Diffusion: LA LUTTE DES CLASSES PENDANT LA LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (1ere partie 1789)

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mercredi 20 février 2013

Point de vue image de classe (3)

L'arc de cercle de la salle d'attente, accueil les quatre fauteuils en osier sombre, que des petits coussins en cuir recouvrent, ceci pour que le séant soit mis en condition d'une attente aussi confortable que longue. Les clients arrivent pour 14h. Il manque des chaises. Je sillonne les deux bureaux adjacents, histoire d'organiser une corde de cercle.

Les banalités s'étalent sans retenues, quand enfin elles se font rares, jusqu'au silence, ceci pour mon soulagement.

La grosse patronne arrive pour saluer ses clients et les invite à rejoindre un bureau étroit ou j'avais précédemment ponctionné quelques chaises tubulaires. J'entends beugler ou caqueter.

Cela semble être mon prénom. Puis un "Tu peux nous apporter des chaises". La bosse occupe un siège, je m'interroge alors naïvement sur le type de contorsion qu'elle devra effectuer pour s'extraire de celui-ci.

- Pourquoi ya pas de chaises ici ?
- Parce que je les ai mises dans la salle d'attente. (neutre)
- Tu peux aller me les chercher (sur un ton agacée)
- Mais je ne peux pas des clients sont déjà assis dessus.

Je dois faire remarquer ici que ce petit "jeu" durait déjà depuis quelques mois. C'est alors que le rendez-vous prend fin. Arrive alors une autre fournée de clients, je me précipite nonchalamment dans le bureau qui se vide, pour alimenter de nouveau la salle d'attente.

Un type en retard fait état de son gps défaillant. Il souligne alors que son moteur de recherche favori se plante également. La bigue bosse me demande alors de contacter Google pour leur faire part du problème. Interrogatif je pousse alors le vice jusqu'à lui demander si elle à le numéro de téléphone de Google ?

Pour paraphraser le philosophe je suis bien forcé de constater que le "réel" du monde marchand est tout aussi dingue que ses acteurs sont  "rationnels".

L'absurdité (ici presque digne d'une pièce de Ionesco) que nous côtoyons quotidiennement est consubstantielle au monde de la marchandise. Elle est sa réalité.

Pourquoi ?

Parce que la sidération et l'usure générées par de tels comportements tendent à faire abdiquer tout sens critique, ils affirment péremptoirement par le chaos psychique, un "ordre naturel". Celui de la force et de la légitimité des acteurs du capital. Autorité donnée par la place qu'ils occupent dans les rapports sociaux de production.

Jusqu'à quand le subalterne répondra t-il ceci jusqu'à l'aberration, à la psycho-pathologique du capitaliste ?