Josef DIETZGEN : L'essence du travail intellectuel humain exposée par un travailleur manuel

Josef DIETZGEN : L'essence du travail intellectuel humain exposée par un travailleur manuel
Josef DIETZGEN : L'essence du travail intellectuel humain exposée par un travailleur manuel

lundi 8 février 2016

Point de vue image de classe (13) - Les "bonnes affaires" des Pinçon-Charlot.

Point de vue image de classe (13)
Les bonnes affaires des Pinçon-Charlot


Cela fait quelques années que je ne regarde plus la télé, j’ai déjà le cerveau en purée en arrivant le soir… j’évite donc de me coucher sans pour ne pas l’avoir en bouillie le matin, mais je me souviens très bien de ces émissions où un type avec un euros six centimes monte une boite avec un peu, beaucoup de “volonté” (qu’il nous manque à nous cons de prolos) et d’huile de coude pour devenir, par un obscur financement ou levée de fonds (de papa), un entrepreneur tendance à l’idée super originale et donc sans intérêt.

Je ne sais pas si ce genre propagande continue à être diffusée. En revanche j’ai eu quelques échos sur des émissions où l’on nous dresse à être de bons consommateurs, avertis de toutes les “arnaques” plus particulièrement celle du mauvais luxe, ou le snobisme de la “bonne affaire” concurrence la pathétique idéologie du consom'acteur comme gag politique quand ce n’est pas simplement son antinomie dé-croissantiste.

Jouant à font sur le fantasme de puissance et sur la frustration des "désirs" (ou des manques) , on ne compte plus non plus les longues émissions sur le luxe, les riches et les puissants, leurs affres et leurs caprices dont l’arrogance et l’esprit carnassier sont travesties en exigences et perfectionnisme, voire même en une forme d’hédonisme à faire pâlir les “jouisseurs” soixante-huitards sans le sous.

Rien de vraiment novateur au niveau du type de levier propagandiste de l’idéologie marchande ou alors peut-être sur l’ampleur du déversement et la taille du tombereau. Le contrôle de l’espace et du temps s’invitent dans la démonstration de maîtrise, grâce à la technique du montage sur quelque fond sonore apaisé, lounge ou cadencé speed...

Les “riches” existent….et cette façon d’en parler porte en elle toute les ambiguïtés liées principalement à l’effet de saturation. On n’en peut plus… Mais la police veille sur nos petites économies (aussi bien que sur celles des “riches”) et on nous le fait bien savoir en boucle.

Le riches c’est “écœurant”. Ils le sont trop, riches. A ce petit jeu de la dénonciation des riches Monique Pinçon-Charlot (Chevalier de la Légion d'honneur) et Michel Pinçon en ont fait une vraie spécialité. Au delà du sujet sociologique pour bureau triste de trouveurs du CNRS, il s'agit là d'une véritable “affaire” et d'une bonne (1) ! On ne compte plus les titres qui s'enchaînent sous couvert de sociologie dénonciatrice et de nous dépeindre le Gotha, La violence des riches (non sans déconner ?), Les Rothschild, on nous invite même à faire un Voyage en grande bourgeoisie.

Si le poujadisme invitait les petits commerçants à se “révolter” contre l’Etat qui “taxe trop”, le pinçon-charlotisme enfourche sa caricature quasi en négatif. Celle-ci semble fasciner le front-de-gauchiste moyen jusqu’au prof anarchiste pédagogue et lecteur du diplo, dont les classes sans moyens, “pourraient quand même mieux s’équiper” grâce à ce putain d’argent des “riches” qui se barre à "l'étranger” en Suisse ou ailleurs.

La dénonciation de l’évasion fiscale des “riches” et ces peintures sociologiques sans fin de la bourgeoisie deviennent le summum de la critique du capitalisme... jamais assez bien taxés par de “justes” lois “nationales”, ceci toujours au détriment d’une analyse solide de ce que sont des rapports de production.

Oui les “riches” s’organisent ! Se concentrent et développent un entre soi…. la sociologie, c’est à dire la science des truismes, se transforme ici en une bonne affaire pour flatter l’idéologie du ressentiment, à une époque qui n’avait pas besoin.

