Emission de Radio Vosstanie du 6 et 13 septembre 2014

Emission de Radio Vosstanie du 6 et 13 septembre 2014
Emission de Radio Vosstanie du 6 et 13 septembre 2014

mardi 12 août 2014

Si Dieu est, l'homme est esclave....

"N'en déplaise donc aux métaphysiciens et aux idéalistes religieux, philosophes, politiciens ou poètes : l'idée de Dieu implique l'abdication de la raison et de la justice humaines, elle est la négation la plus décisive de l'humaine liberté et aboutit nécessairement à l'esclavage des hommes, tant en théorie qu'en pratique.

À moins donc de vouloir l'esclavage et l'avilissement des hommes, comme le veulent les jésuites, comme le veulent les momiers, les piétistes ou les méthodistes protestants, nous ne pouvons, nous ne devons faire la moindre concession ni au Dieu de la théologie ni à celui de la métaphysique. Car dans cet alphabet mystique, qui commence par dire: «A devra fatalement finir par dire Z», qui veut adorer Dieu doit, sans se faire de puériles illusions, renoncer bravement à sa liberté et à son humanité. Si Dieu est, l'homme est esclave ; or l'homme peut, doit être libre, donc Dieu n'existe pas." 




                                                                Bakounine Dieu et L'Etat.






Note Vosstanie. 

Nous aurions pu titrer ce post : Pas de Bondieuseries au nom des idées Libertaires ! Mais nous allons simplement chercher à la rescousse ce bon vieux Bakounine. N'en déplaise à certains nous affirmons: "anarchisme", "communisme" et "croyances religieuses" sont inconciliables. Il est même possible d'être contre toutes les formes de racismes et d'être athée ! (si, si !). A ce niveau de non-raisonnement et de goût pour les oxymores, il presque étonnant que l'on s'étonne des élucubrations d'un Michel Onfray, qui affirme être dans le même genre de "logique", pour un capitalisme libertaire ! Il est nécessaire de casser la spirale de la bêtise surtout quand on pense que dans le "milieu libertaire" (ici surtout au milieu de nulle part mais manifestement au centre d'un sacré pâté d'alouette ) Charlie Hebdo - Siné Hebdo - Le Monde Diplo sont des "références" ! 

* * * Emission La lutte des classes au Portugal * * *

Emission La lutte des classes au Portugal
(Sur la révolution dite des "oeillets" ou la transition démocratique portugaise)

  Le 6 et 13 septembre 2014 à 14h en direct.

*
 Pour la trame de notre émission nous nous inspirons de l'ouvrage de Phil Mailer.
Portugal: The Impossible Revolution ?  First published by Solidarity (London) 1977.
 Portugal: a revolução impossível ? - Porto Ed Afrontamento 1978.


1ere Partie le 6 septembre 2014 à 14h.
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Présentation
Objet et but de l'émission - A propos de Le Portugal ...? et Après ! - ArqOperaria ?
De la mémoire à l'enterrement. Nos propres limites....

Situation historique et données économiques de l'époque.

La conception putschiste de la révolution sociale. 
Le rôle de l'armée ou la conception bourgeoise de la révolution.
Avec Charles Reeve 
(Autour de l'ouvrage édité aux Editions Spartacus en 1976) 
Voir aussi notre émission du 25 janvier 2014 

Sur les expériences d'auto-organisation.
Commissions de "moradores", commissions de travailleurs, commissions inter-entreprises, occupations des terres, sur le non grand-parti.

Témoignage (sur les commissions de "moradores") et parcours de:
 José Hipólito dos Santos. 
Ancien membre de la LUAR (Liga de Unidade e Acção Revolucionária) - Des Cadernos de Circunstancia.
Acteur de la révolte da Sé en 1959 et du "Golpe de Beja" le 1er Janvier 1962.
En 5 parties.


2ème Partie le 13 septembre à 14H.
*
L'expérience du Journal Combate (1974-1978)
Avec João Bernardo.
A l'initiative du journal avec Rita Delgado et João Crisóstomo.


Les forces "politiques" en présence.

