophie d'aujourd'hui », 1980. p.136-137


Note.

Titre Vosstanie.

Ceci est l'avant-dernier texte de notre sélection sur la Conscience de classe (Cdc).
Cette sélection alimente la redaction d'une brochure à paraitre l'année prochaine.



mardi 9 juin 2020

REPRINT (Agosto 2020) - Todos os números do jornal COMBATE

Todos os números do jornal
COMBATE
[51 números]



Reprodução (REPRINT) completa de todos os números (51)  num livro de capa dura.
Vosstanie Éditions 21X29,7 - 560 págs.


Ver também 

mercredi 27 mai 2020

A paraitre : L'économie des processus révolutionnaires / João Bernardo



L'économie des processus révolutionnaires
João Bernardo

Traduction du portugais par Vosstanie.

Vosstanie Éditions
Octobre 2020 - 150 pages.

lundi 25 mai 2020

(VERSION PDF EN TELECHARGEMENT ) Quand le peuple est populaire - Vosstanie Editions

https://www.mediafire.com/file/b12sa3twzo91tmp/QUAND_LE_PEUPLE_EST_POPULAIRE_VOSSTANIE_EDITIONS.pdf/file

QUAND LE PEUPLE EST POPULAIRE
 Le Portugal, Les éditions Agone, Raquel Varela et le populisme chic de la petite bourgeoisie intello de gauche.

VOSSTANIE ÉDITIONS, 2019, 66p. 

   
Pour les plus fétichistes qui souhaitent commander la brochure ou nous rencontrer il reste quelques exemplaires de la version papier disponibles au prix de 3 euros ou d'une bière...



lundi 11 mai 2020

[EN TELECHARGEMENT] - Le Brésil, le Covid-19 et Capitalisme : Radio Vosstanie !

Le Brésil, le Covid-19 et Capitalisme
La situation au Brésil (2)

Radio Vosstanie !
Émission du 11 Mai 2020

TELECHARGER
(154 minutes)

Avec deux personnes qui écrivent régulièrement dans 

Rafa et João Bernardo




lundi 27 avril 2020

LES ANARCHISTES, LE PORTUGAL ET LA FAI* [ArqOperaria]

LES ANARCHISTES, LE PORTUGAL ET LA FAI*
https://arqoperaria.blogspot.com/2020/04/les-anarchistes-le-portugal-et-la-fai.html
En réalité, les anarchistes portugais ont participé aux activités de la FAI (comme aux assemblées plénières nationales en 1933 et 1936) et - jusqu'à ce que cela soit possible - ont créé des groupes libertaires en Espagne, avec la participation, par exemple, de Vivaldo Fagundes et de José Rodrigues Reboredo.

Titre Vosstanie / Arqoperaria

* OS ANARQUISTAS ORGANIZAM­-SE : A FAI, in História do movimento anarquista em Portugal de Edgar Rodrigues, Ateneu Diego Giménez 2010.


Traduit du portugais par Vosstanie avril 2020 - 7p

jeudi 9 avril 2020

Combattre les rackets - Point de vue image de classe (29)

Combattre les rackets 
(Encore, toujours et après)

Point de vue image de classe (29)
Ces derniers soirs en arrivant du boulot, la bière a comme un vieux goût de pisse. Elle n'arrive pas à soulager la tension de cette autre journée. Je me nettoierais bien le crâne avec la suivante et celle qui peut suivre.

Des tonnes de textes arrivent dans ma boite de courriels. Je n'ai pas le temps pour les de-lires et les ignominies argumentées.

On me balance un son libertaire ou le chapô de présentation du type qui cause est annoncé comme professeur, théoricien critique et militant de....l'organisation qui doit probablement avoir raison avec du gel hydroalcoolique dedans.
V'la COMBO
Je n'ai que l’énergie pour trouver cela radicalement ridicule.
Il me faut d'urgence trouver une pendule pour un examen de minuit de ce siècle qui s'annonce, car nous noyons le vertige dans le délire. 

mardi 7 avril 2020

LA DERNIÈRE ÉMISSION du 4 avril 2020 / Radio Vosstanie !

LA DERNIÈRE ÉMISSION
Radio Vosstanie
Du 4 avril 2020


A ceux qui nous suivent depuis quelques années nous proposons de faire un son en direct le 4 avril 2020 à 21h.
Pour s'interroger sur nos possibilités de solidarités pendant ce temps et après.
Ce message s'adresse principalement à ceux qui restent le plus souvent muets et peuvent apprécier notre démarche.
 On propose un lien Discord pour intervenir.
-
 Critiquer les séparations, briser l'isolement, penser nos solidarités actuelles et futures.

