dimanche 29 décembre 2013

Portugal le pays où la colère est couleur.


LE CLICHÉ français du « bon immigré portugais », travailleur acharné, gentil, invisible, qui ne fait jamais grève ni même ne proteste, qui dit toujours bonjour à ses maîtres, est en fin de compte plus bête que méchant, du moins lorsqu'on le compare au mythe lusitanien du « bom povo português », peuple qu'on dit soumis, résigné, respectueux de l'ordre et de l'autorité. Alors que le premier autorisait en France un racisme inversé, le second renforce au Portugal l'attaque frontale que subissent les travailleurs, organisée par la « troïka » et l'Etat portugais, au service du capital, bien entendu. 
Le premier des deux textes de la présente brochure explore l'apparente passivité des Portugais face à cette guerre d'agression menée sous couvert de la crise et dégage quelques pistes permettant d'aller au-delà de cette vision simpliste. Après un retour sur quelques aspects de la Révolution des oeillets et des années post-1974, il met en évidence des fissures qui, pour la première fois depuis la période 1974-1975, ébranlent le consensus : grèves générales à répétition (bien que touchant avant tout le secteur public), mise en cause des gauches institutionnelles, tentatives d'action autonome des travailleurs (transports, dockers...), initiatives collectives d'auto-organisation. 
Ces dernières, ouvertement anticapitalistes et autonomes par rapport aux partis et aux syndicats, sont certes
pour l'instant — très minoritaires, mais elles reflètent la grogne sociale montante. Elles surgissent non seulement dans la capitale mais aussi à Porto et dans des villes de moindre importance, et même dans des zones rurales. C'est au sein de l'une de ces initiatives auto-organisées, RDA (cf « Sur le Portugal, son histoire, son présent » p. 3), que s'est formé un collectif de jeunes radicaux, Ediçôes Antipâticas, auteur du deuxième texte. Adoptant une approche chronologique, son analyse saisit de façon pertinente et intelligente les changements produits par la crise dans la société portugaise, l'impasse des vieilles pratiques politiques, les tentatives de leur dépassement et les nouvelles questions soulevées par les antagonismes et luttes récentes. Ces deux textes partagent une vision lucide du mouvement social de ces dernières années au Portugal et de leurs limites, mais aussi des perspectives et des espérances qu'elles laissent entrevoir.

Par le Collectif les ponts tournants - 54p / 3€ .
Dans les bonnes librairies.


lundi 23 décembre 2013

Emission du 30 novembre 2013 - Radio Vosstanie (En ligne)

Emission de la Web Radio Vosstanie du 30/11.

Thèmes de l'émission en 3 parties.

En rediffusion pendant 1 mois.

1) Zones Subversives : Lutte sur la fac de Montpellier et la possibilité d'un dépassement ? Les dernières publications de Zones Subversives. [Télécharger] 

*

2) La Mouette Enragée :  La vidéosurveillance sur Boulougne / Mer. Lutte à l’usine “Calaire-chimie” et la "L'alternative" Scop - A propos du Pôle Ouvrier en Bretagne. [Télécharger]

*

3) Retour sur les "Bonnets rouges" et l'écotaxe - La Grèce et le contrôle social par la stigmatisation des "extrêmismes" - Retour sur notre post d'indymédia Paris sur Les éditions L'Echapée (Radicalité20 penseurs vraiment critiques), Michéa, la sélection de penseurs "radicaux". Des bases et des causes des incursions possibles de la Nouvelle Droite et des réacs dans les milieux libertaires (Décroissance, anti-tech, "alternative", l'EDN etc...) [Télécharger] 







mercredi 18 décembre 2013

Du Terrorisme et de L'Etat de Gianfranco SANGUINETTI

La théorie et la pratique du terrorisme 
divulguées pour la première fois


Avec une PREFACE à l'édition française. 

Grenoble 1980 

Traduit de l'italien par Jean-François Labrugère et Philippe Rouyau. 



jeudi 5 décembre 2013

Autonomie ouvrière ou confusion régionaliste ?