S’il ne s’agit pas de nier le rôle des groupes et des individus peut-être faut-il essayer de comprendre ce que sous-tend cette proposition de focalisation sur ce terrain d’analyse, mais surtout à quels types de combats elle nous invite à participer.

Cette forme de populisme a pour conséquence d’évacuer toute utopie sociale, toute philosophie politique concrète, toute praxis de rupture, au profit d’une perspective gestionnaire et re-distributive de cloché et comptable des miettes sociales issus du travail exploité. On nous parlera alors “d’homogénéisation fiscale européenne”. Comment les “critiques” des “riches” peuvent-il ignorer que le capital soit transnational ? Que dans la course à la plus-value et à sa circulation il est toujours question de déshabiller Pierre pour habiller Jacques…quitte à liquider Paul.

Mais finalement quid du travail aliéné et inutile, de l’exploitation, et surtout du communisme ? Qui n’est pas la critique des riches mais l’abolition des classes. C’est bien l’idéologie du ressentiment qu’il nous faut évacuer en critiquant les Pinçon-Charlot celle qui a toujours été manipulée par la gauche du capital comme ersatz de critique du capitalisme, et comme défense du capitalisme national.

Elle évacue bien sûr et comme à chaque fois la nécessité pour ceux “d’en bas” de s’organiser d’une manière féroce contre le monde de la marchandise. Pour laisser la totalité des initiatives aux “gestionnaires” et aux “gens responsables”.

Pas de complot de “sociologues” ou de “riches” pour laisser aux prolétaires l’os pourri, rongé et suintant l'envie ou pour les faire s’affronter les uns contre les autres. La “base matérielle” (infrastructure) s’articule toujours avec les intérêts dominants pour produire les idées les plus mortifères d'une société qui lui permette de tourner vaille que vaille. Rien de fatal, d’écrit à l’avance puisque les hommes font l’histoire. Et si les “riches” la font, nous le pouvons aussi sur d’autres bases.

C’est pourquoi comme être historique (conscient) il est toujours nécessaire de dénoncer l’imposture et l’idéologie dominante et ceux qui se proposent d’écrire l’avenir avec des paradigmes intrinsèquement défaitistes et orientés; ceux qui nous séparent, nous divisent et cassent notre capacité à nous auto-organiser et à comprendre que le communisme n’est pas le nivellement, qu’il est non pas la défense des prolétaires mais l’abolition de la condition prolétarienne. Il ne porte pas les ouvriers au pouvoir et ne nivelle pas l’ensemble de la population au même revenu. Il en finit avec l’esclavage salarié, le productivisme, l’opposition travail/loisirs. Il permet la réunification de l’activité humaine sur la base de tous les acquis techniques et humains. L’ouvrier n’est plus enchainé à l’usine, le cadre n’est plus rivé à son attaché-case. Le besoin d’agir n’est plus soumis au besoin d’argent.

On ne taxera jamais assez "l'argent" des "riches" pour en finir définitivement avec le capitalisme. Voila peut-être pourquoi s’agit au plus vite  de redéfinir ce que n’est pas le communisme...

(1) Il faudra questionner comment et par quel moyen "scientifique" le couple s'autorise ou s'invite ou est invité si régulièrement chez "les riches" ...et même une certaine forme de fascination pour son objet.

jeudi 4 février 2016

Qu’est-ce que la Conscience de Classe ? (APPEL A CONTRIBUTION / PARTICIPATION )

APPEL A CONTRIBUTION / PARTICIPATION 
à la prochaine émission de la Webradio Vosstanie 
Qu’est-ce que la conscience de classe ?


Si la conscience permet d’appréhender de façon subjective les phénomènes qui agissent sur notre existence, c’est à travers la conscience de classe que le prolétaire comprend que sa position particulière dans le système capitaliste est liée à un processus social et historique.