Régressions, récupérations et limites. 
De "l'autogestion" au capitalisme d'Etat, de l'autonomie aux élections, la non-révolution culturelle, Une expérience Portugaise ? Pour une critique de la chronologie "politique".

40 ans après quelles perspectives ?
Débat et point de vue autour de "Les Portugais face à la crise - Grèves, manifestations, occupations 2010-2013 " édité par les Edições antipáticas. 
Avec le GARAP.
+
(Avec des extraits ? des  discussions sur "les Portugais face à la crise" du 11 et 13 avril 2014 avec des membres du Collectif des Edições antipáticas)

João Bernardo, Charles Reeve (Jorge), José Hipólito dos Santos, Eduardo de Sousa de librairie Letra Livre à Lisbonne.

Mais aussi à 
Brunel, Henrique, Lino, Rosa, Manuel, Tonio, Judith et les autres....




A suivre...


Pour suivre la compilation de documentation en cours:



Photographie de José Marques

Série de cartes postales éditées sous: A Esquerda da Esquerda documentos para a História de uma
Revolução


samedi 28 juin 2014

Emission de Radio Vosstanie du 28/06/2014

RADIO VOSSTANIE ÉMISSION 

DU 28 JUIN 2014 à 21H 


DU SON - DE L'ACTU - ET DES DÉBATS...

INVITES


Emission en Téléchargement 
291 minutes

Thèmes:

Intro - Remerciements - Présentation des invités - Le "bom" foot comme contre feu des luttes au Brésil - A propos de Manhattan folk story de Dave VAN RONK - Le 1er Mai libertaire à Paris comme toujours: rien...- L'actu du "28 Juin": L'autogestion et sa foire - L'anti-fascisme sauce Conex et les dix thèses sur l’extrême droite en Europe de M. LOWY- Un étrange tract d'un groupe "Luxemburgiste" - La grève des cheminots et L'appel du 19 Juin (in situ avec le Garap) - A propos d'une incursion dans un débat/farce de présentation du livre La Grande dévalorisation de Ernst Lohoff et Norbert Trenkle - S'organiser pour quoi faire ? (introduction sur la brochure Le militantisme stade suprême de l'aliénation ) - Sur le mode d'organisation grandeur et limite - Quoi faire et quoi dire ? - Du communisme comme perspective. etc ...

dimanche 22 juin 2014

Du "bom" foot jusqu'à la nausée.

De CQFD à Libération c'est le consensus. Il y a d'un côté le bon foot, le "populaire" avec ses idoles aux idées généreuses, un foot des favelas, des miséreux, des petits qui rêvent, "le foot qui relie les hommes", (Nous éviterons ici de parler de la bêtise du foot auto-géré et autres débilités du même acabit *) de l'autre le mauvais, le foot de la finaaance, le foot des puissants, des capitalistes, un foot pervertit par les salaires astronomiques des joueurs (qui gagnent trop), la corruption des instances d'administration du foot planétaire etc...

Dans cette histoire religieuse du foot il y a eu un âge d'or et des saints. Dont l'un des apôtres "non-progressiste" comme Jean-Claude Michéa, nous livre ici et là quelques psaumes aux versets Camusiens. Un foot Maussien (donner recevoir rendre le ballon) un foot "pur", dont il faudrait se débarrasser des mauvais côtés pour retrouver son essence, son esprit.

Le comble de la peste émotionnelle sportive (1) c'est de voir se côtoyer par médias interposés un Cohn-Bendit et un Michéa pour défendre le "beau jeu".

Quant au révélateur de cette "actualité" c'est finalement de comprendre que le dispositif intellectuel et politique des milieux "radicaux professionnels de la démerde" ainsi que celui des défenseurs du marché à visage humain, est le même. Tous sont d'accord pour retrouver ce bon vieux "foot de papa". Celui du bon "vieux temps", celui de l'après guerre, un foot de type CNR quoi ! (Conseil national de la Résistance).

Le problème c'est que le foot n'a pas de visage même si le ballon est rond. Car le terrain de foot c'est la guerre, les frontières et les drapeaux, la xénophobie mais aussi et surtout ....le capitalisme. "Le mondial" en est sa manifestation aussi sémantique que concrète.