Ce qui est intéressant avec le Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne c’est que cela aurait pu être une tentative de dépassement du carcan syndical par la base, une auto-organisation ouvrière qui aurait pu aboutir à une autonomie de classe loin des débilités nationalistes séparatistes des uns ou du jacobinisme outrancier des autres. Mais en ne démarquant pas une ligne de séparation nette entre les intérêts ouvriers et les intérêts des capitalistes, les ouvriers bretons ont marqué par la même les limites d’un contenu social et donc géographique. La faute à qui ? A ces ouvriers mêmes ? On oublie de signaler que parmi ceux-ci il y a tout un panel de positions : des positions classistes oui, jusqu’à ceux qui jouent clairement les larbins de leur patron. La faute à qui alors ? Le mouvement breton trouve ses limites … dans son isolement géographique même : c’est l’ensemble du prolétariat hexagonal et plus qui aurait du faire irruption dans la lutte pour lui donner une dimension classiste réelle. Tandis qu’ailleurs les ouvriers attaquent les bureaux du Medef, assiègent les réunions d’actionnaires, la manifestation de Quimper établissait l’alliance entre les exploiteurs et les exploités. 

Ce qui importe ce n’est pas qu’il y avait 20 000 prolétaires à Quimper et seulement 500 à Carhaix, ce qui importe alors c’est la consolidation de l’autonomie ouvrière et ses possibilités de perspectives. Je ne suis certainement pas le seul à avoir participé à des coordinations/liaisons ouvrières : chacun sait comment ça se passe, mécaniquement, en tant qu’affirmation de soi pour notre classe, et qu’on y a jamais accepté la moindre ambigüité. Et il n’y a pas d’autonomie ouvrière lorsque tu laisses le patronat vampiriser les choses à son intérêt.

Au lieu de cela c’est la confusion générale qui est organisée. « Vivre et travailler au pays » sonne comme un mauvais slogan publicitaire pour s’opposer à la fuite des capitaux … étrangers. Qu’en tant que travailleur on verbalise spontanément la critique de ce capitalisme qui nous empêche de vivre où l’on veut et nous considère comme de la main d’œuvre jetable est une chose. Repris en cœur par l'agitation groupusculaire cela devient une orchestration générale de la confusion tendant à faire croire que la solution à l’exploitation capitaliste est le repli régional au pays ou il fait si bon travailler (oui, mais travailler comment ?). Soigneusement les parasites groupusculaires entretiennent la confusion, politisant une critique de l’aliénation capitaliste qui nous empêche de « vivre où l’on veut », la transformant en une apologie du « travail breton » (survivre et être exploité au pays ?) mauvais parallèle du « produisons français » des jacobins gâteux.


A Quimper le ver était dans le fruit. Et l’a bouffé tout cru. Plus besoin d’envoyer les matraqueurs policiers, le mouvement s’est fait matraqué de l’intérieur, insidieusement, car deux messages ne peuvent cohabiter car l’un des deux parle toujours mieux le langage de la bourgeoisie médiatique et se présente comme moins subversif en cherchant un bouc émissaire étranger commode (le politicien parisien, le bureaucrate européen face au bon patron breton) mais qui ne change rien au système plutôt que de relayer un discours qui dénonçait à la racine l’exploitation par l’actionnariat, local ou international. Dans sa caricature récupérable ce régionalisme social n’a fait qu’alimenter son pire produit : le jacobinisme sénile d’une partie de la gauche étatiste.

Dans cette optique, créer un pôle ouvrier est une bonne chose, mais pourquoi le dissoudre aussitôt dans un mouvement d’exploiteurs (l’appel à rejoindre la manifestation des Bonnets rouges) ? Encore une fois l’autonomie ouvrière se dissout dès qu’elle s’en remet à un tiers (des bureaucrates, un patronat) pour régler ses problèmes de classe. Il ne s’agit donc plus de critiquer une mauvaise direction d’une partie du mouvement ouvrier breton mais juste de signaler qu’il n’existe pas en tant que tel et qu’il sera toujours perdant d’une cohabitation avec d’autres forces sociales forcément antagonistes. On peut alors claironner ce que l’on veut sur un prétendu « pôle ouvrier », il ne sera rien sans autonomie, juste une mauvaise caution pour tous ceux qui, des groupuscules opportunistes au patronat local veulent s’en servir à ses propres fins. Les premiers pour « exploiter la colère » en termes de retombées d’adhésion ou autre, les seconds pour mieux façonner leur chantage à l’emploi.

