Diffusion: LA LUTTE DES CLASSES PENDANT LA LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (1ere partie 1789)

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vendredi 19 juin 2015

La lutte Autonome (2)

La lutte Autonome
Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ? (1985)


La force de travail est la seule marchandise dont la valeur s'établit à travers la lutte sociale.

Alors que l'ouvrièr(e) / le prolétaire cherche à incorporer le maximum de temps de travail dans une marchandise, qu'il vend au capitaliste afin d'en augmenter sa valeur, le capitaliste recherche quant à lui à réduire ce temps au minimum.

Cette lutte a un caractère très particulier dans le capitalisme. Tout d'abord parce que c'est un facteur déterminant du système, ensuite parce que c'est le processus économique lui-même qui détermine la fixation de la valeur de la force de travail, qui trouve dans le salaire son expression juridique.

Ensuite parce que la lutte n'a pas les possibilités de se développer sur un modèle capitaliste d'encadrement du monde ouvrier, que le système d'exploitation impose. La discipline d'usine/entreprise implique la complète obéissance et soumission au système technologique de production. C'est la seule forme d'organisation que le capitalisme puisse admettre.

Néanmoins, la lutte ne peut pas cesser d'exister parce qu'elle est exigée par le système économique lui-même. C'est à partir de ce moment qu'en résulte le salaire productif, et cette lutte aboutit à une augmentation de la productivité et à l’intensification du travail.

De plus, sans lutte du prolétariat pour la diminution du niveau d'exploitation, le prolétariat court le risque en ne résistant pas, de la misère, de disparaître physiquement.

Dans ce système économique où le prolétariat cherche à augmenter la valeur de sa force de travail et le capitaliste à la diminuer se développe un champ institutionnel qui garantit la reproduction de cette contradiction : le syndicat.

Le syndicat est le type d’organisation qui permet aux luttes et à ses objectifs d'être intégrés au capitalisme. 

Si on y prête attention, à chaque fois que se développe une lutte prolétaire réelle, celle-ci déborde le champ syndical en créant ses propres formes d'organisation hors du syndicat. Par exemple les comités de grève, les commissions d'usine etc...

Quand on constate des augmentations de salaires où ces nouvelles formes d'organisations ne sont pas apparues, c'est qu'il n'y a pas eu de lutte prolétaire. Le syndicat comprend pleinement son rôle dans le capitalisme, de structure spécialisée qui planifie les augmentations de salaires dont le capitalisme a besoin pour l’expansion du marché de la consommation.

Quand, en revanche, se développent des luttes prolétariennes qui débordent à l'intérieur de chaque unité production, les limites du syndicat, les dirigeants syndicaux se chargent de négocier des compromis acceptables pour les patrons. C'est ce type de structure qui intègre les luttes prolétariennes dans la dynamique du capitalisme.

Ce que je veux dire, c'est qu'aucune lutte ne peut se développer dans les limites strictes de l'appareil syndical, comme sous le programme rigide de la discipline d'entreprise/usine.

Mais alors subsiste une question: Si la classe ouvrière lutte directement pour la diminution de l'exploitation, sans non plus agir dans les structures existantes au sein du capitalisme, où doit-elle agir ?

Je dirais qu'elle agit fondamentalement dans les formes qu’elle crée au cours de la lutte ; au sein des structures autonomes.

C'est une contradiction très importante du capitalisme. C'est la dynamique propre du développement du capitalisme qui détermine l'apparition de relations sociales qui lui sont antagonistes.

Des relations sociales égalitaires et non spécialisées qui détruisent le système de représentation caractéristique du capitalisme.

Dans la résistance à l'exploitation du capital tous les ouvriers sont égaux. Le mouvement social des exploités tend aujourd'hui à projeter cette égalité au-delà de la destruction du système qui l'a généré. Ce sont les nouvelles relations sociales créées au cours de la lutte qui tendent dans son expansion à réaliser de nouvelles formes économiques, donc un nouveau mode de production.

De cela nous pouvons donc dire que s'articulent deux réalités contradictoires dans les sociétés contemporaines : un mode de production capitaliste et un communiste en développement tendanciel et permanent fondé sur des relations égalitaires et collectives que le prolétariat crée au cours de la lutte.

Tout ceci est assez abstrait. Nous allons analyser d'une manière plus concrète comment ces luttes se développent et pourquoi elles ont été vaincues.





La lutte Autonome
Autonomie et socialisme

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Vosstanie propose une traduction "maison" et adaptée d'un ouvrage de Lúcia Barreto Bruno édité en 1985 au Brésil. Elle sera le support d'une émission de la Web Radio Vosstanie et d'un débat sur la question posée. Il va de soi que nous ne sommes pas en accord avec certains propos, approches du livre (ambiguës sur la question de la "gestion" et "d'auto-gestion" ou de qui a à "gérer") qui a donc 30 ans. Ils posent néanmoins en creux de nombreuses questions, critiques (à faire), de manière très stimulante, dans un débat complexe. Il s'agit donc d'un écrit qui nous permettra de dégager pas mal de perspectives.

O que é Autonomia Operária - Lúcia Bruno. Editora Brasiliense - 1986 . 91p.


A suivre une émission de la Web Radio Vosstanie pour un :
Débat critique / réflexions sur le texte.
et la publication de la brochure.