Le foot des "riches" comprend celui des "pauvres" et son roman populiste. Comme l'accumulation des richesses d'un coté sous-tends la pauvreté à crever des autres, et dont la figure démagogique est celle petit patron individuel démerdard ou celle du "petit radical filou" qui passe au travers les gouttes du salariat. Pour les amateurs de foot de "gôche" ou "radical" peut-être faudrait-il simplement liquider les pauvres pour que nous soyons tous riches ou pour se débarrasser de la misère ? C'est hélas les conclusions qu'ils nous font tirer avec ce genre d'analyses ras le gazon.

La "radicalité"(2) n'est pas une "pose", il s'agit simplement de tirer des conclusions honnêtes d'un raisonnement ici politique. Le seul avantage d'avoir des nausées dans ces moments-là, c'est de savoir qui nous allons bientôt "vomir" mais surtout, elles nous permettent de comprendre très rapidement que les épiciers de l'esthétique subversive ou branchés ne peuvent servir qu'une soupe rance faite avec les légumes pourris du Marché. Le consensus marchand et la survie du petit commerce obligent.


*

NOTES


* Comme "la boxe populaire anti-fasciste" ! Grand fantasme militaro du milieu gauchiste qui sur ce terrain s'est toujours fait dépasser. Alors que le "coeur" se trouve au niveau de l'attaque collective des rapports de production pas du corps à corps individualiste. Nous attendons avec une certaine impatience le prochain groupe de zozos qui sortira un "Rugby communiste libertaire" ou le "free fight anarchiste". mdr.


(1) On pourra lire: Les Meutes sportives : Critique de la domination Jean-Marie Brohm Editions L'Harmattan ou La tyranie sportive : Théorie critique d'un opium du peuple Editions Beauchesne ou visiter le site de la revue Quel Sport ? et les contributions de Fabien Ollier à ce sujet.

(2) Radicalité au sens de: prendre les choses à la racine. Pour être assez franc l'actualité foot-babalistique ne nous intéresse absolument pas. En revanche cette manière de traiter des questions de l'économie-politique par le biais d'une technique de vendeur d'aspirateurs et du pied dans la porte ou la technique du "versus" celle du "contre" ou du mauvais et du bon coté "de" est des plus qu'affligeante intellectuellement. Par exemple pour les aficionados de ce genre de proudhon-neries voici une liste de thèmes qu'ils peuvent traiter comme ils le souhaitent. (L'esclavage, le fascisme,  la coupe iroquoise, les jeans, la musique folk, l'énergie nucléaire, la guerre d'Espagne, François Ruffin, la samba, etc...)




 Copa para quem  


Complément.

Pour affiner le propos et pour ceux qui veulent réfléchir au-delà des facilités de lectures ou d’interprétations. Entendons ici que les figures du "radical filou" ou "des professionnels radicaux de la démerde" sont comprises dans le "spectacle"  de la "réussite sociale" ou "du travailleur fier et digne" elles s'articulent, s'entretiennent. Vouloir dénoncer l'une sans l'autre c'est comme de dénoncer le "mauvais foot" sans liquider le "bon". Ces figures s'alimentent comme de fausses oppositions, contestations, qui restent toujours dans le cadre de la saloperie marchande et permettent à cette totalité de se légitimer. Ne pas le comprendre (alors que nous sommes nous mêmes précaires et/ou sous-payés à faire des boulots de merde) c'est ne rien comprendre au totalitarisme de la marchandise et de ses messages, injonctions ou de sa mystification. Moraliser les moralisateurs, du foot, de "l'idéologie de la démerde" comme esthétique ou fausse subversion ou de la "finance à réguler", c'est aussi dénoncer les tartufes de la critique sociale et de l'économie politique, qui font toujours la moitié du chemin ! Le véritable question c'est pourquoi ? Un "pourquoi" qui tire à plus de 10.000 exemplaires et dont nous devrions sans broncher accepter le point de vue (et son "vu dans la presse"). Pour ceux qui veulent polémiquer avec nous quant aux "vertus" du salariat et du "travail comme valeur" (c'est à dire comme idéologie mortifère) et pas comme "Valeur travail" (là il faut relire Marx) veuillez vous rendre sur l'onglet nos positions pour éviter toute perte de temps. 
L'ironie de l'histoire c'est de faire passer toute critique pour du "ressentiment" ceci dans un rapport de force en notre défaveur. Le "psychologisme" en politique est une arme bien connue du déni du rapport de classe et des déterminismes. Nous pouvons ainsi élargir notre propos sur le foot jusqu'à l'idéologie de la "démerde individuelle" car cette approche méthodologique et critique que nous adressons aux postures "anti-travail" (1) n'est absolument pas souhaitée, désirée (2) par la majorité des prolétaires, mais subie ! (3) Attitude que nous renvoyons ainsi à son pendant, c'est à dire l'idéologie du travail
Nous ne défendons pas plus une position politique qui serait celle de "l'anti-anti-travail" tout aussi inconséquente, mais la disparition du monde qui permet ce types d'idéologies mainstream, comme celles de la caricature volontariste de l'écolo-gauchiste à poncho ou de l'honnête travailleur à salopette bleue. 