Les bureaucrates syndicaux n’agissent donc pas contre une dynamique ouvrière pour la simple raison qu’elle n’existe pas encore. Croire le contraire c’est affirmer qu’une autonomie de classe s’exprime entièrement, alors qu’elle le fait aux côtés du patronat et parfois aux ordres du patronat. Si la diversion existe, elle existe des deux côtés. D’un côté il y a eu Force ouvrière de l’autre la CGT et d’autres bureaucraties syndicales. Est-ce à dire que les bons syndicats sont ceux qui sont d’un côté plutôt que de l’autre ? Que ceux qui sont avec les 20 000 de Quimper n’ont pas d’idées opportunistes derrière la tête ? Sauf à considérer une union syndicale qui décide à la base on sait bien que l’ensemble des confédérations n’a pas un fonctionnement démocratique permettant de connaître les positions de l’ensemble des travailleurs syndiqués, ou non.

Si la contre-manifestation de Carhaix a rassemblé des écolocrates et autres étatistes démagogiques il y a avait aussi des ouvriers qui avaient leurs propres perspectives. Entre la dynamique de la fausse conscience et l’isolement classiste ils ont choisi un camp plutôt que l’autre. D’une part car la gauche étatiste et les bureaucraties syndicales paniquées à l’idée de perdre leur contrôle sur la classe ouvrière bretonne ont joué la corde « classiste », quitte à se tirer une balle dans le pied, pour maintenir le contrôle sur une fraction du prolétariat (dont ils se foutent royalement le reste du temps) d’autre part parce que l’affrontement direct dans leurs boîtes avec le capital ne leur permettait pas de s’associer avec leurs exploiteurs dans un mouvement confus de diversion.

Pour les « gauchistes » la contorsion dialectique se mettait en place : il ne fallait pas laisser le prolétariat « égaré » de Quimper se laisser embrigader par le patronat et donc participer au mouvement comme un poisson dans l’eau (trouble). Que ce soient les bureaucrates, les patrons ou les « gauchistes », on retrouve toujours le même paternalisme envers les ouvriers. Tandis que les uns –les bureaucrates- qualifient les ouvriers bretons de Quimper de « nigauds » les autres s’engouffrent avec eux dans la grande kermesse médiatique au nom du sempiternel « coller aux masses », pauvres ouvriers « trompés » jusque dans la direction même de leur mouvement ? Du haut de leur avant-gardisme essoufflé certains ne voulaient donc pas laisser le prolétariat aux mains de la confusion sans comprendre en quoi un certains nombres de paramètres objectifs agissent pour configurer un mouvement avec toutes ses limites, et se vautrent alors contradictoirement dans un ouvriérisme démagogique qui n’est que le reflet de la « prolophobie » des bureaucrates d’en face, la même méfiance en une classe ouvrière qu’ils infantilisent en permanence.

On passera sur l’ironie d’organiser le départ d’un « pôle ouvrier » à partir du site du festival des Vieilles Charrues dont le patron est un briseur de grève notoire, mais il faudra bien prendre garde à ne pas confondre « manifestation » et « mouvement social ». Tandis que la première est un concentré de codes militants publicitaires (avec des enjeux qui ne regardent que la stratégie d’organisations concurrentes), le second trouve ses racines dans un mouvement profond fait d’assemblées générales, de comités d’action et de liaison, de grèves actives, etc. L’important n’est donc pas qu’il y ait une, quatre, ou dix manifestations, de « faire du chiffre », vision comptable militante aliénée, mais en quoi ces manifestations sont l’expression d’une cohérence minimale pour la classe ouvrière. La manifestation publicitaire, mécaniquement, parle le langage de la bourgeoisie médiatique là où à l’inverse nous devons reprendre le sens de la manifestation pour notre propre classe : traverser les quartiers ouvriers au lieu des centre villes, rallier des usines entre elles pour mobiliser et entraîner une dynamique. C’est sur cette base que se construira une autonomie ouvrière réelle dont la formulation des objectifs immédiats n’est pas une dualité caricaturale entre la revendication concrète et la transformation sociale mais bien l’affirmation d’intérêts de classe universels, contradictoire avec l’isolement facteur d’échec. En ce sens le caractère concret de cette lutte fera des ouvriers bretons l’amorce d’un mouvement global de contestation du capital.

Ici ou là bas, partout, travail contre capital !

