En ce moment : Rediffusion de l'émission du 6 décembre

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lundi 15 décembre 2014

Emission de La Web Radio VOSSTANIE du 6/12/2014

Emission de la Web Radio Vosstanie
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Du 6 décembre 2014


EN REDIFFUSION ET TELECHARGEMENT

Avec Zones Subversives 
et quelques invités de passage.

Séries, cinéma, idéologies et luttes des classes
Autour du cinéma populaire, des blockbusters, des séries et du cinéma dit militant et politique.



Thèmes de la 1ere partie de l'émission:

Retour sur l'émission sur le Portugal - Le blog d’infos, Brest Luttes ! Le journal de la Mouette Enragée vient de sortir. - La critique de la "l'extrême gauche du capital" par la "Nouvelle droite du capital" - Rubrique rions un peu : Abdullah Öcalan "libertaire" !? Un site à visiter Confusionnisme.info (notre analyse d'une démarche nécessaire - peut-on  s'attaquer aux écuries d'Augias et comment ?) - La confusion quelques exemples: Quartier libre, Alexis Escudero, auteur de « La reproduction artificielle de l’humain » - Les "anti-tech" et le vieux débat nature/culture terrain de la réaction.


* * *

Discussion autour de Snowpiercer (Joon-ho Bong), Fight club (David Fincher), La trilogie Batman (de Christopher Nolan), La Grande Aventure Lego (Phil Lord), Very Bad cops ( Adam McKay), A Touch of Sin (Jia Zhangke), The Wire, Breaking Bad etc... Pierre Carles le clown triste alter-caudilliste à bout de souffle.



Durée 316 minutes



Voir aussi 



Subir la simplicité forcée (Pastiche d'une parution)

Vient de paraître en co-édition: 
Un pas dans la Mouise et Ya de quoi s'Etrangler


Subir la simplicité forcée
Histoire et témoignages


Quatrième de couverture.


Pour agrandir cliquez sur l'image.
"Des habitants de zone urbaine ou rurale vivent sans voiture, sans télévision, sans téléphone portable (incroyable), sans lave-linge, et même parfois sans frigo !… Sans intérêts pour la vie politique administrée par les professionnels (rémunérés) ou par ceux qui ont le temps de s'investir, ils se désinvestissent de la vie locale qui est au bout du compte gérée par la classe de l'encadrement.

Ils soutiennent que l'on ne peut pas vivre sans avoir le minimum vital. Ils se questionnent aussi sur ce qu'est le superflu...

Parmi eux, des jeunes parents précaires, chômeurs, chômeuses, refusent la spirale de la pauvreté et l'impossibilité structurelle d'avoir accès aux produits de première nécessité. (logement, santé,  alimentation, transport, éducation)

Peu diplômés, sans argent, ils subissent l'isolement et la cherté des loyers et sont contraints de vivre dans des lieux de fortune. Victimes des marchands de biens, de sommeil et de la gentrification, ils sont souvent obligés de vivre chez des amis, de la famille sans pouvoir se poser.

De ce fait ils subissent l'isolement, le contrôle social, le flicage et la moralisation de ceux qui pensent qu'un autre "choix" est possible dans monde capitaliste. 

Certains ont carrément abdiqué le combat de classe et vivent coupés du monde en autarcie, isolés de tous. La tendance s'affirme d'ailleurs encore plus avec la vieillesse. Par exemple dans un lieu fort reculé, sans eau ni électricité, ils ont pu construire un abri de fortune et font « de nécessité vertu ». Il ne peuvent plus se déplacer et n'ont plus accès aux différents lieux de socialisation.

Refusant de devenir des petits commerçants, n'ayant pas de capital à investir, sans parents argentés, pour eux avoir un travail c'est presque un "luxe". Même aliénant, le travail se fait rare dans certaines régions où l'on est obligé de quitter sa famille et amis pour s’en aller vivre ailleurs, loin, trop loin. Quelques fois pour ne plus revenir.

Certains ont même eu une vie de smicard ! et sans rouler sur l'or (à deux salaires) la vie était encore possible en se serrant la ceinture. Puis le chômage, la "compétitivité", les restructurations, les délocalisations, ont fait basculer des familles souvent des couples (dans la même entreprise) dans la misère ou l'extrême précarité.  La trêve hivernale est un répit trop court avant l'expulsion.