Pendant le son:

Intro / générique de la dernière émission ...
Begriff (SPK Return & Vosstanie)

 Mannarino - Deija




 Texte lu : Le Roi est Nu  


Billie Holiday: Strange Fruit


Merci aux participant(e)s !
et à très vite ...


En téléchargement

lundi 17 février 2020

André Prudhommeaux, un anarchisme hors norme (Parution Éditions Tumult)

« Nous croyons, pour notre part, que si l’anarchie effraye, c’est qu’elle est réellement effrayante, comme solution actuelle, pour des esprits dressés à la paresse mentale et à la servilité. 
Tant qu’elle se présente comme utopie, comme jeu gratuit de l’esprit forgeant une hypothèse, notre doctrine conserve des sympathies souriantes, parfois un peu inquiètes ; mais, que sonne l’heure de la mise en pratique, et les plus fanatiques défenseurs de l’idée en paroles pâlissent devant sa réalisation.
Disons-le donc sans ambages : la perspective de vivre sans chef, sans dieu, sans patron, et sans juge, dans la pleine responsabilité d’adultes émancipés, loin de la paternelle autorité des lois, loin de la paternelle image d’un exemple à suivre — c’est là précisément, et non pas ailleurs, qu’il faut chercher ce qui cause toute la réprobation attachée à l’Anarchie. »
(A.P., Anarchie ou succédané ?, 1947) 

Toute sa vie, André Prudhommeaux (1902-1968), anarchiste « inclassable » et toujours réfractaire envers les troupeaux, œuvrera pour la révolution sociale, seul chemin vers la réalisation de l’idéal anarchiste. De son adieu à la doctrine marxiste à la critique de la technocratie, de son rejet de l’idéologie à son effort constant pour approfondir la pensée anarchiste, de sa méfiance envers les organisations de masse (y compris libertaires) à l’intransigeance contre tout opportunisme, sa conception de la liberté partira toujours de l’individu et du combat permanent contre toute oppression et exploitation. Cela l’amènera à défendre l’incendiaire du Reichstag et à critiquer durement les fossoyeurs de la révolution espagnole, à s’opposer à toute centralisation dans le mouvement anarchiste et à œuvrer inlassablement pour un renouveau permanent de l’anarchisme. Sa plume prolifique n’était pas vouée à caresser dans le sens du poil, mais à froisser les croyances et à secouer les consciences. Ce recueil de textes de sa main n’est rien d’autre qu’un appel précieux à « l’effort constant de la réflexion ».
Éditions Tumult - 422p. 10 euros



jeudi 16 janvier 2020

Prefácio à TODOS os editoriais do jornal COMBATE (1974-1978)

Prefácio à
TODOS os editoriais do jornal COMBATE  (1974-1978)

Os três fundadores do jornal Combate — por ordem alfabética: João Bernardo, João Crisóstomo e Rita Delgado — pertenciam até ao 25 de Abril de 1974 a uma organização marxista-leninista, os Comités Comunistas Revolucionários [1] , mas desde 1972 estavam em ruptura com o leninismo e neste sentido conduziam uma luta interna nos CCR.

Aliás, João Crisóstomo não pertencia formalmente aos CCR, porque era um activista muito conhecido e vigiado de perto pela polícia política, o que representava um grande risco para uma organização clandestina, mas através de laços pessoais e outras afinidades integrava-se na área política dos CCR. João Crisóstomo morreu prematuramente, na noite em que iria completar quarenta anos, e só restam os outros dois para contar a história.

O golpe militar do 25 de Abril alterou completamente o panorama político. Virámos as costas aos CCR e à tentativa de o transformar internamente e decidimos de imediato conduzir a luta política no novo terreno, através de um jornal ligado exclusivamente às lutas dos trabalhadores, que por todo o lado se desencadeavam com o fim do fascismo e da proibição das greves e a instauração da liberdade política.

Sem o génio táctico do João Crisóstomo, a sua enorme rede de contactos e a sua capacidade para se desdobrar em iniciativas múltiplas, o Combate não teria surgido tão cedo. Assim, ainda não tinham passado dois meses sobre o 25 de Abril e já o primeiro número do jornal era publicado. Não tínhamos sede, e para isso usávamos o pequeníssimo apartamento do João Crisóstomo. Era lá que nos reuníamos, por vezes vinte pessoas ou mais. Também é verdade que a Rita Delgado e o João Bernardo, ambos regressados do exílio em Paris, nem casa tinham e moravam em casa de amigos.