Manu

jeudi 28 novembre 2013

Las Obras completas de Grandizo Munis

Nous signalons sur le site Controverses (Forum pour la Gauche Communiste Internationaliste)  Les oeuvres complètes en espagnol de Grandizo Munis *


"De acuerdo con nuestro proyecto político que tiene entre otros objetivos el difundir, leer y releer, usando el arma de la crítica, las contribuciones procedentes de las diversas corrientes de la Izquierda Comunista, ponemos a disposición de nuestros lectores el imponente trabajo de edición de las obras completas de G. Munis (4 tomos hasta la fecha) realizado por su comité de edición el cual, a través de algunos de sus miembros, colabora en nuestro forum. Señalemos, entre sus contribuciones, un texto sobre las posiciones políticas fundamentales de G. Munis publicado en Controverses / Controversias. En nuestras páginas también anunciamos la existencia de un documental sobre Munis en el que participan los miembros de dicho Comité."


Il faut aussi préciser qu'il est possible de trouver en français.


G. Munis, Oeuvres choisies, 1936-1948, tome 1
http://mondialisme.org/spip.php?rubrique139










Leçons d’une défaite, promesse de victoire - Critique et théorie de la révolution espagnole - 1930 -1939
http://www.sciencemarxiste.com/book.php?id=18&lang=fr











Parti-État, Stalinisme, RévolutionEditions Spartacus, 1975
http://atheles.org/spartacus/livres/partietat/










Voir aussi le documentaire consacré à Munis. (
La Voz de la Memoria 2011 Radikal Films )
http://www.munis.es/?page_id=711&lang=fr

Le communiste révolutionnaire espagnol Grandizo Munis (1912-1989), militant depuis les années trente du siècle dernier dans le mouvement d’opposition au stalinisme qui se réclamait de Lev Trotsky, dirigea le petit groupe révolutionnaire des bolcheviques-léninistes d’Espagne durant la Guerre civile. Emprisonné en 1938 par les staliniens et menacé de mort, réussit à s’échapper au dernier moment et à se réfugier en France et ensuite au Mexique. Pendant la guerre, il développa une réflexion politique qui l’amena à abandonner les positions du trotskisme, en particulier à l’égard de l’URSS, dont il dénonça la nature sociale de capitalisme d’État. Rentré en Europe en 1948, il s’établit en France, où il continua sa lutte pour le communisme en dirigeant le Ferment Ouvrier Révolutionnaire.

mercredi 20 novembre 2013

Encore ? De l'ontologie de Jean-Claude Michéa (National-nostalgique ?) (Suite)

Ajout du 20 Novembre 2013

Michéa n'a pas beaucoup d'intérêt pour qui s'intéresse réellement à la lutte contre le capitalisme. Nous y revenons une dernière fois car notre camarade Théo a du faire un post sur Indymedia Paris (après avoir informé les éditions L'Echapée) pour mettre en lumière l'idiotie (et c'est l'hypothèse la plus sympathique que nous souhaitons ici mettre en avant) des éditions L'Echapée qui viennent de publier un National Révolutionnaire dans une publication ou, ce dernier, est l'auteur d'une contribution sur mister Michéa. Personne ne se pose la question de la pente Michéenne qui est plus que savonneuse. Nous sommes vraiment fatigués de ces confusions dans des milieux qui nous sont proches et amis. Il faudra aussi mettre en lumière la sélection de penseurs exhumés dans le volume, et proposée par les dites éditions, qui est elle aussi fort contestable. Mais c'est presque ici une anecdote.
On ne sort de l'ambiguité qu'à son détriment, et les lignes de fractures politiques se construisent aussi dans le combat idéologique. Les petits "spécialistes" et autres universitaires sont donc renvoyés ici à l'étude des accointances idéologiques qui permettent ce type d' incursions. Le "ver" était dans le "fruit".

* En poursuivant nos recherches nous apprenons de plus que l'un des contributeurs de l'ouvrage qui a rédigé le texte sur Pasolini un certain Olivier Rey est un drôle de personnage. Créationniste "éclairé", critique catholique de la théorie du genre sous le signe de l'assignation divine. Dont les contributions sont reprises dans diverses publications de la Nouvelle Droite dont la revue Krisis (animée par d'Alain de Benoist Voir par exemple le N°39 de la revue sur le thème de la science). On peut constater son intervention encostardée ici avec une belle cravate ceci dans une grande  église avec des auditeurs super cool. On se demande qui sont les nouveaux gnostiques ? Le trouble n'est pas dans le genre ! il est chez certains "libertaires".