- AINSI -
Si vous pensez que la "conscience" n'a pas à être apportée de l’extérieur pas des profs gramchiens, des pédagogues libertaires, la petite bourgeoisie, une avant-garde sympa; Que la révolution des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes, organisée non pas par l'opération du saint spontanéisme mais par l'auto-praxis des prolétaires conscients de leur exploitation qui ne veulent pas simplement réformer ou aménager cette assignation mais qui veulent en finir définitivement avec la logique d'accumulation, toutes les formes d’assujettissements et toutes les médiations....

- ALORS -
Nous vous invitons à définir ce qu’est la conscience de classe, en exprimant via divers supports (Bruits et sons divers, témoignages enregistrés, film court, interviews, photographies…) ce qu’elle représente au sein de votre histoire comme de votre quotidien, de vos actions individuelles comme au sein des actions collectives auxquelles vous avez pris part, ceci pour vous comme pour ceux que vous auriez pu croiser sur ces chemins de résistance et de lutte contre le capitalisme et son idéologie.

(Nous contacter via l'onglet dans la colonne de droite)


dimanche 31 janvier 2016

Notre soutien à la bibliothèque Anarchiste La Discordia

Nous relayons ici un communiqué de nos camarades 
de la bibliothèque Anarchiste La Discordia
et saluons le courage dont ils font preuve 
dans cette époque merdique.
Nous serons bien sur à coté d'eux face à la connerie concentrée.
-
Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste 
La Discordia

❝Comme prévu de longue date, mardi 26 janvier, s'est tenu à La Discordia le débat intitulé « Islamophobie : du racket conceptuel au racket politique ». Nous voulions nous confronter avec d'autres sur un sujet qui est au carrefour de la confusion actuellement répandue entre condamnation du racisme et défense de la religion. Les réflexions communes ont été intéressantes, et la soixantaine de camarades et compagnons qui sont venus (promis, la prochaine fois on louera un lieu plus grand, et avec plus de chaises !) a démontré que pas mal de monde se retrouve dans cette nécessité de la critique révolutionnaire des religions, toutes les religions, même l'islam, que d'autres voudraient nous refourguer comme la « religion des opprimés ».

Cependant, en arrivant mardi après-midi, on a vu que la devanture de la Discordia avait été taguée, probablement dans la nuit. Des A cerclés (merci !) et des invectives (« fafs » et « racistes ») particulièrement mal écrites et pensées à la bombe de peinture noire. Le tout accompagné d'un feuillet de « revendication », affirmant que nous véhiculerions « des théories racistes et islamophobes » et que nous serions « la courroie de transmission des idéologies du pouvoir », etc.

Enfin, on ne va pas vous recopier toutes leurs âneries, qui ont bien fait rire tout le monde. Si vous voulez les lire, passez rire un coup (ou nous attaquer nous-mêmes plutôt que des murs)  à la bibli, lors de nos permanences et discussions.

La réponse à ces insultes à été le succès de la discussion du mardi 26, mais aussi de toutes les autres.

Pour la faire courte, les tags insultants (et difficilement lisibles) ont été effacés en cinq minutes (niveau pratique, c'est pas encore ça les minots !), les A cerclés resteront ! Nos voisins aussi ont bien rit de vos conneries, comme quoi, vos exploits n'ont strictement aucune incidence sur rien ni personne, hormis contre vous-mêmes et votre rance crèmerie.

Au passage, encore une petite remarque pour les courageux tagueurs/humoristes : si vous n'avez pas été filmés par la DGSI c'est parce que nous avions pris et détruit la caméra qui nous surveillait (bien avant la promulgation de l'état d'urgence). Chacun pourra apprécier la différence entre ceux qui s'en prennent (pathétiquement) à une bibliothèque anarchiste déjà menacée par la répression, et ceux qui sont en proie à des problématiques plus sérieuses.