Exclus du système de santé, ils passent souvent leurs journées dans les lieux administratifs ou dans ce dédale de demandes de formulaires, le temps perdu et d'humiliation sont les conditions pour essayer d’obtenir une allocation de survie. 

Toutes ces trajectoires, bien que très différentes, tentent d’expliquer comment l'on subit certaines choses, certains "déterminismes" plus qu’on ne peut les choisir. Mais aussi que l'ascétisme "choisi" est souvent la pratique coupable d'une petite-bourgeoisie repue, une possibilité de distinction propre d'une classe sociale en mal de reconnaissance. Le principe de la "simplicité volontaire"  que certains prônent, est une démarche volontariste religieuse selon laquelle la vie se trouve "ailleurs" dans une sorte d’au-delà ou dans une vie cénobite ou régulière. 

Ce livre présente une cinquantaine de parcours typiques de déclassés in-volontaires qui nous expliquent les raisons de leurs non-choix, comment ils subissent les rapports sociaux capitalistes mais aussi la manière dont certains fantasment, les liens qu’ils croient pouvoir tisser en dehors des rapports marchands qu'il croient éviter ou dépasser dans le simple retrait ou dans l'isolement faussement joyeux (pour la galerie militante).

Ils nous racontent comment certains croient forcer le réel en dehors du combat organisé (ou pas) de classe ceci avant que la réalité ne leur pète à la tronche, Ils critiquent la critique moraliste du prolétaire sur-consommant ou qui succomberaient à une "hyper-consommation" alors que la plupart ne peuvent que reproduire leur force de travail.


Co-Edition : Un pas dans la Mouise et Ya de quoi s'Etrangler : 20€
"La décroissance une idéologie de curé"


dimanche 14 décembre 2014

SACCO ET VANZETTI (EN VERSION RESTAURÉE INÉDITE) - Un film de Giuliano MONTALDO

SACCO ET VANZETTI
 (SACCO E VANZETTI) 


Un film de Giuliano MONTALDO | Drame | Italie-France | 1971 | 124mn | Couleurs |
Version Italienne / Version Française • Sous-Titres Français
EN VERSION RESTAURÉE INÉDITE 
CARLOTA FILMS

Massachusettes, avril 1920. Deux employés d'une manufacture de chaussures perdent la vie suite à un braquage qui tourne mal. La police met rapidement la main sur deux suspects : Nicola Sacco, cordonnier, et Bartolomeo Vanzetti, marchand de poissons, tous deux Italiens anarchistes. Le procès a lieu quelques mois plus tard et la sentence tombe : les deux hommes sont condamnés à mort. Ils font néanmoins appel, espérant que le manque de preuves et les approximations des témoins feront basculer la prochaine sentence en leur faveur...

Scénario : Fabriozio ONOFRI, Giuliano MONTALDO, Mino ROLI, Ottavio JEMMA Avec : Gian MARIA VOLONTÉ, Riccardo CUCCIOLLA, Cyril CUSACK, Rosanna FRATELLO, Geoffrey KEEN et Milo O'SHEA dans le rôle de "Moore" Musique : Ennio MORRICONE Directeur de la photographie : Silvano IPPOLITI Décors : Aurelio CRUGNOLA Montage : Nino BARAGLI Producteurs : Arrigo COLOMBO et Giorgio PAPI.

« J'ai plus souffert pour ma famille et pour ceux qui me sont chers que pour moi-même, mais je suis tellement convaincu d'être dans le juste que si vous aviez le pouvoir de me tuer deux fois et si par deux fois je pouvais renaître, je vivrais de nouveau pour faire exactement ce que j'ai fait jusqu'à présent. » Bartolomeo Vanzetti
                                                                          





mardi 2 décembre 2014

Deux livres sur la Révolution et la contre-révolution en Espagne (Parutions)

Il faut noter la sortie de deux forts volumes importants sur la "Révolution et la contre-révolution" en Espagne ou la Guerre d'Espagne c'est selon.