Nous reviendrons brièvement sur ce sujet (La matrice philosophico-politique qui permet cet angle mort, mais aussi sur le déroulé de cette histoire) ceci pendant la prochaine émission de la Web Radio Vosstanie le 30/11 à 21h.




AJOUT DU 14 Mars 2013 (et dernier ?)

La "question" Michéa est une affaire réglée. Pour celui qui en doute un peu, nous renvoyons le lecteur à la page 98 de son dernier ouvrage. Ainsi:

"Ainsi c'est le grand mérite de Constanzo Preve que d'avoir remis au centre de la réflexion marxiste (ou postmarxiste) ce concept de "communauté" on se reportera par exemple à son éloge du communautarisme. Aristote - Hegel - Marx, Krisis 2012 [...] C'est le fait que dans le cas du socialisme nous avons affaire à un universel concret - dont le développement philosophique s'enracine dialectiquement dans l'expérience particulière des communautés réellement existantes".  Les mystères de la gauche éditions Climats 2013

On ne peut faire plus clair dans l'éloge, certes un peu philosophique de la nation. Une nouvelle une fois Michéa ne présente pas ses sources: Constanzo Preve ? pas plus la maison d'édition proche de la Nouvelle Droite et D'Alain De Benoist (bis repetita).

Contrairement au nationaliste Michéa la ligne de rupture des révolutionnaires n'est pas entre une gauche du capital, qui ressemble à sa droite, car les positions historiques, théoriques et pratiques du communisme ou d'une conception libertaire du monde sont, et ceci pour rappel:

- L'internationalisme. (Prolétaires de tous les paysunissez-vous !)
- Le combat anti-capitaliste (et non anti-libéral, ou maussien)
- La lutte des classes (et non des peuples ...)
- La déstruction des fétiches propres au monde capitaliste que sont les Etats, nations, drapeaux, frontières, marchandises, chefs et "Chavez" de la planète.
- Nous ne souhaitons pas la mondialisation des marchandises, pas plus le protectionnisme de la marchandise dans un seul pays.
- Le combat contre La, les hiérarchies (sexe, age, couleur de la peau, politique).

Nous ne cherchons pas plus à radicaliser les luttes pour l'égalité formelle de la bourgeoisie qui se passe très bien de nos services, et qui est déjà accompagnée par son extrême gauche politicienne, le droit et son lot de techniciens spécialisés.

Nous actons pour notre part que Michéa n'est pas un révolutionnaire, pas plus un libertaire mais bien un nationaliste. La fausse naïveté de Michéa découvrant la gauche du capital (il était temps ! ) cache à notre avis un autre discours bien puant et bien médité. Finira t-il par rejoindre le gourou de la réconciliation ? Embarquera t-il avec lui une frange de larbins anarcho-patriotes et consommateurs (petits-bourgeois paranoïaques et flippés) de produits subversifs made in le pays réel ?


Ajout du 6 Mars 2013.

Pour écouter Michéa défendre le "Chavisme" et son "patriotisme" comme valeur du socialisme "décent" il faut simplement écouter les matins de France culture du 6 mars 2013*.
Il faudra aussi que l'on se demande pourquoi celui-ci se laisse étiqueter aussi facilement comme "anarchiste/anarcho-syndicaliste" sans que cela ne questionne la sphère dite libertaire.
Si Michéa vient de découvrir qu'il existe une gauche du capital c'est pour mieux faire l'apologie de sa droite. Le problème c'est que Michéa n'est pas anti-capitaliste, sinon anti-libéral (voir ci-dessus) est-ce pour mieux défendre la tartuferie poujadiste d'un capitalisme régulé dans un seul pays, et la restauration de l'adoration du saint-drapeau ?  Encore un néo-stal ou un national-nostalgique ?

* « En Amérique Latine, contrairement à la gauche occidentale, les différentes gauches ont su conserver un rapport minimal avec la vieille tradition socialiste, dans laquelle la notion de patrie joue un rôle central. » JCM le 6/03/2033 france culture.