(1) Qui esthétise sa situation de classe, comme rapport au monde surtout quand elle intervient dans les structures journalistiques de "gauche" pour vendre des discours "radicaux" aux classes moyennes, qui sont elles dans des situations de confort. Stade suprême de la marchandise...comme toute l'industrie de la subversion d'ailleurs qui vient alimenter des représentations, mais aussi entretenir une certaine passivité dans cette consommation de succédanés de luttes, attitudes, modes.

(2) Et qui n'arrive décidément pas à "romantiser" cette situation contrairement aux "décroissants joyeux" souvent profs de facs ou aux mondains lookés précaires avec le porte-feuille de papa.

(3) Mot d'ordre toujours à remettre dans son contexte c'est à dire à historiciser, sous peine de virer au moralisme, mépris, élitisme de ceux qui ne pas peuvent assumer ce "choix" d'une période qui a été favorable à ce type d'attitude et qui reste de l'ordre de l'éthique et pas une solution politique, obligatoirement collective.




jeudi 12 juin 2014

Pour une critique de l'idéologie acataleptique

Pour une critique de l'idéologie acataleptique

"Il discourait un jour sérieusement et personne ne l’écoutait; alors il se mit à débiter des balivernes, et vit une foule de gens s’empresser autour de lui : « Je vous reconnais bien, leur dit-il, vous accourez auprès de ceux qui vous content des sornettes, et vous n’avez qu’insouciance et dédain pour les choses sérieuses." 


DIOGENE LAERCE, Vies et doctrines des philosophes de l’antiquité.
Livre VI - Chapitre II. DIOGÈNE - Livre VI (1 Antisthène - livre VI.


De nos jours l'accès à un courriel peut s'avérer être l’équivalent d”une véritable boite de pandore. Entre les réclames qui vous promettent un priapisme contrôlé et bon marché ou la perte inopportune de quinze kilos en quarante-huit heures, ont y trouve aussi très régulièrement des sujets qui éveillent autant la perplexité que l’interrogation, surtout quand ils vous convoquent sous la bannière de la provocation. Procédé si cher à la démarche publicitaire ! Ainsi il y a peu, nous trouvions, à coté d'un truc de “mère au foyer” pour avoir les dents blanches, cette invitation à la méditation acataleptique (1) : "Douter de tout… pour tenir l'essentiel".(2)

Ne nous revendiquant pas particulièrement de l'École du « marxisme des foutaises » et ne nous rendant que trop rarement sur les hauteurs de la Montagne Sainte-Geneviève.

Nous décidons alors de reprendre nos quelques vieilles leçons désignées par les anciens de propédeutique.

Nos idées bien plus claires, il nous fallait donc nous attaquer à cet ersatz d’aphorisme dont les ambitions imagées, flirtent plus avec le conte morbide pour enfants qu’avec la sagesse antique. Nous voila donc plongés dans une étrange science des intéprétations. Trop peu familiers de la tradition occultiste, nous décidons alors d’en rester au niveau littéral de son interprétation. Laissant ainsi aux adeptes des acronymes foireux, le soin de tenir conférence, sans nous il va sans dire.

