Nous n'allons pas faire ici l’exégèse de la pensée de Jean-Claude Michéa qui se rapproche encore plus certainement de la Nouvelle Droite avec son dernier ouvrage.
Michéa qui n'est pas avare de citations et de références a "oublié" de mentionner (1) que la revue Krisis, qu'il cite en début de son volume, est celle d'Alain de Benoist (voir d'ailleurs à ce sujet notre article sur C.PREVE et Denis Collin).
Est-ce la une référence aussi commune, anodine que cela ? Peut-être est-ce l'effet éducation "nationale" ! Ou le coté conservateur de son "anarchisme" ?
Nous présentons ici un extrait de son dernier texte qui ne mérite pas vraiment de commentaires tant sa position sur son "anti-capitalisme" est limpide !!
Michéa qui n'est pas avare de citations et de références a "oublié" de mentionner (1) que la revue Krisis, qu'il cite en début de son volume, est celle d'Alain de Benoist (voir d'ailleurs à ce sujet notre article sur C.PREVE et Denis Collin).
Est-ce la une référence aussi commune, anodine que cela ? Peut-être est-ce l'effet éducation "nationale" ! Ou le coté conservateur de son "anarchisme" ?
Nous présentons ici un extrait de son dernier texte qui ne mérite pas vraiment de commentaires tant sa position sur son "anti-capitalisme" est limpide !!
" Pour autant, cela ne signifie pas qu'une société socialiste décente pourrait se passer de marchés locaux, régionaux ou même internationaux (notamment dans le cadre d'une coopération mondiale des peuples). Le rêve d'une abolition intégrale de la logique marchande (au delà de la sphère des relations de face à face) impliquerait, en effet, que tous les besoins et les désirs des individus pourraient être définis et imposés par la collectivité, ce qui reviendrait inéluctablement à détruire l'un des fondements majeurs de la vie privée. Comme Marcel Mauss l'avait clairement annoncé, une société socialiste décente devra donc maintenir – a coté des secteurs domestiques, coopératifs ou publics – un secteur privé (dont l'ampleur ne saurait être limité à priori) et, par conséquent, un nombre, probablement important, d'entreprises privées. "
Page 117 Le complexe d'Orphée. Jean-Claude Michéa Ed. Climats 2011
Si le temps ne nous manque pas nous laisserons à la suite de ce texte les passages propres à la compréhension de l'ontologie de Jean-Claude Michéa ( "peuple(s)" ou sont les prolétaires, les classes ? "enracinement" "authenticité" "Défense de l'identité", critique du "sans frontièrisme" (sic), keynésianisme déguisé en anti-capitalisme bien plus proche de la "troisième voie" ou tercérisme que d'une rupture avec la marchandise et l'argent. Ceci au nom d'une morale populaire ontologisée !) plus proche de celle de Martin Heidegger que de la conception de la révolution sociale de Marx ou Bakounine.
(1) Ce n'est bien sur pas cette "absence" de référence de note qui fait de Michéa un individu dont la pensée se rapproche un peu plus de la Nouvelle Droite, mais le contenu global. Contenu repris d'ailleurs par de nombreux sites d'extrême droite on ne se demande pas ici pourquoi. !?
La pensée de Michéa s'inscrit dans le prolongement du discours Clouscardien (voir notre article la révolution n'a pas eu lieu) ou toute tentative de résistance / combat contre le capitalisme est assimilé à sa "promotion".
+ Voir l'article de Luc Boltanski LE MONDE DES LIVRES | 06.10.11