Nous lui laissons bien volonté cette "gôche" du capital  et son rapport, même mininal à la patrie, qui pense que le communisme c'est l'Etatisation de l''économie et de l'exploitation, la redistribution de miettes de la rente pétrolière. Voila bien une drôle de critique de l'économie politique.


Octobre 2011

Nous n'allons pas faire ici l’exégèse de la pensée de Jean-Claude Michéa qui se rapproche encore plus certainement de la Nouvelle Droite avec son dernier ouvrage.

Michéa qui n'est pas avare de citations et de références a "oublié" de mentionner (1) que la revue Krisis, qu'il cite en début de son volume, est celle d'Alain de Benoist (voir d'ailleurs à ce sujet notre article sur C.PREVE et Denis Collin).

Est-ce la une référence aussi commune, anodine que cela ? Peut-être est-ce l'effet éducation "nationale" ! Ou le coté conservateur de son "anarchisme" ?

Nous présentons ici un extrait de son dernier texte qui ne mérite pas vraiment de commentaires tant sa position sur son "anti-capitalisme" est limpide !!

 " Pour autant, cela ne signifie pas qu'une société socialiste décente pourrait se passer de marchés locaux, régionaux ou même internationaux (notamment dans le cadre d'une coopération mondiale des peuples). Le rêve d'une abolition intégrale de la logique marchande (au delà de la sphère des relations de face à face) impliquerait, en effet, que tous les besoins et les désirs des individus pourraient être définis et imposés par la collectivité, ce qui reviendrait inéluctablement à détruire l'un des fondements majeurs de la vie privée. Comme Marcel Mauss l'avait clairement annoncé, une société socialiste décente devra donc maintenir – a coté des secteurs domestiques, coopératifs ou publics – un secteur privé (dont l'ampleur ne saurait être limité à priori) et, par conséquent, un nombre, probablement important, d'entreprises privées. "

Page 117 Le complexe d'Orphée. Jean-Claude Michéa Ed. Climats 2011

Si le temps ne nous manque pas nous laisserons à la suite de ce texte les passages propres à la compréhension de l'ontologie de Jean-Claude Michéa ( "peuple(s)" ou sont les prolétaires, les classes ? "enracinement" "authenticité"  "Défense de l'identité", critique du "sans frontièrisme" (sic), keynésianisme déguisé en anti-capitalisme bien plus proche de la "troisième voie" ou tercérisme que d'une rupture avec la marchandise et l'argent. Ceci au nom d'une morale populaire ontologisée !) plus proche de celle de Martin Heidegger que de la conception de la révolution sociale de Marx ou Bakounine.


(1)  Ce n'est bien sur pas cette "absence" de référence de note qui fait de Michéa un individu dont la pensée se rapproche un peu plus de la Nouvelle Droite, mais le contenu global. Contenu repris d'ailleurs par de nombreux sites d'extrême droite on ne se demande pas ici pourquoi. !?

La pensée de Michéa s'inscrit dans le prolongement du discours Clouscardien (voir notre article la révolution n'a pas eu lieu) ou toute tentative de résistance / combat contre le capitalisme est assimilé à sa "promotion".














mardi 22 octobre 2013

Le GARAP sur Radio Vosstanie : Emission du 19/10/2013

Emission de la Web Radio Vosstanie
du 19 octobre 2013.

REDIFFUSION EN LIGNE
(pendant 1 mois)

OU

EN TELECHARGEMENT

INVITES

Le GARAP
Groupe d'Action pour la Recomposition de l'Autonomie Prolétarienne

 THEMES DE L'EMISSION


Présentation - GARAP ? Signification de l'acronyme - Quelques parcours militants jusqu'à la constitution du GARAP. L'extrême-gauche du capital (NPA / LO / POI / CNT) - De l'enquête ouvrière comme outil de combat - De la décomposition de l'ultra-gauche et de l'inutilité des étiquettes. Le rejet des partis et des syndicats - L'apport des courants (Les situs - l'autonomie) - Rapaces - De la pratique - Le sous-fascisme et l'anti-fascisme - Critique de la religion - Le confusionnisme, Soral petit-boutiquier de "l'anti-capitalisme financier" idiot utile du capitalisme national - Une lutte - Un très grand administrateur de banques dans le milieu "ultra-gauche" - Sociologie militante - L'imaginaire prolétarien : ouvrir des perspectives - Remerciements. 

Durée de l'émission 242minutes