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mardi 13 décembre 2011

Marx et les nouveaux phagocytes de Maximilien Rubel

Né à Czernowitz le 10 octobre 1905, Maximilien Rubel s'est éteint à Paris le 28 février 1996. Fondateur de la revue Etudes de marxologie (1959), directeur de recherche au CNRS, il a dirigé, en collaboration avec Louis Janover, l'édition en quatre volumes des textes de Marx dans la "Bibliothèque de la Pléiade". On lui doit, entre autres ouvrages, Karl Marx, essai de biographie intellectuelle (M. Rivière, 1957 [rééd. 1971]), Marx critique du marxisme (Payot, 1974 [rééd. 2000]). Il appartient à M. Rubel d'avoir notamment montré, textes à l'appui, que le marxisme n'est autre que l'ensemble idéologique des contresens faits sur l'œuvre de Marx, phénomène historique dont l'auteur du Capital lui-même s'était inquiété et désolidarisé à son aube. Le présent recueil rassemble les textes de M. Rubel consacrés aux questions de l'édition et de la censure de l'oeuvre de Marx - "Karl Marx auteur maudit en URSS" ! - ainsi que la correspondance de l'auteur du néologisme marxien (terme ô combien galvaudé aujourd'hui) avec K. Korsch, B. Souvarine, E. Mandel, G. Badia ou les très staliniennes Editions Sociales... Loin de se réduire à sa seule valeur documentaire et historique, cet ouvrage revêt une portée éminemment critique dont l'actualité ne peut être démentie. Ainsi, les textes de Rubel ici réunis pointent-ils comme par avance les stigmates indélébiles du projet d'ores et déjà bien entamé d'une Grande Edition Marx Engels (GEME), projet dont le parcours politique de ses instigateurs - les nouveaux phagocytes - ne peut que nous plonger dans des abîmes de perplexité. Soulignons que ce recueil fait l'objet d'une longue présentation de Louis Janover ("Oublier Rubel ?") dans laquelle ce dernier s'attache à montrer en quel sens l'oeuvre de cet "empêcheur de tourner en rond" que fut Rubel perturbe aujourd'hui la remise en selle (crise économique aidant) de tous les ex-marxistes ; en quel sens dès lors les écrits du grand marxologue dérangent, au-delà de telle ou telle entreprise éditoriale de récupération, la recomposition idéologique de l'extrême gauche en cours ; en quel sens, enfin, faute d'être pour l'heure assimilable, l'oeuvre de Rubel est vouée à un avenir d'exécration teinté d'amnésie. 

Editions du Sandre 400p. ISBN-13: 978-2358210768

jeudi 8 décembre 2011

La mise à mort du travail Jean-Robert Viallet

Mise à jour de notre liste de films avec:

Un très bon documentaire sans illusions et plus radical qu'il n'y parait. (Vosstanie)

La Mise à mort du travail

1) La Dépossession - 2) L'Aliénation - 3) La Destruction


PRESENTATION du producteur

Dans un monde où l'économie n'est plus au service de l'homme mais l'homme au service de l'économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu'au bout de leurs limites. Jamais maladies, accidents du travail, souffrances physiques et psychologiques n'ont atteint un tel niveau.
Des histoires d'hommes et de femmes chez les psychologues ou les médecins du travail, à l'Inspection du Travail ou au conseil des prud'hommes qui nous révèlent combien il est urgent de repenser l'organisation du travail.



2009 - France - 68 minutes - 3 épisodes

lundi 5 décembre 2011

Du spectacle à la Wertkritik

Avec la sortie des ouvrages d'Anselm Jappe Jappe et de Robert Kurz (1)  aux éditions Lignes, ceci aux cotés de l'abruti Slavoj Žižek et du métaphysicien Badiou notre groupe a posé un débat qui produira certainement un petit texte, ceci pour savoir si la critique radicale de la valeur ou courant de la Wertkritik n'est rien d'autre qu'un mauvais marxisme orthodoxe (mécaniste) ou un nouvel avatar d'un sous structuralo-marxisme ?

La radicalisation d'un concept n'a jamais fait une analyse sérieuse, sauf à démontrer une tendance, ceci au prix d'un réductionnisme. Ce réductionnisme a encore une fois la fâcheuse manie de sortir de la scène historique les "acteurs" des luttes, pour les faire rentrer dans les bibliothèques, les facs et y rester*. 

"Exit" donc la lutte des classes, le prolétariat, le pouvoir et la domination de classe, la responsabilité de ceux qui tiennent le manche, puisque nous ne serions que des pantins dans un asile de fous. Là ou l'analyse relève du cas par cas, nous voici donc face à la pondération des responsabilités (2), face à une loi de la valeur quasi démiurgique. Ne nous reste t-il donc que l'annonce de la parousie ? 

Le temps a  dévitalisé le concept de spectacle, assimilé maintenant à "entertainment".
Souhaitons à la critique de la valeur, le même sort que cette théorie de la partie qui veux se faire encore une fois le tout. 

En ce qui nous concerne rien ne nous empêche de résister et de lutter pour un programme maximum négatif (3) ceci même si nous en nous connaissons les limites. La réhabilitation et le combat pour une analyse dialectique du réel est la meilleure parade à la pensée monocausale ou réifiée, objet de niche et d'étude pour nos marxologues radicaux de chaires.

* Nous n'avons rien contre l'étude mais les radiateurs des amphi ne chauffent pas pour NOUS.

(1) A lire, même si nous n'avons pas trouvé d'annonce "sérieuse", les ouvrages ne rivalisent pas avec "Nostradamus". Accordons à ces compilations d'écrits d'être au moins un coup de pied de plus dans le consensus gélatineux d'une critique "anti-capitaliste" pleine de pathos, qui en est réduit à quémander à la TV, la nième augmentation des effectifs dans les services publics.
(2) Le prolétaire n'est pas autant responsable que le bourgeois ou les capitalistes qui luttent aussi pour la défense d'intérêts de classe. Ceci au profit d'une "logique" qui serait folle par essence, et qui lisserait les degrés d'implications et de responsabilités. Prométhée n'a bien sur pas sa place ici, quand à l’anthropologie et aux différentes analyses tirées des sciences sociales... nous voici maintenant au courant, c'est la faute du travail abstrait !

(3) De ce que nous ne voulons plus et pas. (voir nos positions)