Ainsi comment peut-on “douter de tout, pour tenir l'essentiel” ? Parce que si l'on doute de "tout", l'essentiel doit aussi être "mis en doute" et alors avec ce "doute" plus rien n'est sûr....même cet "essentiel". Et nous voila alors à douter de tout comme de l'essentiel. Car la conséquence intellectuelle, (gageons ici de parler d'honnêteté) ne peut que nous pousser à interroger cet “essentiel” sous peine de faire la moitié du chemin de la remise en question. L'essentiel faisant forcement partie du Tout, pourquoi doit-on y "tenir" ? N'est-ce pas plutôt lui qui nous "tient" sauf à se balader tranquillement dans le "ciel" des essences et du doute. Enfin bref, etc...

N'avons nous pas là ce que nous pourrions appeler une forme de sophisme ?

Le propre de ce genre de figure rhétorique, proche du slogan (ou de la flûte théorique) n'a pour objet que de déclencher la sidération et de provoquer l'anéantissement de l'intellect et de la réflexion. Ceci au bénéfice d’une théorisation para-doxa-lement dogmatique puisque définitive. Le doute étant érigé en méthode d'analyse systématique. (comme nous l’avons démontré : voir ci-dessus).

Douter (surtout de tout) ne peut pas être une approche du réel et de sa complexité. Il faut lui préférer la construction d’une méthodologie pour éviter les régressions scolastiques. Mais surtout une pratique nourrie d'une théorie critique d'investigation du monde qui doit déboucher sur l’élaboration d'outils tranchants qui seront certainement émoussés et qu'il faudra perpétuellement aiguiser. Ceux-ci serviront à cette compréhension nécessaire d’une totalité en mouvement, dont il ne faut pas “douter” mais qu’il faut comprendre, expliquer, pour enfin se ré-approprier et donc dépasser l’Objet (ou son Sujet) qui permettra de transformer le réel existant. Car le doute systématique ne mène qu'à la contemplation et à l'inaction, au psittacisme (3). C'est un affect à peine pré-cartésien (4) du rapport au monde que nous pouvons volontiers qualifier de mystique, quand il s’applique au champ politique.

La lutte de classe ne se nourrie pas de « doutes » mais de combats et d'une praxis-processus. Cette lutte est le produit des rapports sociaux de production subit quotidiennement et du dressage total marchand. Son école c'est la rage et la souffrance, l'humiliation constante de notre Etre objectivé à chaque instant. C’est l’'impossibilité de joindre les deux bouts. Se sentir aussi merdique que ce que l'on “produit”. La haine de classe ne laisse pas de place aux doutes. Seulement à une tension rebelle vers le dépassement,  car nous n’en pouvons plus d’attendre. Le combat de classe impose plus qu’il ne remet en cause ou ne se tortille autour du doute, ce luxe. Voila pourquoi nous ne doutons de rien...n’en déplaise aux douteurs et aux douteux.


(1) Doctrine philosophique qui fait profession de douter de tout.

(2) Il faudra que l'on nous entretienne plus longuement sur ce Tout et sur cet essentiel…

(3) Pour s’en convaincre il est bon de se rapprocher de l’école antique de philosophique sceptique et plus précisément de Pyrrhon d'Élis "qui renvoyait à ses disciples ou à son entourage des perceptions paradoxales des situations les plus simples c’est à dire l’indifférence devant les trous ou autres dangers entravant son chemin, ou encore devant la noyade d’un de ses amis incapable d’embrasser l’ataraxie du sage au milieu d’un bourbier marécageux."

(4) Descartes écrivait déjà en son temps « Au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux, et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. » critique toujours féroce et valable de qui vous voudrez ceci pour le sujet qui nous intéresse. Pour une critique du scientisme (l’idéologie de la science) possible avec ce type de perspective, ou du reste, précisons ici que ce n’est pas l’objet du texte.