Juan Garcia Oliver
L'écho des pas


Enfin traduit en français, le livre/épopée des mémoires de Juan Garcia Oliver 
"L'écho des pas est resté jusqu'à ce jour inédit en français. A sa parution originale en espagnol en 1978, « le pavé de Garcia Oliver - 650 pages - y produisit quelques effets, dont l'irritation ne fut pas le moindre. C'est que le bonhomme avait l'avantage d'exaspérer d'abord les siens, et ce depuis longtemps » comme l'écrit Freddy Gomez qui signe la préface de cette édition française. Quand il proposa au Plenum du 23 juillet 1936 que la CNT prenne tout le pouvoir en Catalogne, Garcia Oliver ne fut pas suivi. Seul le canton du Bas Llobregat vota pour sa proposition. C'est le ralliement à l'idéologie de front républicain qui prévalut...
Pour Garcia Oliver, tout s'est joué ce 23 juillet. « Je n’en revenais pas. C’était le Plénum de fédérations locales et cantonales le plus insolite. Des délégués convoqués dans l’urgence et ignorant ce dont on allait parler dans cette assemblée, venaient d’adopter des positions qui jetaient par terre tous les accords fondamentaux de la CNT ignorant les aspects les plus élémentaires de son histoire d’organisation fortement influencée par le radicalisme anarchiste (...) écrit-il .
Le témoignage de celui qui fut, depuis 1919, un des hommes clé de la CNT, tour à tour garçon de café, organisateur de syndicats, homme d'action revolver au poing et... ministre de la justice est incontournable(...)"

640 pages - 25 € éditions  Editions du Coquelicot.


* * *


Burnett Bolloten 

La Guerre d’Espagne

Révolution et contre-révolution (1934-1939)  



« La révolution espagnole fut la plus singulière des révolutions collectivistes du XXe siècle. C’est la seule révolution radicale et violente qui se soit produite dans un pays d’Europe de l’Ouest et la seule qui ait été, malgré l’hégémonie communiste croissante, véritablement pluraliste, animée par une multitude de forces, souvent concurrentes et hostiles. Incapable de s’opposer ouvertement à la révolution, la bourgeoisie s’adapta au nouveau régime dans l’espoir que le cours des événements changerait. L’impuissance manifeste de leurs partis incita très vite les libéraux et les conservateurs à rechercher une organisation capable d’arrêter le courant révolutionnaire lancé par les syndicats anarchiste et socialiste. Quelques semaines seulement après le début de la révolution, une organisation incarnait à elle seule tous les espoirs immédiats de la petite et moyenne bourgeoisie : le parti communiste. »

Maîtrisant une immense bibliographie, ce livre offre non seulement une synthèse de la guerre d’Espagne, mais aussi la possibilité de dépasser un stade où la mémoire était trop étroitement mêlée à l’histoire pour permettre de déceler les enjeux de cette période cruciale du XXe siècle.

Editions Agone  / 1280 pages - 35.00 €

Editions de 1977 - Ruedo Iberico

vendredi 21 novembre 2014

G.A.R.I ! 1974 de Nicolas Réglat


Un petit reportage/doc sans prétentions en forme d'hommage / reconnaissance. D'une époque qui s'efface un peu plus. Cette période avait "l'avantage" d'avoir quelques ennemis clairement identifiés. On hésite entre Les Pieds nickelés et la révolte post-ado. Le recul et le second degré sauvent presque les choses. Comme l'arrivée de la gauche au pouvoir.... Il n'y a bien sûr ici pas de héros, et la phrase utilisée comme accroche et tirée d'une déclaration des GARI, éclaire aussi toute cette prétention à notre avis erronée (1). Le combat pour les libertés ne vise pas l' Héroïsme mais relève de quelque chose de tout aussi vital que de manger, boire, se rencontrer ou faire l'amour. A voir donc au moins pour toutes les questions ouvertes (la lutte armée, le cloisonnement, l'illégalisme/banditisme, l'infiltration policière, l'anti-fascisme, l'autonomie, la répression) et pour une critique de toutes les dérives avant-gardistes et politico-militaires qui ne sont que les signes annonciateurs d'échecs ou du reflux général.


(1) Qui fait de qui des héros à posteriori ? Les GARI ou les spectateurs de la révolte ? on flirt ici avec une forme de moralisme.