Aucun autre tag n'a été relevé dans le quartier, ni sur des banques, ni sur des commissariats, ni des écoles travaillant avec la DGSI, ni sur des églises, synagogues ou mosquées. Une grande attaque révolutionnaire, donc, contre des anarchistes, donc. Si nous nous attendions à des « attentions » de ce type (nous pensions à quelque chose d'un peu plus « conséquent »), cela ne nous freinera aucunement dans la tentative d'élaborer, partager et diffuser des discours révolutionnaires clairs, sans complaisance avec aucune forme de pouvoir, y compris la religion, et sans remords dans la critique des compromis politicards de certaines franges du « milieu », au contraire !

Une pensée pour ces « fafs » d'incroyants, qui, de Téhéran à Saint-Denis, sont aujourd'hui traités d'« islamophobes » tant par de redoutables puissances, que par la petite bourgeoisie universitaire arriviste française qui ne connaît du racisme que celui de sa propre classe, et qui n'a montré pour seule pratique, en une dizaine d'année, que la capacité à écrire un tag illisible sur la façade d'une bibliothèque anarchiste et de s'organiser avec des autorités religieuses pour... organiser des conférences. Une pratique à la hauteur d'un discours.

De toute évidence, si on constate froidement le traitement que l’État réserve à des révolutionnaires athées d'un coté, et à la gauche racialiste/théocompatible de l'autre, on comprend rapidement qui peut réellement être qualifié de « courroie de transmission des idéologies du pouvoir » : ceux qu'il réprime habituellement ? Ou plutôt ceux à qui il offre des chaires dans ses universités et des postes d'encadrement dans ses institutions (en effet, cette galaxie est principalement composée d'universitaires et de cadres de la moyenne et haute bourgeoisie, immigrée ou non).

Pas étonnant donc, que leur cœur de cible politique n'ait ni respect ni oreille pour cette maison close post-moderne, comme l'ont prouvé tous les soulèvements récents, qui n'ont eu cure des raisonnements alambiqués de nos pieux universitaires, du Bahrein à Baltimore, en passant par Durban.

Pour finir, merci à toutes celles et ceux qui se sont pointés et qui se pointeront encore. Merci également à toute personne possédant des informations sur nos artistes engagés mais quelque peu pleutres, car incapables d'assumer leurs propos en face.

Nous appelons celles et ceux pour qui comptent les idées et pratiques révolutionnaires, qu'ils soient anarchistes ou non, à redoubler l'offensive contre cette nouvelle réaction, et à exprimer leur solidarité avec ceux qui se retrouvent dans le viseur de ces New Born réactionnaires, en prenant leur part de la critique, et du peu de courage qu'elle nécessite. Et en coupant court aux tentatives d'isolement des révolutionnaires anti-religion (n'est-ce donc plus un pléonasme?).

Contre toute forme de pouvoir, contre toute religion et tout racisme, vive la révolution et vive l'anarchie !❞

 *également en PDF ici :* 
http://ladiscordia.noblogs.org/files/2016/01/Des-«-tags-»-sur-la-bibliothèque-anarchiste-La-Discordia.pdf

Le 29/01/2016,
Quelques bibliothécaires de la discorde.

http://ladiscordia.noblogs.org/

mardi 26 janvier 2016

De la thanatopraxie stalinienne

De la thanatopraxie stalinienne.
A propos des éditions DELGA


La thanatopraxie ou les soins de conservation des corps de défunts "humains" de la décomposition, quoiqu'on en dise ne date pas de l’embaumement de Lénine.

Si, par certains aspects extérieurs uniquement, elle s'apparente un peu à une forme de taxidermie, les effets psychologiques et les formes souhaitées de l’illusion restent les mêmes.

Ce type d'artisanat à destination d'un au-delà a aussi trouvé quelques débouchés dans les musées et les édifices religieux… Il en trouve de nouveaux actuellement dans le monde de l’Édition.

Ainsi Les éditions Delga illustrent parfaitement ce que l'on pourrait qualifier d'entreprise de thanatopraxie stalinienne. On y exhibe sous des couvertures austères et violacées...  quelques cadavres bien raides du stalinisme politique.

Rien de plus morbide-chic certainement que de déterrer un Alvaro Cunhal (1) pour les 40 ans de la révolution des Oeillets ou de lire les pathétiques anecdotes de François de Negroni (2) sur le cadavre encore chaud, de feu Michel Clouscard, ce grand "sportif", qui recherchait désespérément une petite femme exotique et docile pour l’accompagner.