O colectivo do Combate, então formado, não tinha nenhuma outra estrutura que não fosse ligada às necessidades do trabalho e as reuniões eram abertas a quem quisesse participar. Mas, para evitar os parasitas que abundam neste meio, o João Crisóstomo introduziu uma norma — a de que nas reuniões podia falar quem quisesse, mas só poderia votar quem se encarregasse de alguma tarefa relacionada com a preparação do número seguinte do jornal. Também não existiam hierarquias internas, e o nome do director, que aparece no cimo da primeira página, destinava-se apenas a cumprir uma exigência legal.

Por outro lado, para evitar a distorção das posições tomadas pelos trabalhadores e a selecção abusiva de algumas declarações, com exclusão de outras, decidimos que as entrevistas seriam publicadas na íntegra. O inconveniente era que podiam ser fastidiosas para o leitor, mas com a grande vantagem de apresentarem uma abordagem política honesta. E para nós a vantagem prevaleceu sobre os inconvenientes.

O Combate atraiu de imediato um bom número de pessoas, insatisfeitas com os partidos e grupúsculos de extrema-esquerda e que procuravam acima de tudo apoiar as lutas concretas dos trabalhadores e não defender uma ou outra ortodoxia política. Por isso havia no grupo que sustentava o jornal quem se definisse como conselhista ou como anarquista ou como libertário ou como marxista ou como feminista ou como situacionista, sem contar com aqueles que não se definiam como coisa nenhuma a não ser uma, que nos unia a todos, a de prestar apoio às lutas em curso. Além da divulgação das lutas através do jornal, procurávamos organizar reuniões entre trabalhadores de diferentes empresas, o que conseguimos apenas em poucos casos, mas foi o Combate o primeiro a organizar um espectáculo público de canto e declamação de poemas (a cultura portuguesa, incluindo a cultura popular, preza muito a poesia) em apoio a três empresas em autogestão, as iniciadoras de um movimento que atingiria depois enormes proporções.

Não nos considerávamos nem uma organização política nem um embrião de organização. Pelo contrário, sabíamos que o Combate nascera com as lutas e terminaria quando as lutas perdessem o dinamismo que então as caracterizava. Por isso no Manifesto, que era a plataforma política do jornal, em vez de apresentarmos um receituário de doutrina que coubesse às massas aplicar para chegar ao paraíso, procurámos reflectir as posições mais avançadas que víamos os trabalhadores tomarem na prática. Isto explica as várias alterações e acrescentos ao Manifesto, todos eles reflectindo a evolução ideológica que estava a operar-se na própria base trabalhadora em luta. Uma das mais importantes alterações introduzidas no Manifesto diz respeito à luta nas colónias em vias de independência, nomeadamente em Angola, em que apoiámos os movimentos de massas, acusados de «bandidos» pelo aparelho político do MPLA. Isso provocou a saída de alguns maoístas que até esse momento haviam colaborado com o jornal.

Além do Manifesto, a nossa posição política exprimia-se nos editoriais, um em cada número do jornal. Naquela época em que não havia internet nem telemóveis e em que os contactos tinham de ser presenciais, o tema do editorial e as suas linhas de abordagem eram discutidos numa reunião e encarregava-se alguém de o redigir, de acordo com o que fora decidido. Ora, é interessante notar que nunca houve reclamações de que a redacção final não correspondesse às decisões tomadas em reunião.

Mas a estrutura do Combate depressa ficou mais complicada com o aparecimento do grupo do Porto, no qual José Elísio teve uma participação muito activa, e que frequentemente mostrava mais dinamismo do que o grupo de Lisboa. Por vezes alguns de nós deslocavam-se entre as duas cidades e usávamos o telefone para discutir os editoriais. De resto, a organização interna do grupo no Porto era idêntica à de Lisboa.

Também é necessário considerar que, se a cintura industrial de Lisboa, que existia naquela época, incluía grandes empresas, ela era controlada de muito perto pelo Partido Comunista, enquanto a grande zona industrial que tem o Porto como centro incluía empresas de menores dimensões e onde o Partido Comunista não era hegemónico ou nem sequer tinha presença. Esta situação contribuiu para o dinamismo mostrado pelos companheiros do Porto, que tomaram a iniciativa de fundar uma livraria, Contra a Corrente, dedicada exclusivamente à difusão de livros e jornais dos variados grupos da extrema-esquerda, nomeadamente de outros países, já que prezávamos o internacionalismo, como aliás se pode ver por notícias publicadas no Combate. Depois, o grupo de Lisboa fundou também uma livraria Contra a Corrente, mas foi o Porto o pioneiro.