Les éditions Delga tentent aussi la réhabilitation/restauration d'animaux politiques bien froids, voire congelés, comme Staline avec son package "défense de l'Est" patronné par quelque idiot inutile spécialiste du clinamen et du matérialisme "antique" comme Jean Salem. Il n'en fallait pas moins !  Car ici c'est à la résurrection des corps que l'on s'attaque.

Mais en quittant l'art du maquillage post-mortem c'est à celui de l'archeothanatologie, combiné à celui de décongélation rapide, que s'attaquent les éditions. Et là bien sûr rien de pire que de travailler au micro-onde et au burin pour livrer, parait-il d'ici quelques temps, les Cahiers de prison d’Erich Honecker.

Rien d'étonnant méthodologiquement, la brutalité a toujours été un trait typique de l'idéologie stalinienne.

« Mur de protection antifasciste » 3,5 m de hauteur sur 155 km.
Quant aux ficelles -pardon,… aux fils de fers- il s'agit bien sur des mêmes. Matérialisme mécaniste (3), mobilisation du mythologique antifascisme stalinien au service de l'Etat-nation et du drapeau, complotisme du grand capital (Bilderberg), hégélianisme / historicisme sans dialectique.

Au bout du compte et après cinq minutes de réflexion (il n’en faut pas plus) le fou rire nous gagne. Comme s’il s’agissait pour les éditions Delga de singer les grandes éditions staliniennes du temps du rideau de fer: les Éditions Sociales. Mais le problème c’est que si la connerie reste la même, le public ne l'est plus.

Si certains ouvrages sont particulièrement illisibles (on pense particulièrement à M.Clouscard) les autres sont des caricatures idéologiques d’un autre siècle digne de la Pravda de la “meilleure époque” et du pire révisionnisme historique.

Rien d’étonnant (décidément), 27 ans après la “chute du mur” que les nostalgiques de la Karl-Marx Allee (et de ses appartements de fonctions) soient aussi attachés à leurs positions d'apparatchiks ou de prescripteurs, dans une société de réseaux qui se passe pour le meilleur et le pire, de leurs avis.

En scrutant attentivement la ligne éditoriale nous avons été tenté de nuancer notre compréhension de la démarche de la structure éditoriale à destination essentiellement du milieu universitaire nostalgique et décomposé. La piste rouge-brune ou confusionniste n’a à notre avis pas de sens car les positions défendues sont les positions historiques pourries du stalinisme. Ce type d'analyse, de piste interprétative pourrait laisser croire que le stalinisme “critique” ou “hétérodoxe” ou qu’une “gauche stalinienne” trotskiste ? existerait ! Seraient fréquentables ? Or nous savons déjà qu'il n'y a rien à négocier avec les partis, les défenseurs de L’État, du nationalisme, ou le capitalisme national humain dans un seul pays. Pas plus avec le contrôle ouvrier (4) ou le concept d’État ouvrier dégénéré.

Que des rapprochements entre staliniens et souverainistes de droite ou quelques anarchistes stalinisés par leur fréquentations trop étroites du syndicalisme d'appareils soient problématique ne pose en fait que la difficulté qu'on certains à  définir une perspective / ligne politique combattante et imprenable.

Nous avions déjà traité du commerce de cadavres par la Nouvelle Droite que les staliniens s’amusent à maquiller ou à décongeler.

Laisser les vivants déterrer les morts n’est pas une pratique réconfortante pour l’avenir même si nous préférerons de notre coté les cadavres exquis ! Et si nous avons un certain goût pour la mémoire, nous lui préférons celles des luttes bien vivantes débarrassées des mythes, illusions et mensonges sidérants.

Notes. 

Les Éditions Delga en hommage à la rue ou est né M.Clouscard  (rue des frères Delga) sur la commune de Gaillac dans le Tarn.

(1)  Rien que le titre de l'ouvrage confine au foutage gueule tragi-comique: Le Parti en toute transparence.

(2)  Avec Clouscard. Un must de poilade on comprendra mieux pourquoi le "sport"....comme ascèse. 

(3) Toujours dans le sillage du caricatural Principes fondamentaux de philosophie de Georges Politzer.

(4) Cher aux Éditions Syllepse, escrocs de l'autogestion.


Voir aussi notre inventaire.


samedi 16 janvier 2016

Crise sociales mythes et réalités de Karl NESIC

Nous apprenons le décès de Karl Nesic (né en 1945 et décédé ce janvier 2016) il avait été membre de Pouvoir Ouvrier, scission de Socialisme ou Barbarie quand ce groupe dirigé par Castoriadis renonça au marxisme et à l’analyse de classes. Pouvoir Ouvrier s’était auto-dissout en 1969.

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Voici deux livres de Karl NESIC que nous avions ajouté à notre bibliographie. Les ouvrages sont clairs et synthétiques et sans verbiage. Ils permettent une bonne compréhension des 30 dernières années. Les deux livres ont accompagné notre formation politique.

- Crise sociale mythes et réalités éditions L'Harmattan 1996. 270p.
-Un autre regard sur le communisme et son devenir ( Fragments d'analyse à l'usage des jeunes générations) éditions L'Harmattan 1996.315p.

Présentation de l'ouvrage Crise sociales mythes et réalités 
par l'éditeur

Jusqu'à aujourd'hui, prolétariat et capital se sont globalement et socialement affrontés sur l'organisation du travail et le développement des forces productives. Aujourd'hui, ce qui est au coeur du débat, du fait même du prodigieux développement du capital, c'est le travail lui-même et sa place dans le processus de valorisation du capital Ceci explique la particularité de la crise sociale actuelle, son ampleur et l' incapacité pour les capitalistes de tracer les moindres perspectives réelles et pouvoir la surmonter. Mais, a contrario, ce coeur permet potentiellement une radicalité communiste, qui, bien que déjà présente dans les luttes du prolétariat, a pu être masquée jusqu'à aujourd'hui par tous les réformismes, ouvriers comme patronaux, qui réussissaient à enfermer le combat des prolétaires dans et pour le développement même du capitalisme. Cette radicalité communiste .a même pour nom l'abolition du salariat et la fin du travail.

Nous assistons actuellement à la fin du cycle de production fordiste et keynésien,- dont le capital ne parvient pas à s'extraire, mais aussi et plus fondamentalement nous assistons à la fin d'un cycle général de développement social qui était donc celui de l'intégration du travail et des travailleurs dans et par le système d'exploitation, intégration sociale et politique par. ailleurs voulue et acceptée par les travailleurs.  Le cycle se retourne, et pour de longues années le capital ne pourra plus rien offrir, plus rien garantir aux prolétaires qui commencent à pouvoir redevenir la « classe dangereuse » du début de ce siècle. Les différentes formes d'encadrement du travail, le réformisme s'effondrent, et l' horizon social s'éclaircit précisément dans l'exacte mesure où la vision d'une société idyllique s'estompe avec la crise et son approfon­dissement. La perspective communiste est donc toujours à l'ordre du jour.


Table des matières

Quelques images.
Images toujours : Chômage et déqualification sociales
Ford et Keynes.
Les manifestations de la crise et les manifestations de la rupture.  
L'OST et la crise dans le processus de valorisation du capital.
La crise du travail, remarques sur l'idéologie du travail.
Mondialisation du capital.
Quelques remarques sur l'état.
Les prolétaires, hier et aujourd'hui.
Grandeur et limite de l'automation.
Le capital, un système plus fragile qu'il n'y parait.
Post-scriptum.


 

Karl Nesic, né le 10 mars 1945 dans une famille de cheminots et de mineurs, a exercé différents métiers, employé de bureau, agent d'entretien, éducateur de prévention, photograveur. Licencié économique....

Depuis plus de 30 ans, il participe de manière anonyme à tous les combats des prolétaires et à tous les débats qui traversent encore et toujours le mouvement. communiste.