E com a fundação da livraria de Lisboa o João Crisóstomo pôde, enfim, ter mais sossego em casa, porque foi na livraria que as reuniões passaram a realizar-se. A estrutura das livrarias era a mesma que a do jornal, sem nenhuma hierarquia interna. E, tal como o jornal se abria às lutas dos trabalhadores, também disponibilizávamos as livrarias para reuniões de grupos de carácter libertário ou antiautoritário, com a condição de depois limparem o espaço e deixarem tudo arrumado. Nomeadamente, reunia na Contra a Corrente de Lisboa um dos primeiros grupos feministas.

Tudo somado, a perspicácia demonstrada pelos editoriais do Combate, para quem os leia agora, se comparados com os textos emanados dos grupos de extrema-esquerda, deve-se ao facto simples de frequentarmos apenas o meio constituído pelas empresas em luta e de acompanharmos o vaivém dessas lutas, os seus ziguezagues, sem nos iludirmos nem com os partidos políticos, que aliás de pouco valiam então, nem com as facções do Movimento das Forças Armadas, que era quem detinha o poder armado e o poder político. Por isso pudemos manifestar-nos em editorial contra as nacionalizações subsequentes ao 11 de Março de 1975, insistindo a partir de então no lema: Nem capitalismo privado nem capitalismo de Estado. As nacionalizações não resolviam os problemas colocados, perpetuando o capitalismo com outros actores. Esta posição ditou o isolamento político do Combate relativamente aos sectores mais esquerdistas do poder, representados no interior do MFA pela facção de Otelo Saraiva de Carvalho e, no meio partidário, pelo Partido Revolucionário do Proletariado (PRP).

Foi também o facto de estarmos estreitamente ligados às lutas práticas nas empresas, sem nos obnubilarmos com as facções militares e as suas excrescências partidárias, que nos levou a ver, muito antes de todos os outros, que as lutas estavam a perder o dinamismo. Percebíamos que as assembleias de empresa eram cada vez menos frequentadas e que as Comissões de Trabalhadores se sentiam impotentes perante a crescente indiferença das bases. Por isso, durante aquele período a que os jornalistas chamavam, e hoje os historiadores chamam, o Verão Quente de 1975, o Combate alertava para o facto de a mola real das lutas parecer quebrada.

Sabíamos que nascemos com as lutas e que morreríamos com elas. No final da sua existência o Combate passou do formato de jornal ao de revista e espaçou a periodicidade. E o último número do jornal foi um epílogo, dedicado à questão camponesa, onde reunimos os materiais que ainda tínhamos em arquivo e procedemos a um balanço do tema.

Decidíramos ter uma função e executámo-la o melhor que soubemos. Mas talvez a nossa maior vitória fosse a de em momento nenhum termos gerado uma nova micro-burocracia.

João Bernardo

José Elísio

Rita Delgado

Novembro 2019
TEXTO PDF


NOTA
In Colectivo COMBATE, Vosstanie Éditions, Janeiro 2020
Prefácio do fundadores do jornal, Manifesto inaugural,  Apresentação : Colectivo do COMBATE - 4 de Abril de 1975, 47 editoriais, índices de nomes e assuntos. 14*21 brochado, 288 págs.
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vendredi 10 janvier 2020

PUBLICADO ! TODOS os editoriais do jornal COMBATE (1974-1978) - Vosstanie Éditions

TODOS os editoriais do jornal COMBATE 
(1974-1978)

Colectivo COMBATE, Vosstanie Éditions, Janeiro 2020
Prefácio do fundadores do jornal, Manifesto inaugural,
Apresentação : Colectivo do COMBATE - 4 de Abril de 1975, 
47 editoriais,  índices de nomes e assuntos.
14*21 brochado, 288 págs. 




Trabalhamos também numa reprodução 
completa de todos os números num livro de capa dura. 550 págs.
 Para reservar exemplares (Tiragem limitada) podem contactar-nos através do e-mail.

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 Em francês 

Émission la lutte des classes au Portugal - Le Journal Combate avec João Bernardo - Partie 4

jeudi 9 janvier 2020

Emission : Vosstanie Chez Nuit Noire 2 - (Radio Libertaire) [Youtube]

Vosstanie Chez Nuit Noire [2] - 
(Radio Libertaire) 
[Youtube]

Vosstanie chez Nuit Noire [2] (Radio Libertaire) à l'occasion de la parution de l'ouvrage :Quand le peuple est populaire - Le Portugal, Les éditions Agone, Raquel Varela et le populisme chic de la petite bourgeoisie intello de gauche. Vosstanie Éditions 2019.